SOCIETE' ROYALE. 6rà’Ofiris ? Si cela est ainsi, pourquoy est-ce qu’cn-semble auec leurs Arcs ils nc reçeurent pGr les in-finies idolâtries que leurs maîtres auoyent era-braflces ? puis qu’il est hors de douce que lesEgyptiens communiquoyent les cérémonies dcleur Religion aux étrangers auec autant dc solen-nité pour le moins que les mystères de leurs hiéro-glyphiques ou de leur Philosophie. Que donc Py-thagore, Platon & Artsote auec le reste de leurshommes sages nous foyeçit en exemple , & nousauons ce que nous demandons. Lors qu’ils vo-yagèrent en Orient , ils recueillirent ce qui leurêtoit propre & fortableaugeniede leur Patrie ,Scrcietterent le superflu. Ils apportèrent chez euxquelques vns de leurs plus vtiles secrets : mais ilsne laiiserent pas de trouuer ridicule qu’ils adoras-sent vn chien ou vn oignon, vn chat ou vn Cro-codile : Et pourquoy n’aurons-nous pas la mcs-mc liberté de distinguer & choisir ce que nousdeuons suiure. Vcu que particulièrement en ce-cy ils auoyent vn chemin plus a fleuré d’être in-struits de leurs maîtres , que nous n’auons d’êtreenseignés par eux: Ils êcoyent preseus fur les lieux:ils apprirent de la bouche des personnages mes-mes , Sc ainsi pouuoyent vray semblablement ap-préhender droitement tous leurs préceptes, aulieu qu’il nous faut prendre leurs doctrines tantde centaines d’années âpres leur mort, Sc de leursliures feulement, ou elles font pour laps,spart siobscurément exprimées, qu a peine sont-elles suf-fisamment entendues par les Grammairiens ScLin-gmstes , & beaucoup moins par les Philosophes.
En peu de mots donques, que telles gens s’as-