SOCIETE' ROYALE. 7 9
puis modestement faire cette comparaison , qts’iln’y a aucune Profession } entre les diucrses deuo-mirtations des Chrestiens, qui puisse estrc expo-sée à la recherche & fi I’cxamen de fes aducríai-rcs auec tant de feureté que la nôtre : Elle est pardessus toutes les autres si égale à la raison gc ne ra-ie du genre humain, elle donne des asseurances sihonorables tant à la liberté des esprits des hom-mes , qu à la paix du Gouuernemetit : que si lesconceptions de certaines personnes âioyent ré-duites en pratique que tous les hommes sages dé-lit oyent auoir deux Religions J’vne publique-, pourfe conformer au peuple , & i’autre particulièrepour être referuée dans leur sein propre : ie m’asi-íeure, que les personnes les mieux auisés , quelleque fuâ la première » choisiroyent la nôtre pourla deuxieme , s’ils la cognoiisoyent bien. Puisdonc que nôtre Eglise en toute apparence peutheaucoup gagner par vne fréquenté contestationpar des assemblées auec les autres sectes : elle nepeutpointreceuoir de danger par celle-cy , quine va pas plus auant auec elle qu’il ne faut poursl en pouuoirreilentir aucun préjudice.
Ils admettent des Ter sonnes de tcut T ay s.
En naturalisant des gens de tout Pays ils ontpote les fondemens de plusieurs grands aduanta-ges pour Pauíiiir. Car par ce moyen ils feront Ca-pables d établir vne confiante Intelligence par tou-tes les Nations ensiles , & de faire que la SociétéRoyale soit la Banque gcneralc, & le p ort f ranCdu Monde: ce qui est vne politique , laquelle iehe scay pas il elle peut subsister auec ie trafic d'An*