SOCIETE' ROYALE. 85& ainsi il leur en prend, comme à des Gardesmal adultes, lesquels tandis qu’ils s’cmprelfcicntde recueillir quelque peu de menue monnoye queJe Prisonnier lailíà tomber de sa pochette? le lais-sèrent échapper, duquel ils auroyent páacquérirvue grande rançon» ll est: aisé de déclamer à ren-contre de cecy > mais il est tres difficile de l’em-pêcher. S’il y a aucune précaution vtile à cela»elle doit estre cn commettant cét ouurage au foinde semblables personnes , lesquels par la libertcde leur éducation, labondance de leurs biens, Scla générosité ordinaire d’vn sang noble, on doitcroire qu’ils auront toute l’auersion imaginablepour des considérations si baises.
La seconde faute à quoy on tâche d’apporterdu remede » est que les Sieges de la Science ontpour la plus grand part esté cy dctiant non pas des■Laboratoires comme il faudroit qu’ils fulsenttmaisfeulement des Ecoles : là où quelques vus ont en-seigné , & tout le reste a souscrit. Les conséquen-ces de cela font fort dangereuses. Car premiere-ment, tout autant qu’il y a de Disciples , autantpeut on conter de mains & de cerueaux inutiles:puis que c’est au propre des Maîtres (eulemér d’ex-aminec Sc d’obserucr : &c des disciples de lé sou-mettre en silence à ce qu’ils concluent. Maisen outre l'inégalité mesme des titres à'InftruEleursSc dEcoliers opprime & abbat beaucoup les Es-prits humains ? ce que quoy qu’il soit propre pourla discipline & pour l’Education, ne sçauroit sub-sister auec vue libre consultation Philosophique:II est indubitablement vray qu'à peine l’espric dec l LIi lue ce soit est si Capable de méditer fortement'
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