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L' histoire de la Societé Royale de Londres, establie pour l'enrichissement de la science naturelle / escrite en anglois par Thomas Sprat
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SOCIETE' ROYALE. 85& ainsi il leur en prend, comme à des Gardesmal adultes, lesquels tandis quils scmprelfcicntde recueillir quelque peu de menue monnoye queJe Prisonnier lailíà tomber de sa pochette? le lais-sèrent échapper, duquel ils auroyent páacquérirvue grande rançon» ll est: aisé de déclamer à ren-contre de cecy > mais il est tres difficile de lem-pêcher. Sil y a aucune précaution vtile à cela»elle doit estre cn commettant cét ouurage au foinde semblables personnes , lesquels par la libertcde leur éducation, labondance de leurs biens, Scla générosité ordinaire dvn sang noble, on doitcroire quils auront toute lauersion imaginablepour des considérations si baises.

La seconde faute à quoy on tâche dapporterdu remede » est que les Sieges de la Science ontpour la plus grand part esté cy dctiant non pas desLaboratoires comme il faudroit quils fulsenttmaisfeulement des Ecoles : quelques vus ont en-seigné , & tout le reste a souscrit. Les conséquen-ces de cela font fort dangereuses. Car premiere-ment, tout autant quil y a de Disciples , autantpeut on conter de mains & de cerueaux inutiles:puis que cest au propre des Maîtres (eulemér dex-aminec Sc dobserucr : &c des disciples de sou-mettre en silence à ce quils concluent. Maisen outre l'inégalité mesme des titres à'InftruEleursSc dEcoliers opprime & abbat beaucoup les Es-prits humains ? ce que quoy quil soit propre pourla discipline & pour lEducation, ne sçauroit sub-sister auec vue libre consultation Philosophique:II est indubitablement vray qu'à peine lespric dec l LIi lue ce soit est si Capable de méditer fortement'

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