SOCIETE' ROYALE. ïij« nfemble quelques qualités extraordinaires dePierres, ou de Minéraux , quelques raretés del Âge , de la nourriture, de la couleur & des figuresdes befles : ou quelques vertus des fontaines >ou destLluicres > ils croyoycnt auoir accompli la princi-pale partie des Htfloriens Naturels. Mais cettevoyc est fuiette à beaucoup de corruption. Ce n’eítpas suture comme il faut la Nature ; car elle tientConítammenc le grand chemin, Sc n’est point siexcrauagante ni It artificieuse en les intentions»que l ? admiration»qui procedede nôtre ignorance,la fait. C’est auííi vne voye qui elì la plus fuietteà être decciie de toutes ; car elle rend les gens en-clins àdeiguiíer la vérité pour eu tirer vne obser-vation ípecieuíe, Elle arreste le progrès íeuere dela Recherche', cn infectant l’cíprir Sc luy donnantde l’avetsion pont la vraye Philosophie Naturelle!Elle est comme les Romans auprès de la véritableHistoire y lesquels par vne multiplication de va-riétés d’euenemens extraordinaires , & par descirconstances íurprenantes la font paroître mous-se 5 & insipide. Et pour n’eu dire pas dauantage,lc plaisir meífne qu’ils excitent , n’est en rien si lo-lidc ; mais tout ainsi que la satisfaction de imagi-nation > il nous touche vnpeu au commcncemenr»mais il nous laílè , & nous íàoule bien tost : aulieuqu’vnc iuste histoire de la Nature , comme leplaisir de la Raison, ne fera pas peut être si viuc & siviolente, mais d’vne plus longue durée au conten-tement qu elle nous donne,
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