SOCIETE?' ROYALE. n;Pâtce qu’ils rcconnoiilcnt qu’il y a plufieurs mé-thodes en la Nature,pour produite la meíme cho-> & qui font toutes également bonnes : au lieu<bíc ceux qui debatent pour la vérité en discou-rant , supposent communément qu’il n’y aqu’vnseul moyen de la trouucr. Lesdissercnts qui pour-voyeur arducr pat hazardsseroyenc aulîi test com-potes , parce qu’ils ne penne n t estre fondés fur desluiets de spéculation & d’opinion, mais tant feu-lement fur les sens ; qui n’ont iamais accoutuméde fournir de si puissantes occasipns de trouble <Sede débat que les autres. Brésils ont cuite les scru-pules qui ont accoutumé de proccder de l’autori-té, del’inegalité des personnes - des insinuations,ou des amitiés : mais fur tout » ils sc font gardésd eux-mefmes, de peur que la force de leurs pro-pres pensées ne les portât dans l’erreur : de peutque le bon- heur qu’ils ont en vne découuertc, ncles limitast incontinent à vne feule voye d’essay:de peur que leurs fautes ne les décourageassent, SCleur fuccez ne leur abbatist leurdiligence. lis ontfait que toutes ces excellentes quahtez. Phiio/opht-ques par vnlong víage font deuenues le Genie pe-culier de cette Société , ik qu’elles doiucnt descen-dre iusques à leurs'Succelîëurs , non pas commôdes Lotx c tr confiant telle s , qui peuuenc estre négli-gées ou changées par le temps ; mais comme lapropre vie de leur constitution ; pour demeurerdans leurs encendemens, comme font les Loix dc-la Nature aux cœurs des hommes ; q [( i s on t si présde nous, qu’àpeinepeut-on distinguer si on nousles a enseignées par degrés , ou si elles font enra-cinées dans le fondement meíme de nostre Estre.
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