144 HISTOIRE DE LA
les faisons de Tannée : quelquefois scion que quel-que Artiste Etranger ou Anglois, estant prêtent, Iluy a suggéré : quelquefois íelon quelque cuene- ,ment exuaotdii .aire de la Nation, ou quelque au-tre accident q. u’ s est preíentc en son chemin. Par tlaquelle méthode extravagante & legerc n’y ayant igueres sonnent aucun rapport d’vnc matière à 'loutre, eiJe a empes hé que les mains des autres,
& mesmesque les tiennes ne corrompissent,ou ne1 ess-i ralíetU Touuragecelie a fait que de construiredes %-igtes & des Propositions,est. esté vn tâche plusdilhciïe qu il n’eust < sté > íì ces Registres eullènteste plus méthodiques. Il ne faut pas pourtant croi-re que'd’auoir i.tgh’gc la conséquence , & Tordre, jproeede seulement de sa négligence ; mais bien d'v- 1ne préméditation meure & bien fondée. Car ilest t tes certain, que de s’essorcer trop subitementà réduire les Sciences des leurs commencemens enM ethode, en figure , & en ornement, cela a beau-coup retardé leur augmentation. Et il adulent àTinuention des arts , comme aux enfans dans leurbas âge : aux corps desquels, les mesmes applica-tions qui seruent à leur rendre la taille droite, dé-liée & de bonne grâce ; se rencontrent sonnentrres-preiudiciables à leur bonne disposition à leurforce & à leur accroissement.
Par cette belle, égale & sousmise maniéré dene rien enregistrer que des Histoires & des Rela-tions ; elle a laissé lieu aux autres qui succéderontde changer , d'augmenter , d’approuuer & de luy con-tredire íélon qssils tiouucrontàpropos:ellea patlà donné à \a. postérité vn plus grand pouuoir deiuger d’elle, quelle n’a pris fur ceux qui 1 ont pre-
cedce-