SOCIETE' ROYALE. r 47■Arts ont esté construits>n’auroyent point rcceu JeJommage;si au lien de susciter tan r d'optnios jpecu-latines ,on eust seulement visé de poser vn fondemecsolide, pour faire qu’vn amas d'expériences , peustaugmenter continuellement en tous les fiecles.
l’aiouteray aussi ; que si du commencement oneust pris vn tel chemin, on atiroit appliqué de plusprés la Philosophie ax\x choses matérielles] tk ainsiprobablement elle n’eust pas subi tant d’Eclip/isqu elle a toujours fait depuis. Si nous contonsdepuis son établissement eu {Orient] nonstrouue-rons que durant vn si long espace de temps, ìl n’ya pas eu plus de quatre ou cinq cents ans, à dînersinterualles, qu’on en ait fait quelque estime dansle monde. Et si nous regardons en arriéré fur tousles changements & subuetfions des Etats, qui fontarriuésaux Nations Ciuiles il y arrois mille ans:nous verrons toujours , que les Sciences des Cer-tteanx humains ont esté lurettes à receuoír beau-coup plus d’iniure par de semblables vicissitudes,que no« pas les Arts de leurs mains. Quelle cau-se peut on aflìgner à cecy ? Pourquoy est-ce quela Science a esté la premiere chose qui ait esté con-stamment emportée , en toutes les destructionsdes Empires, & les inondations cstvangeres ?Pourquoy est - ce quelle n’a pas peu résister àla Tempeste , aussi bien que lapluípàrc des ma-nufactures: lesquelles qu o y qu’cìles ayent com-mencé auífi tost , ou deuanr elle n’ont pas laiíïefoutesfois de demeurer à trauers de tons ces clian-S e pients immuables, si ce n’est pour le mieux ì Lasaison de cccy est cuidante. Qui est que la Philo-J°pkic a été filée d’yn fil si deilié , qu elle n’a pat
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