*48 HISTOIRE DE LA«& à la fin nous gagnaí’mcs \csommet , on nous ne« rrouuasmcs point de fumée s emblable à celle q ul« paroissoit vn peu plus bas,mais bien vne expi sa "« fion continuelle d’vne vapeur chaude & sous'«fréequi nous faisoicgrandmal au visage.
Durant ce passage nous ne trouuâmes point de«changement considérable de T Air j & fort peu« de vent ; mais quand nous fumes au sommet,
« y estait si impétueux, que nous eûmes bien de« la peine de nous tenir debout, tandis que nous" bûmes à la lante d u Roy , & que nous tirâmes« chacun vn coup de fusil. Nous y déieunâmes«auísi, mais nous trouuâmes que l’eau de vie que« nous y auions porté , auoic tout à fait perdu la«force , Sc qu’cile ctoit deuenue insipide j mais«que le vin en écoic deuenu plus fort & plusgail-«lardqu’il n’étoitauparauant.
Le sommet sur lequel nous nous tenions de-« bout, n’écant pas plus large de trois pieds, c’est« le bord d’vn Précipice appçllé la Caldera , le-»« quel nous figeâmes d ecre large enuiron d’vn« traie de moutquet, & de prés de quatre vingt« verges de profond, d’vne figure comme vn Co~“ne > étant creux au dedans comme vne Chau-“diere, & par tout couuert depetires pierres dé-« cachées & méfiées auec du labié, d’où sortent« diuers soupiraux de fumée & de chaleur,lesquels<c quand on les remue auec quoy que ce soir, s’cn-« fient & font vn bruit, Sc qui sont de si matiuaií* e“ odeur, que nous fûmes prelques étouffés del c-«manarion soudaine des vapeurs ayant remue« vne de ces pierres, qui sont tellement chaudes»
“ qu 011 ne les íauroit manier- Nous ne descen-dîmes