254 HISTOIRE DE L A“ Occidentales luy auoic dit, qu’il êtoic d’opiniofl“qu’il y auoic là d’aussi bonnes mines d Oc SC“ d’Argent que les meilleures des Indes. U y a aussi“auprès de là des eaux Nitreuses& des Pierres“quifont couuertes d’vne rouilled’vne couleiíc“ profonde de safftan, qui ont le goust du fer. En“ outre il fait mention d’vn de ses Amis, qui de« deux masses de terre ou de mine, qu’il auoic ap-“ porté du haut de ce côté là de la montagne, en“ sit deux cueïllcres d’Argenr. Il censirme tout“ cela par vn exemple depuis peu arriué en Piste“d c Palma qui est à dixhuit lieues de Tetiariffe,“ là où vn Voleanio prit feu il y aenuicon douze“ans, dont la violence causa vn si grand trem-“ blement de terre en cette Isle, que luy & des au-“ rressortirent dc leurs maisons, craignant qu’el--'les ne leur tombassent dessus. Ils ouïrent le bruit“ des corrects du soussre enflammé , comme d’vn“ tonnerre, & virent le feu aussi apparemment d«“ nuit, enuiron six semaines durant , comme si“c’eust été vne chandelle dans vne chambre : &C“ il tomba fur son chappeau autant de sable & de“ceqdre quiauoit cté poussée par le vent & h S“nuages, qu’il en remplie vn sablier pour sot 1“Ecritoire.
En quelque endroit de cette Isle il croît vn ar-" brisscau tortu qu’íls appellent Legnan , qu’oi 1“ porte en Angleterre pour vn bois dc senteur : ^“ y a semblablement des Abricots, des Pcsche 5“qui portent deux fois l’anncc, des Poiriers“ mêmes : des Amendes à coquilles tendres :"Plantains, des Palmiers, des Oranges » st eS ,
Citrons, particalier«ment les Pregnadas » st 1 ’ 1