SOCIETE' ROYALE. yoi^£un aurrc Royaume qui soir en ÏEurope qui eíl: a commodité &C le bien d erre dispersés dans* es Prouirìccs. Ec en vérité la maniéré de vie° r dinaire des Gentils hommes Anglois est si bienPlacée encre le bruit incómoded’vne magniftcen-Ce pompeuse & la baíîèíïc d’vne sordidiré auare;
la vraye félicité de viure selon les reigles 3ces plaisirs de la Nature incorrompue, est plus enle Ur pouuoir que d’aucnns autres. Dans cette fa-S°n de vie là , il n’y a rien qui se présenté à euv»3 u ’ils ne puissent réduire à vn vfage Philosophique.*- c Urs maisons de la Campagne étant éloignées dusotnulte des villes leur donnent la meilleure occa-,Q H & liberté pour les obferuatiens. Leur hojptta-lte ' , & leur familière façon de conuerser auecde leur voisinage , leur fourniront toujoursj ‘‘«z d’intelligence, Leloysir que leur rctraitteì donne est si grand , qu’il faut ou qu’ils em-Psoyent leurs pensées à des Eiîais semblables, oulea à des diuertijfemens de plus de despenfeç 0 itis innocents. S’ils veulent considérer lesJ* Hx & les mouuemens des Etoiles, ils ont vn he~c ¥ Puer e plus tranquille,& vn Air plus clair pourles"" C ^ et ‘ $’iîs veulent obseruer les générations,t locations, les maladies & les cures des Crea~Auantes : leurs Escurics, leurs Etables,leursíq Cíl ^ s ’ leurs Parcs, leurs Estangs leur donne-Vçjf Vlle matière éternelle de recherche. S’ilsd^nt ^^^siâire leurs esprits en faisant profitertn e p ^ ' en embellissant, en menrissant & cnVacant des plantes : Leurs Pasturages, leurspini 6«« > leurs Boccagcs, leurs Iardins, leurs Pc-Crcs ^ eur fourniront de contemplations perpe-
IÌ L