SOCIETE' ROYALE. 507guiscc par les faustès idoles de la 'Bonté ; ny en-flée par les formes vuides de la Grandeur , corn-ue depuis elle a esté en certaines Prouinces deIPurope , lesquelles font arriuées à vne telle corru-ption de mœurs, qud'peUt estrequelques M or ali-ses feutres croiront qu’il m’ctoit plus neceisairefle persuader aux hommes de ce íìecle , de conti-nuer d’être des hommes, que de deuenír des Phi-losophes.
Mais dans cette histoire ie m’abstiendtay detoutes autres plaintes , lesquelles rarement fontprises en bonne part par l’humeur de ce temps,tnêmes en nos œuures religieuses Sc morales , enqvoy elles font fort nécessaires. Partant je re-tourne à ccquej’ay entrepris, qui est la bien-séance de ce dessein à routes les conditionsà tous les degrez de nôtre Noblejse. S’ilstc quicrent des Etudes qui soyent proportion-nez à la grandeur de leurs Titres : ils ont icyà considérer des choses, d’où eux- mémes ti-te nt les distinctions de leur Nobles o. Lés Mi-^taux, les Plantes, les Pierres > les Plancttes, lesAnimaux qu'ils portent en leurs Armes , font lesPrincipaux Jnjtrumens du Blason , dont cesmai-lons four exhaussées par dessus le vulgaire.
Et ce leur est vne honte de sc vanter de porterp Cs Créatures qu’ils n’entcndent pas s’íls ont dej e ftime pour f Antiquité de leurs familles, Sc la° n gOe suitte de leurs généalogies : Que peut-il^°ir de plus digne de leur considération, que les1Ue rslignages de la Nature': lesquels ont plus dePreuue de leur ancienne descente qu’aucun d’euxe iauroyent montrer. Car ils ont tous continué