TERRAIN JURASSIQUE. 251
ou moins solides. Ces cherts et ces grès sont entremêlés de sable, ce qui leurdonne l’apparence d’une agglomération de débris, plutôt que de couches ré-gulières. La position de cette assise siliceuse, au-dessous des couches régu-lières d’argile, ne laisse aucun doute sur la stratification de ce dépôt, quenous avons vu affecter des caractères semblables dans la vallée de l’Indre.
Une circonstance qui augmente encore la disposition fragmentaire de cettepartie siliceuse du terrain jurassique, c’est la présence d’un nombre con-sidérable de fossiles, dans lesquels la silice s’est concentrée; ils forment alorsdes espèces de rognons distincts, qui sont empâtés au milieu de la masse ets’en séparent facilement.
Parmi ces fossiles, les polypiers dominent de beaucoup; ils appartiennent Abondance
1 . 1 t , 11 de polypiers
aux genres ceriopora, scyphia, sarcinula et asirees. Des baguettes de cidaritcs danssont disséminées avec une grande abondance dans les parties sablonneuses lameul ^ re,de celte assise. Les grès calcaires sont également riches en fossiles; les en-crines surtout y sont nombreuses ; presque toujours elles n’ont laissé queleur empreinte, de sorte que c’est par la forme seule des cavités, qui existentdans la roche qu’on peut peut juger de leur présence. Ces empreintes sont,en général, trop déformées pour qu’on puisse déterminer les espècesauxquelles appartiennent ces encrines. On en reconnaît trois différentes :la première offre une coupe ovale, au milieu de laquelle on voit souventun petit cylindre solide, tenant la place du canal placé au centre ; la coupedes deux autres est pentagonale; mais tantôt les encrines affectent la formed’une étoile avec cinq pointes distinctes, tantôt, au contraire, le vide est unprisme à cinq côtés plans.
Nous avons recueilli dans le même grès, et également à l’état siliceux,le pectcn textorius, le p. demissus, la trigonia striata, les tcrebratula perovalis,hplicata, bidons et obovata.
4 ° L’assise que nous venons de décrire, remarquable par la grande abon-dance de polypiers, est recouverte par une série de couches argileuses de8 à io mètres de puissance, entremêlées de couches siliceuses sous formede travertin; ces dernières roches sont légères, d’une apparence terreuse,luoique cependant solides. Fort différentes par leur aspect des meulières,e Hes sont comparables à une écume siliceuse; les vides n’ont aucune régu-tarité ; une dissolution saline, en se répandant au milieu de sable qu elleerr >pâterait, donnerait, après l’enlèvement du sable, un squelette assez sem-
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