TERRAIN JURASSIQUE.
253
est pénétré de beaucoup de cavités, remplies de matières argileuses, etoffre alors de l’analogie avec les calcaires dolomitiques inférieurs du lias,que nous signalerons à la fin de ce chapitre, sur le revers sud des mon-tagnes primitives qui occupent le centre de la France . Cette analogie decaractères extérieurs ne saurait, du reste, indiquer aucun rapprochementd’âge avec ces derniers calcaires, qui font incontestablement partie du sys-tème inférieur de l’oolithe.
Les calcaires compactes sont très-pauvres en fossiles; nous n’y avons vuque quelques térébratules lisses, analogues à la perovalis.Ve rs le milieu decelte assise, il existe une couche remarquable par sa texture et la régula-rité avec laquelle on la retrouve, dans toutes les carrières exploitées entreSagonne et Blet. Elle possède une structure bacillaire qui lui communiqueune certaine apparence d’être formée par l’agglomération de coraux fi-breux. L’examen le plus scrupuleux n’y décèle aucune trace d’organisation ;d est probable dès lors que cet accident, singulier par sa constance et parsa régularité, est le résultat combiné de la compression et du retrait. Cettecouche, dont l’épaisseur est au plus de trois pouces, se retrouve sur plu-sieurs autres points du département du Cher , notamment entre Château-oeuf et Lignières.
Le second étage commence à une petite distance de Bruère, à l’endroit Étageoiêmc ou la vallée du Cher s’élargit presque subitement. Sa base est forméePar les mêmes calcaires tendres et marneux que nous avons signalés dansle s vallées de la Creuse et du Cher. La facilité avec laquelle ces calcairess cfileurissent à l’air, s’y dissolvent, pour ainsi dire, les rend d’un usageprécieux pour l’agriculture; aussi l’approche de l’étage moyen de l’oolitheCsl ~il marqué, dans la vallée du Cher, par de nombreuses exploitations deoiarnes et de casline ; ces calcaires contiennent avec quelque abondance le^emnites hastalus, caractéristique de l’argile d’Oxford. Ils renferment en°otre une grande quantité de petites ammonites comprimées, de l’ordre desPj^nulati, ordinairement fort adhérentes à la roche, et qu’on ne saurait en
ac lcr d’une manière assez nette pour les déterminer. L’argile propre-neiU dite manque généralement à la séparation des deux étages, ainsiT le n ous 1 avons indiqué pour les vallées de la Creuse et de l’Indre . Cepen-
n L au lieu dit la Chaussée, près Blet, il en existe une couche de i m ,5o à
’ 0 ue puissance, qui est exploitée pour la fabrication des briques. Elle