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CHAPITRE IX.
Calcairecorrespondantà la grandeoolithe.
d’argile, de 4 à 5 centimètres au plus, le sépare en deux parties distinctes :l’inférieure est principalement spathique; la supérieure, un peu terreuse,quoique plus solide que le calcaire de Caen , a cependant de l’analogie avecla pierre exploitée dans les carrières d’Allemagne , situées sur les bords del’Orne .
La différence de nature de ces deux calcaires, jointe à la régularité dela couche argileuse, indiquée par la lettre a sur le dessin précédent, nousfont penser que cette argile peut représenter une des divisions du systèmeoolithîque inférieur, peut-être celle désignée, par les géologues anglais ,sous le nom d’argile de Bradfort, qui sépare la grande oolithe des couchesinférieures de cet étage.
Vers le sommet de la carrière, on observe une couche d’argile et de cal-caire marneux qui se délite avec facilité. Dans les carrières de Nevcrs iln’existe pas de fossiles assez caractéristiques pour déterminer l’âge de cetteargile; mais à quelques lieues au N. de la ville ils sont nombreux. Nousavons recueilli, sur la route de Premery, dans cette même couche, la gryp^ eedilatée, exclusive à l’argile d’Oxford : les couches supérieures des carrières deNevers appartiennent donc déjà au second étage de l’oolithe.
Au nord de Nevers , le second étage est fort épais ; il se compose de deuxparties distinctes : la hase, qui est argileuse, présente une alternance decouches d’argile et de calcaire marneux très-facilement décomposahle; l argile, d’un gris bleuâtre, à la fois calcaire et sableuse, forme une ceinture au-tour de Nevcrs; il faut la distinguer avec soin de l’argile blanche, légèrementgrisâtre, qui alimente les nombreuses poteries de cette ville; cette derniere,exploitée à un quart de lieu de Nevers , sur la route de Paris , n’est recouverteque de terrain d’alluvion, et on n’observe nulle part son passage au calca ,reoolithique ; elle est plastique et ne contient pas de calcaire, tandis que 1 argile qui passe au calcaire oolithique fait effervescence avec les acides, sefaçonne toujours assez mal, et ne peut être employée que pour la fabrication des briques.
Entre Nevers et Pougues, le terrain est exclusivement formé de cetteassise inférieure de l’étage moyen de l’oolithc; à l’argile, que l’on voit encoredans la descente de Pougues, succède un calcaire terreux généralementtendre, mais endurci par places, par la présence de parties siliceuses a ° alogues aux cherts, qui se fondent dans la pâte même de la roche. On observ
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