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CHAPITRE IX.
Calcaireblancà cassureterreuse.
Carrières
de
Bailly.
rie, se trouve un calcaire blanc presque terreux, d’un aspect crétacé, conte-nant des polypiers, des pointes d’oursin, des fragments de pinnigènes, destérébratules, etc. On peut observer ce calcaire blanc à cassure terreuse,et pour ainsi dire crétacée, dans des carrières situées sur le bord de la routede Paris , au commencement de la montée qui se trouve à l’E. d’Irancy. k®disposition des couches de la contrée annonce que ce même calcaire est p eUéloigné du calcaire compacte, pétri des nérinées caractéristiques du coralrag, qu’on exploite à Saint-Bris, village situé sur la route d’Auxerre au N. 0’d’Irancy. Les calcaires dont nous parlons ont environ 80 mètres d’épaisse urdans les environs de Cravant, et constituent les coteaux de la rive droite
de
de la Cure et de l’Yonne aux environs de Cravant, de Vincelottes,Bailly, etc. ; ils sont très-bien développés dans les carrières de Bailly. Ces carrières sont ouvertes près de la base du coteau qui forme le flanc droit dela vallée de l’Yonne et qui la sépare du vallon de Saint-Bris. L’entaillelaquelle leur exploitation donne naissance se termine par un escarpem cntd’environ 60 mètres de hauteur, dont la partie inférieure se trouve à 5 mèt reSà peu près au-dessus du niveau moyen de l’Yonne .
Dans le bas de la carrière règne, sur une épaisseur de 8 mètres, un Cicaire blanc à cassure terreuse, tachant les doigts, très-riche en fossilesparticulièrement en polypiers. On y trouve des asirées, des millepores, d eScaryophyllées, et autres polypiers branchus, des pinnigènes, des dicerûl £S ’[diccras arietinaj, des huîtres dentelées [ostrea gregaria), des térébratules Ü sseet striées [terebratula perovalis, tercbratula lacunosa ), des coquilles perforante®( pholadesj, qui ont percé les polypiers et s’y sont logées, des pointescidaris, etc. Ce calcaire présente souvent, dans le milieu des polypiers,dans la place laissée par leur destruction, ou enfin distribuées irrégul )erement dans la masse, des cavités informes remplies de spath calcaire.
La seconde assise présente, sur une épaisseur d’environ 3o mètres, u °calcaire blanc à cassure terreuse, moins blanc et moins tachant que le p recèdent, et encore très-riche en fossiles; mais on n’y rencontre pas de p°lypiers : on y trouve des dicérates (diccras arietina), un mytilus strié [mjt^ aSsolcnoides), une inodiole (modiola biparlita), des térébratules lisses et stri eeS( terebaiula perovalis, terebratula lacunosa ), des pointes de cidaris, etc.
La troisième assise, élevée déjà de 42 mètres au-dessus de l’Yonne , estformée d’un calcaire blanc à cassure terreuse, qui ne contient plus de f° s