Couchessupérieuresde l’étagecorallien.
Ces calcairessont supérieursaux
calcaires blancsde l'Auxois.
Coteauxforméspar le bordde l’étageoolithiquemoyen.
478 CHAPITRE IX.
Au-dessus de Ja couche de calcaire jaunâtre grossierdont je viens de parlerse trouve un calcaire compacte d’un gris jaunâtre, un peu marneux, dontcertaines parties, disposées par rognons irréguliers, sont pétries d’oolithes.
Ce dernier passe, dans sa partie supérieure, au calcaire compacte schis-toïde, d’un gris légèrement verdâtre, dont est formé le plateau qui, au S. E-de Tonnerre, couronne la colline de Mont-Sara. Celui-ci constitue aussitous les plateaux qui s’étendent vers Lézines; il répond au calcaire com-pacte ou un peu terreux qui couronne les carrières de Bailly.
Ces différentes couches calcaires correspondant, d’après les fossiles quej y ai indiques, à l’étage de la série oolithique qui comprend le coral-WSdes Anglais , on voit que le calcaire marneux d’Ancy-le-Franc se trouveexactement, comme tout l’annonçait d’ailleurs, à la hauteur de l’ Oxford-clay!celui de Vermanton, auquel j ai précédemment assigné le même rang, neflest que le prolongement; l’un et l’autre sont évidemment superposés auxcalcaires oolithiques les plus élevés de l’Auxois, dont les couches sortentdu pied des pentes des collines qu’ils constituent.
Les calcaires des carrières de Tonnerre, qui, comme on le verra dans 1»suite de ce paragraphe, peuvent être reconnus trait pour trait à d’assez grande*distances, par exemple dans la vallée de la Meuse , diffèrent au reste com-plètement , tant par leurs caractères minéralogiques que par les fossilesqu’ils renferment, de tous ceux qu’on observe dans les collines de l’Auxois-Ces derniers, qui ne peuvent être le prolongement des calcaires de Ton-nerre, ne se trouvant pas au-dessus de ceux-ci, ne peuvent que leur êtreinferieurs, et ils sont par conséquent de beaucoup inférieurs au coral-rag desAnglais . Les calcaires blancs de l’Auxois, dont nous nous sommes occupaprécédemment, page 362, s’enfoncent en effet au-dessous de toutes les cou-ches qui composent les coteaux dont les calcaires de Bailly et de Tonnerreforment le couronnement.
Il est vrai que les caractères qui nous ont fait reconnaître l 'Oxford-cltydans plusieurs points de la ligne de coteaux qui s’étend de Dun-le-Roi àPougues et à Clamecy sont devenus moins complets dans la portion de cettefalaise intérieure qui regarde le Morvan, portion qui est en même temp*moins escarpée et se dessine moins nettement que ne le fait son prolonge'ment, tant au S. O. quau N. E. Toutefois ces caractères ne se sont com-