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CHAPITRE PREMIER.
des nervures des feuilles, sur l’élude de laquelle est basée presque toute laclassification des fougères fossiles, de même que celle des feuilles isolées devégétaux dicotylédonés. La disposition des feuilles sur les tiges, les cica-trices qu’elles laissent en tombant, le mode d’insertion des rameaux, four-nissent en général, quand on peut les observer, autant de traits distinctifs,dont il importe de tenir compte- et qui peuvent aider puissamment à ladétermination.
Mais, pour certains types, trop différents de ceux de la flore actuelle,l’élude des formes extérieures est insuffisante et ne permet pas, à elle seule,de déterminer avec certitude à quelle famille, ni même parfois à quel em-branchement on a affaire; on n’en peut tirer que des inductions, et, suivantqu’oii s’attache de préférence à tel ou tel caractère, on peut être conduit àun résultat différent. Les caractères anatomiques sont alors indispensables;mais il faut un mode de conservation particulier pour pouvoir les observer,et souvent alors les caractères extérieurs ont disparu; il est donc assez diffi-cile, dans ces cas spéciaux, de sortir d’incertitude et de savoir quelle placeon doit donner dans la classification générale à ces types singuliers; mais,outre que nos connaissances sous ce rapport font chaque jour de nouveauxprogrès, ces types n’en sont pas moins nettement caractérisés, ils peuvent sereconnaître aisément sur les empreintes, et les espèces qu’on y a distinguéessont encore fondées sur des caractères extérieurs facilement observables;s’ils demeurent un problème pour le botaniste, ils n’en fournissent pasmoins au géologue un appui sûr pour la reconnaissance des niveaux, etc’est ce qui me permettra, comme je l’ai dit plus haut, de ne donner, dansla description des genres et des espèces, pour ainsi dire aucun détail ana-tomique.