CARACTÈRES DE LA FLORE DES ÉTAGES DU TERRAIN ROUILLER. 165
grande variété de Diplothmema et, parmi ceux-ci, les Diploihmema elegans etDiplolhmema dissectam, qui semblent très-répandus.
Les Lycopodiacées comptent plusieurs genres, dont le plus développé pa-raît être le genre Lepidodendron, avec plusieurs espèces, parmi lesquelles leLepidodendron Veltheimianum est une de celles qui se montrent de la manièrela plus constante dans toute la hauteur de cet étage. A côté des Lepido-dendron, je citerai les Ulodendron et les Knorria : les premiers représentéssurtout pari’ Ulodendron commutatum, que quelques auteurs regardent commen’étant qu’un état particulier du Lepidodendron Veltheimianum; les secondscomprenant deux ou trois espèces, dont la plus répandue est le Knorria im-bricata. Il y a un quatrième genre, le genre Cyclostigma, allié de très-près,à ce qu’il me semble, aux Boihrodendron et qui, rencontré déjà au sommetdu terrain dévonien, s’arrête dans les couches les plus basses du terrainhouiiler inférieur.
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Les Sigillaria n’apparaissent, au contraire, que dans les couches les plusélevées, tandis que les Sligmaria se montrent dès le bas de l’étage, de ma-nière à faire douter, comme je l’ai dit, de leurs relations de dépendanceavec les Sigillaires. Enfin, on connaît déjà dans celte flore quelques Cor-daïtées.
Dans le terrain houiiler moyen, ce sont les Sphenopteris, les Nevropleris, lesAlethopteris, les Mariopleris, avec les Sigillaria et les Lepidodendron, qui consti-tuent le fond de la végétation. Les Calamites sont fréquents et se continuerontpresque sans changement jusqu’au sommet de l’étage suivant; les Asterophyl-liles, qui ont commencé à paraître, mais faiblement représentés, dans l’étageinférieur, deviennent plus nombreux, et certaines espèces, YAsterophyllitesgrandis notamment, paraissent propres à l’étage moyen. Le genre Annu-laria se montre assez répandu avec YAnnularia radiata, de même que lesSphenophyllum cuneifolium et Sphenophyllum saxifragæfolium.
Ioutefois ces plantes, bien qu’elles puissent servir aussi de repère pourla détermination des niveaux, restent subordonnées aux Fougères , aux Lyco-podiacees arborescentes et aux Sigillaires, et ne tiennent dans l’ensemblequ’une place secondaire. Les Sphénoptéridées elles-mêmes ont une impor-tance relative moindre que dans l’étage précédent; outre les espèces que j’aidécrites, et dont les Sphenopteris obtusiloba et Sphenopteris Hœninghausi, avecle Diploihmema furcalum, paraissent les plus fréquentes, on en renconlre un
Flore
du
terrain houiilermoyen.