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Tome quatrième seconde partie. - Végétaux fossiles du terrain houiller par R. Zeiller.
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CARACTÈRES DE LA FLORE DES ÉTAGES DU TERRAIN MOUILLER.

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saillants, arrondis, disposés en quinconce; on en rencontre çà et des re-présentants dans les couches moyennes, trop rarement toutefois pour quejaie jugé utile de le mentionner plus particulièrement.

Les Sigillaires, dont on ne connaît que fort peu despèces, et de formesparticulières, dans le terrain houiller inférieur, prennent ici un énormedéveloppement, presque exclusivement sous la forme Rhytidolepis, cest-à-dire des Sigillaires à côtes; on en trouve une grande variété despèces et unegrande quantité dindividus; sur plusieurs points, les couches de houillesont principalement formées de laccumulation de leurs écorces. Quelquesespèces, en petit nombre dailleurs, prolongent leur existence jusque danslétage supérieur, mais elles ne tardent pas à disparaître à leur tour. Au con-traire, les deux autres types, Clathraria et Leiodermaria , manquent ici toutà fait, le premier du moins; le second, inconnu dans la majeure partie delétage moyen, apparaît dans ses couches les plus élevées, avec une espèce deforme toute spéciale, ïeSigillaria rimosa, à cicatrices espacées, à écorce sillon-née de stries singulières, qui vont, par faisceaux, dune cicatrice aux cicatricesvoisines et dessinent sur la surface de la tige les lignes des quinconces; cetype 1 , trop peu répandu dans létage moyen pour que jaie voulu le décrireen détail, se retrouve çà et dans le terrain houiller supérieur, avec lesautres espèces du groupe.

Les Cordaïtees commencent à se montrer assez abondantes, surtout avecle genre Cordaites proprement dit; il paraît même y avoir des Dorycordaites,car jai trouvé parfois dans les empreintes du Nord, notamment à Hardinghen,des feuilles à nervation excessivement fine et serrée. Mais le type Poacordaitesne figure pas encore dans ces couches. On ne rencontre pas non plus deConifères, à moins quil ne faille rattacher aux Calamodendrées certainsAstérophyllites à feuilles dapparence coriace; il ny a du moins ni Wal-chia ni Dicranophyllum.

En tout cas les graines de Gymnospermes ne sont pas rares, sans être

1 M. GrandEury a créé pour ce type ungenre spécial, Pseudosigillaria, quil rangeparmi les Lycopodiacées . Malgré les caractèresparticuliers qu il présente, je serais assez portéà le laisser parmi les Sigillaires véritables ;jai reconnu, en effet, sur un Pseudosigillariamonostigma de Saint-Etienne, les trois cicatri-

cules caractéristiques des Sigillaria, Tune ponc-tiforme, les deux autres fortement arquées,placées de part et dautre de la première, tandisque, dans toutes les Lépidodendrées, les cica-tricules latérales sont ponctiformes, commecelfe du milieu.