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Tome premier. A - K.
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AB A

Il se prend aussi pour, Déprimer, humilier,ravaler. Dieu abaisse les superbes. Rome abaissal’orgueil de Carthage .

S’abaisser , avec le pronom personnellors-qu’il est joint à la particule À, signifie, S’avilir,se dégrader. S’abaisser à des choses indignes desoi. Lorsqu’il est joint il la préposition Devant,il signifie, S’humilier. S’abaisser devant laMa-jesté de VÈire suprême.

Abaissé, ée. participe. Il se dit en termesde Blason , de toutes les pièces placées dansl'ecu au-dessous de leur situation ordinaire, etparticulièrement du vol des oiseaux, lorsquel’extrémitc de leurs ailes est inclinée vers lapointe de l'ecu. Vol abaissé.

ABAISSEUR. adj. Terme d’Anatomie. Nomqui se donne à différons muscles, dont la fonc-tion est d’abaisser les parties auxquelles ils sontattachés. Muscle «baisscur. 11 se prend aussisubstantivement, L'abaisseur de l’œil.

ABANDON, s. m. État ou est une personne,une chose abandonnée. Il est dans un abandongénéral. Il est dans l’abandon de Dieu , dansl'abandon de tous scs amis.

Abandon, se dit aussi en parlant Des dis-cours, des ouvrages, des manières, etc. d'Unesorte d’abondance facile, de négligence aimable,qui exclut toute recherche, toute affectation. J1y <i dans cette partie de son discours un heu-Jeux abandon. EUc a dans ses manières unabandon séduisant.

Il se dit aussi pour Résignation. Un parfaitabandon d la volonté de Dieu • et aussi pourL’oubli de soi-même, Se laisser aller à l’aban-don; un aimable abando7i;et généralement pour,Renoncement, oubli. L’abandon de tous soins.Cet abandon de vous-même nous désole.

Au Palais, Abandon se dit pour Délaisse-ment. Il a fait l’abandon de sa Terre.

A l’abandon, manière de parler adverbiale.Aller à l'abandon. Laisser à l'abandon. Toutest à l'abandon.

ABANDONNERENT, s. m. Délaissemententier. Il se dit également et De la personne quiabandonne, et de la chose abandonnée. Il est àplaindre dans Vabandonnement où il est detous ses parens et de tous ses amis. Il a fait unabandonnement général de tous ses biens.

Abandonsement, mis sans régime, signifie,Dérèglement excessif dans la conduite, dans lesmœurs; Prostitution. Abandonnement infime.Vivre dans l'abandonnement , dans le dernierabandonnement,

ABANDONNER, v. a. Quitter, délaisser en-tièrement. Les gens de guerre l’ont contraintd'abanacnner sa maison. Il a abandonné lepays. Abandonner sa femme et ses encans,Ihcu n’abandonne pas les siens. 'Pous m’avezabandonné dans le besoin, (tu besoin. Aban-donner la poursuite d’une affaire. AbandonnerUn e cause.

On dit qu’Bn père a abandonné son fis,T Ul l i u en iièremcnt abandonné , pour dire,qui! n c prend plus aucun soin de lui, qu’il nes en met plus en peine.

On dit, Abandonner une succession , aban-

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donner ses prétentions, pour dire, V renoncerentièrement.

On dit que Les Médecins ont abandonné unmalade , pour dire, qu’ils ont cessé de le voir,ou qu’ils ne lui ordonnent plus rien, parcequ’ils désespèrent de si guérison.

Abandonner, signifie aussi, Laisser en proie,exposer, livrer; et il est toujours suivi de lapréposition à. Abandonner une ville au pil-lage , l'abandonner à la fureur des soldats.Abandonner un vaisseau à l orage, au vent.<Abandonner a la merci de, etc. à la dispositionde, etc. Abandonner quelqu'un à son carac-tère, à scs penchans, à son mauvais sort.

On dit, Abandonner son cheval, pour dire,Le laisser aller comme il veut.

Ou dit, Abatidonner un Ecclésiastique aubras séculier, pour dire, Le renvoyer au Jugelaïque, afin qu’il le punisse selon les lois; etproverbialement et figurément, en parlant Dequelque chose à boire ou à manger, qu’on veutbien laisser aux domestiques, on dit, qu7l fautl’abandonner au bras séculier.

On diL dans le langage de l’Écriture, queDieu abandonne souvent les wéchans à leursens réprouvé, pour dire, qu’il les laisse s’en-idurcir dans leur péché.

On dit aussi, Abandonner une chose, unepersonne à quelqu’un , pour dire, Lui permet-tre d’en faire, d’en dire ce qu’il lui plaira, luiep laisser l’entière disposition. Abandonner tousscsbieusàscs créanciers. Vous -vous platane: decet homme, je vous l'abandonne. On dit aussi,qu’C/n père a abandonné son fils, le soin deson fis à la conduite de quelqu’un , pour dire,qu’il en a chargé quelqu’un sur qui il s’eu re-pose.

On emploie aussi ce verbe sans régime indi-rect. Son père l’abandonne, pour dire, qu'l! neveut plus prendre soin de lui. Dieu l’a aban-donné. Mon courage m’abandonne.

S’abandonner, v. réfl. Se laisser aller, se li-vrer à quelque chose, à quelqu’un, sans au-cune retenue, sans aucune réserve. S’abandon-ner à la débauche, au vice. S’abandonner à sespassions. S’abandonner aux femmes. S’aban-donner à la douleur , à la triitesse, aux pleurs.S’abandonner à la joie. Je m'abandonne à■vous.

On dit, S’abandonner à la Providence ,pour, Se remettre entièrement entre les mainsde la Providence; et, S’abandonner à U for-tune , pour, Laisser aller les choses au hasard.

Et d’une femme qui se prostitue, on dit,que C’est une femme qui s’abandonne à tout lemonde. En ce sens, il se dit aussi absolument,les TJiauvais exemples d une mère portent quel-quefois une fUe à s’abandonner.

Abandonné, ée. participe. On dit C'est unenfant abandonné, pour désigner Un enfantqui se trouve sans secours, loiu de ses païens.

R est aussi substantif, et alors il se dit d’CJnhomme perdu de libertinage cl de débauche, etd’Une femme qui se prostitue. C’est un aban-donne, c’est une abandonnée. U est plus enusage en parlant des femmes.

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ABAQUE, s. m. Terme d’Architecture, Voy.Tailloir.

ABASOURDIR, v. a. Étourdir, consterner,,accabler. Il a été abasourdi du coup.Ccite nou-velle l 'a abasourdi. U est du style familier.

Abasourdi, ie. participe.

ABATAGE, s. m. signifie entre Marchandsde bois, la peine et les frais pour abattre lesbois qui sont sur pied. C’est a Vacheteur depayer tabatage.

ABATARDIR, v, a.Taire déchoir une chosede son état naturel, la faire dégénérer, l’altérer,il ne se dit qu'au figuré. La longue servitudeabâtardit le courage.

S’ABATARDIR, v. réfl. Les jeunes gens s'abâ-tardissent dans l'oisiveté, dans les délices. Ceplant de vigne s'est abâtardi.

Abâtardi, ie. participe. Le cÆur 1 abâtardi.Le courage abâtardi.

ABATARDISSEMENT, s. m. Altérationd’une chose, déchet, diminution. L’abâtardis-sement du courage. L’abâtardissement du plantfait que le vin devient mauvais.

ABAT-JOUR, s. m. Sorte de fenêtre dontl’appui est en talus, afin que le jour qui vientd’en haut se communique plus facilementdans le lieu où eüe est pratiquée. Les Mar-chands ont des abat-jours dans leurs magasinspour faire paroître leurs marchandises plusbelles. Ordinairement les fenêtres des Eglisessont taillées en abat-jour.

ABÀTIS. s. m. Quantité de choses abattues,telles que bois, arbres, pierres, maisons. Lesennemis embarrassèrent les chemins par degrands abatis d’arbres. Cette rue est bouchéepar un ubatis de maisons.

.On dit aussi, Faire un abatis, un grandabatis de gibier , pour dire, En tuer beaucoup.

On appelle aussi Abatis, les pieds, la tête,le cou, les ailerons, etc. des volailles. Des aba-tis de dindon, etc.

Abatis. Lieu où les bouchers tuent le bé-tail.

ABATTEMENT, s. m. Afforblisscment, di-minution de forces ou de courage. Ce maladeest bien mal , je le trouve dans un grand abat-tement. Cette mauvaise nouvelle Va mis dansun étrange abattement.

ABATTEUR. s. m. Qui abat. U ne se ditguère absolument. Ce bûcheron est un grandabatteur de bois. En parlant d’Un homme fortadroit au jeu de quilles, on dit, C’est un grandabatteur de quilles. Il se dît au figuré en par-lant d Un homme qui a fait de grandes chosesen quelque genre que ce soit : mais plus ordi •uaircment et par ironie, on le dit d’Un hommequi se vante d’avoir fait ce qu’il n’a pas fait. 11est familier.

ABATTRE, v. a. (Il se conjugue commeBattre.)Mettre à lias, renverser par terre, fairetomber. Abattre des maisons , des murailles.Abattre des arbres. Abattre par le pied. Lesgrands vents abattirent bien des chênes dans laforêt. Ils ojü abattu nos fruits. Il a abattu sonbois de haute futaie.Illeprit rudement au col-let, et l’abattit sous lui . On lui a abattu la tèteI.