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Aborder, v. a. Approcher, joindre. Aborderun vaisseau , se dit en deux sens : Aborder unvaisseau ennemi, C’est y monter par force dansun combat. On aborde aussi un vaisseau, lors-qu’un vaisseau va en heurter un autre, soitqu’il ne l’aperçoive pas dans les ténèbres, soitqu’il y soit poussé par la force du vent ou d uncourant.
Il signifie figurément, Accoster quelquun,approcher de quelqu’un pour lui parler. Lajrule éioit si grande auprès de ceAIinistre, queje n'ai pu Vaborder.
Il se dit figurément Eu discours, pour,Trai-ter, discuter. Il n’a pas même abordé la ques-tion. Ce sujet est difficile à aborder.
Abordé, ée. participe.
ABORIGÈNES, s. m. pl. II se dit Des pre-miers habitans,des naturels d’un Pays, par op-position à ceux qui sont venus s’y établir.
ÀBORNEMENT. s.m. Action d’aborner, oul’effet qui résulte de cette action.
ÀBORNER. v. a. Mettre des bornes à unterrain. Aborner un champ.
AuonNÉ, ée. participe.
ÀBOPiTIF, IVE. adj. Avorte, qui est venuavant terme,qui n’a point acquis la perfection,la maturité. Enfant abortif. Fvuit abortif.
ABOUCHEMENT, s. m. Entrevue , confé-rence de deux ou de plusieurs personnes. Onavoit ménagé un abouchement entre eu. r. L'a-bouchement des deux Princes n'eut pas le suc-cès qu'on en nttendoif. Il vieillit.
Abouchement. Terme d’Anatomie. Rencon-tre des orifices ce deux vaisseaux.
ABOUCHER, v. act. Faire trouver deux ouplusieurs pcrsonn< s dans un lieu pour couférerensemble. Il faut tes aboucher ensemble.
ïl s’emploie aussi au pronominal. 5’ahoucfiiravec quelqu'un. JSous devons nous aboucher anpremier jour. Ils se sont abouchés.
Abouché, ée. participe. Des tuyaux abou-ches Vun à l’autre, Appliqués l’un à l’autre parleurs ouvertures.
AB OYO. Phrase adverbiale empruntée duI «tin j pour signifier, Dès l'origine, dès le com-mencement. Prendie un fi.il ab ovo.
ABOUT, s. m. Tenue de Charpenterie et deMenuiserie. Il se dit en général De l'extrémitéde toute pièce de bois coupée à l'équerre et ià-çom.ée en talus.
ABOUTÉ, ÉE. adj. Terme de Blason . ïl scd:t De différentes pièces d’armoiries qui se ré-pondent par les pointes.
ÀBOUHR. v.n. (Il se conjugue sur Finir.)Toucher p ar UI1 bout. L n arpent de terre quid'un ccté aboutit cv grand chemin t et de Vautrenu champ ffnrt /eh Ce champ aboutit à un ma-rais .
À30UTIR, se ditfiguréiueutenparlantd’Uneaffaire, d’un raisonnement, dune entreprise.Ainsi on dit, Tous ses desseins aboutissent àeeft,pour, Tous ses desseins tendent unique-ment u cela ; À quoi aboutissent tous les raison-nemens que vous faites? pour, Quel desseinavez-vous en cela ? Cela ne peut aboutir à rien,pour, Cela ne peut avoir aucun.succès. ; Cela
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n’aboutira qu'à le perdre, pour, Cela ne sc ter-minera qu’à sa ruine.
Aboutir, se dit aussi, Des apostuznes et de:abcès, lorsqu’ils viennent à crever, et que le pusen sort. Faire aboutir un apostivne, un abcès.Un clou qui aboutit.
Abouti, ie. participe.
ABOUTISSANT, ANTE. adj. l T n arpentaboutissant à la forêt. Une pièce de terre aboutissante d’un coté à, etc.
Il s’emploie au pluriel comme substantif.Ainsi on dit, Les tenans et aboutissans d unepièce de terre , d’une maison, etc. pour, I.escotés et les bouts par où elle tient et aboutit àd’autres terres et h d’autres maisons.
Cn dit figurément, qu’Un homme sait tousles tenans et les aboutissans d’une affaire ,pour, qu’il cn sait toutes les circonstances etles dépendances.
ABOUTISSEMENT, s. m. Il ne se dit guèreque d’un abcès qui vient à aboutir. L’aboutis-sement d'un abcès.
ABOYANT, ANTE. adj. Qui aboie. Deschiens aboyatis. Meute aboyante.
ABOYER, v. n. Japper. (U se conjuguecomme Employer. ) Il ne se dit au propre qued un chien. Un chien qui aboie à ht Lune . Unchien qui aboie aux voleurs. Un chien quiaboie contre tous les passons. Un chien quiaboie après tout le monde.
On dit proverbialement et figurément, Tousles chiens qui aboient ne mordent pas , pourdire, Que tous ceux qui menacent ne sont pastoujours fort à craindre.
Aboyer, au figuré, signifie, Crier aprèsquelqu’un, le presser, le poursuivre importu-nément. Tous ses créanciers aboient après lui.
Cn dit aussi figurément et familièrement,Aboyer après quelque chose , pour,La désirer,(a poursuivre ardemment. Ils sont trois ouquatre qui aboient après cette charge. Aboyeraprès une succession.
Et on dit proverbialement et figurémentd’Un homme qui crie inutilement contre unplus puissant que lui, que C’est aboyer a la-Lune .
Aboyé, ée. participe. Il n’est guère en usagequ’au figuré. L n débiteur aboyé de fous sescréanciers.
ÀBOYRUR. s. m. Chien qui aboie à la vuedu sanglier sans en approcher. U s’emploie au.figuré. Un aboyeur de Bénéfices. Ce critiquen’est qu'un aboyeur. Ce créancier est un dan-gereux aboyeur. Il est familier.
A BR
ABRACADABRÀ. s. ni. Mot auquel on at-tribuoit anciennement des vertus magiquespour guérir la fièvre, en le portant autour ducou, écrit dans nue certaine forme.
ABRAXAS. s. m. Mot auquel la supersti-tion attachoit de grands mystères. L’abraxasest un amulette.
ABREGE, s. m. Raccourci. Il se dit d’Unécrit, d’un discours dans lequel on rend plus
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court ce qui est ou ce qui pourroit cire ailleursplus ample et plus étendu, il réduit toute laThéologie, fout le Droit Canon en abrégé. Uen a fi.it un abrégé. L’abrégé de l’Histoire do-maine. Donnez-moi un abrégé de votre affaire.
On dit, pour exprimer L’excellence de1 homme, qu’JI esf un abrégé des merveilles del L nwers. C’est un monde abrégé.
Abrégé se dit aussi dans le sens d "Abrévia-tion* Ecrivez ce mot en abrégé , par abrcaé,Voy. Abréviation.
ABRÉGER, v. a. Rendre plus court. Sesdébauches lui abrégèrent la vie. Cela a abrégéses jours. La méthode qu’il a pour enseigner leLatin, abrège de beaucoup le temps des études ,Abréger une narration. Abrégez notre discours,
On s’en sert aussi quelquefois absolument.Vous êtes trop long , abrégez. Il finit abréger.Laissons ce point pour abréger.Prenez ce che*min, il abrège.
Abrégé, ée. participe.
ÀBRÉYIÀTEUR. s. ni. Auteur qui abrègel’ouvrage d’un autre. L’Abréviateur de S. Tho-mas , de Baromus.
ABREVIATION , s. f. Retranchement dequelques lettres dans un mot, pour écrire plusvite, on en moins d’espace; par exemple, lors-qu’au heu de Monsieur , Marchand , et deVotre, on écrit M., Md., Vre. Et ordinaire-ment on passe un trait de plume sur les motsabrégés.
On appelle aussi Abréviation, L’emploi deslettres initiales d’uu mot pour le désigner.V. M. pour, Votre Majesté. 5. A. pour, SonAltesse. Sa S. pour, Sa Sainteté (Le Pape .)Sa H. pour, Sa Hauttsse (L’Empereur desTurcs.) etc.
ABREUVER, v. a. Faire boire. En ce sens,il ne se dit proprement que Des bêtes, et paui-cuHcrement des chevaux.
Abreuver , se dit aussi De l'effet de la pluiesur la terre, lorsqu’elle la pénètre. I apluie abicnabreuvé les terres. Ft on dit, que La terre estlien abreuvée , quand il a bien plu. En parlantd’Une nouvelle qui est déjà répandue partout,on dit figurément et familièrement, que Toutle monde en est abreuvé. Et cela se dit princi-palement quand 1 on parle à quelqu’un qui u’erisait encore rien, ou qui en fait mystère.
On dit figurément, Abreuver, pour, Entrete-nir, préserver de dessèchement et de langueur.
Des ventes journalières abreuvent un commerce ,Lui donnent des fonds. Il y a dans ce Bourgun gros marche qui nous abreuve de foufes /eschoses nécessaires.
On dit aussi figurément, Abreuver quelqu'unde chagrins,pour, Lui faire essuyer des peiuesd’espiit.
Il s’emploie avec le pronom personnel, S'a-breuver de larmes. S’abreuver de fiel etd’amci -tume.
Cn dit, Un coeur abreuvé de fiel et de haine,pour figurer Un homme Laineux et médisant.
Abreuvé, ée. paiticipe.
ÀBR K U Y OUI .s.m. Lieu où l’on mène les cL e-vaux boire u sc baigner.. Cn grand abreuve it ■.