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Tome premier. A - K.
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sérié et de Charpenterie, pour dire, Joindre,emboîter, enchâsser plusieurs pièces de bois,eu sorte quelles ne fassent qu’un corps. As-sembler des pièces de charpente , de menui-serie , etc.

On dit proverbial, qu Un homme, a bientôtassemblé son conseil, pour dire, qu’il prendbrusquement ses résolutions sans consulterpersonne.

Assembler, s’emploie aussi avec le pronompersonnel. Le Parlement s’assembla. Le peuples’assemble. Les créanciers de cette direction s’as-semblent deux fois la semaine.

Assemblé, ée. participe.

ASSENER, v. a. Porter un coup rude etviolent. U lui assena un coup de massue. Il luia assené un coup de pierre entre les deuxyeux.

Assené, ée. participe. Un coxlp fortementassené.

ASSENTIMENT, s. m. Consentement vo-lontaire donné à une proposition, a un acte.Je n’ai pci tdonné mon assentiment à cet acte.

Il se dit plus ordinairement De l’approbationintérieure et- forcée qu’on donne à une choseévidemment vraie, évidemment bonne. Assen-timent de conviction. L’évidence force l’assen-timent.

ÀSSENTIR,v. n. toujours suivi de la pré-position à. Donner son assentiment. Il est di-dactique et de peu d’usage ; il ne s’emploieguère que dans la Jurisprudence. Assentir à unacte, ou en Philosophie , AssenXir à une véritédémontrée.

ASSEOIR, v. a. J’assieds, tu assieds , ilassied: nous asseyons , vous asseyez, ils as-seyent. J’asseyois. J'assis. J’assiérai , ou j’as-seyerai. Assieds , asseyez. Que j’asseye. J’as-sieroisy ou j’asseyerois. Que j’assisse. Enasseyant. Mettre dans un fauteuil, sur unechaise, sur un banc, etc. Asseoir un enfant.Asseoir un malade. Asseyez cet enfant y ce ma-lade. Asseyez bien cette femme à cheval

Il s’emploie plus ordinairement avec le pro-nom personnel, et il signifie, Se mettre dans unsiège. Asseyez-vous. Il s’assit. Asseyons-nous.On le ft asseoir , on le pria de s’asseoir.

On dit, q uUn oiseau s’est allé asseoir surune branche , sur un arbre , pour dire,qu’Jjs’y est allé percher.

Asseoir, en termes de Bâtiment, signifie,Poser sur quelque chose de ferme;et dans cettesignification et dans les autres qui suivent, ilest toujours actif. Asseoir les fondemens d’unemaison sur le roc. Asseoir la première pierre'd’un edifîce. Asseoir une pierre, Asseoir une$tatue sur un piédestal.

On dit, Asseoir les Tailles, les Gabelles, etc.pour dire, Imposer et départir les Tailles, lesGabelles, etc.

On dit, Asseoir une rente , pour dire, Placerune rente. On a mal assis celte rente , on lapouvoit mieux asseoif.

On dit, Asseoir un camp , pour dire, Placerun camp. Il assit son camp hors de la portée dueanon de la ville .

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On dit figurément, Asseoir son jugement,asseoir un jugement , pour dire, Fonder un ju-gement sur quelque raison, sur quelque appa-rence. Il ne faut pas asseoir son jugement surune simple présomption.

On dit aussi figurément, qu’On ne peut as-seoir aucun fondement sur ce que dit une per-sonne, sur ce qu’elle promet , pour dire, qu’Onne peut se fier à sa parole, à ses promesses.

Assis, ise. participe.

ASSERMENTEE,, v. a. Assujettir, engager,obliger sous la foi du serment. Exiger le ser-ment. Il faut assermenter -notre garde-chasse,sans quoi il ne pourroit pas verbaliser.

Assermenté, ée. participe. Fris à serment.Attaché par serment. Des témoins assermentés.Un commis assermenté.

ASSERTION, s. f. Terme didactique. Pro-position qu’on soutient vraie. La seconde as-sertion est une suite de la première.

Il signifie aussi en style de Pratique, Affir-mation en Justice. On le renvoya sur son as-sertion. Il n’est guère en usage.

ASSERVIR, v. a. Assujettir, réduire sous sapuissance. Ce Conquérant a asservi plusieursnations.

Il se dit au figuré. Je ne saurois m’asservir<) fontes ces cérémonies-là. S’asservir aux règles.

On dit figurément, Asservir ses passions ,pour dire, Dompter ses passions.Et figurémentet poétiquement, en parlantd’Unebelle femme,on dit que iSes charmes ont asservi beaucoupd’amans, ont asservi tous les cœurs.

Asservi, ie. participe.

ASSESSEUR, s. m. Officier de robe longue,qui est adjoint â un Juge principal, pour jugerconjointement avec lui dans un Présidial, dansun Bailliage, et qui préside en son -absence.Conseiller assesseur. Premier Assesseur, etc. As- ,sesscur au Siège Royal de, etc.

ASSEZ, adv. Suffisamment, autant qu’il faut.Assez bon. Assez grand. Assez long. Il n’a pasassez de vivres pour un an. Assez d’argent. As-sez d'amis. Assez et plus qu’il ne faut. Assezbien. Assez mal. Il est assez fort pour vous te-nir tête. Il a assez de courage. Vous êtes venuassez à temps. Il y a assez de temps. Assez ettrop long-temps. C’est assez parlé , assez dis-puté. C’est assez parler , assez disputer. J’en aiassez i je m’en contente. C’est assez , c’en estassez.

On dit, Assez peu , et Assez souvent , pourdire simplement, Peu et souvent. A-l-il beau-coup de bien? assez peu. C’eéî un homme d’as-sez peu de génie , d'assez peu d’esprit. Il va as-sez souvent dans cette maison. On se trouveassez souvent embarrassé à choisir.

ASSIDU, UE. adj. Qui est exact a sc trou-ver où son devoir l’appelle. Ce Magistrat estfort assidu aux Audiences. Ce Chanoine estassidu au Chœur.

11 signifie aussi, Qui a une application con-tinuelle à quelque chose. Un homme assidu autravail , assidu à sa charge, assidu à l'étude.Se rendre assidu « son devoir.

Il signifie aussi, Qui rend des soins confi-

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nueîs à quelqu’un. Être assidu à faire sa cour.Il est fort assidu auprès du Prince. Cet hommeest fort assidu auprès de cette femme.

Assidu , se dit aussi De certaines choses pouren marquer la continuation, ou la fréquenterépétition. Des soins assidus. Des peines assi-dues. Un travail assidu. Des visites assidues.

ASSIDUITÉ, s. f. (UI fait deux syllabes.)Exactitude à se trouver aux lieux où le devoirappelle. L’assiduité d’Un Chanoine à l’Office.

Il signifie aussi, Application continuelle àun travail, à une chose. Cette charge demandeune grande assiduité. J’ai refusé cet emploi ,

, parce qu’il demandoit , parce qu’il y falloittrop d’assiduité. L’assiduité vient à bout detout. S on assiduité à la Cour. Assiduité à l’étude.

On dit, Avoir de l’assiduité auprès du Prince ,pour dire, Être assidu à lui faire sa cour ; et,Avoir des assiduités auprès d’une femme , pourdire, Lui rendre des soins.

ASSIDÛMENT, adv. D’une manière assidue.Il travaille assidûment. Il est assidûment au-près du Prince. •

ASSIÉGEANT, ANTE, adject. Qui assiège.Les troupes assiégeantes devinrent assiégées.

Il est plus ordinairement substantif, et il nese dit qu’au pluriel. Les assiégeans ont beau-coup avancé les travaux cette nuit. Un des as-siêgeans.

ASSIÉGER, v. a. Faire le siège d’unePIace.On va assiéger une telle ville , un tel Château.

Il se dit aussi Des personnes qui sont enfer-mées dans une Place assiégée. Ce Prince fut .assiégé dans sa capitale.

Il signifie figurém. Enfermer, environner.Les eaux nous ont assiégés. Ses créanciers Va»-siègent tous les matins dans sa maison. Com-bien de malheurs nous assiègent!

U signifie aussi figurém. Importuner par uneprésence continuelle. C’est un homme qui m’as-siège tout le jour. J’ensuis assiégé à toute heure.

Assiég-é , ée. participe.

U s’emploie aussi au substantif pluriel, etsignifie, Ceux qui sont dans une Ville assiégée.Les assiégés firent une sortie. Un des assiégésvint se rendre dans le camp,

ÀSSIENTE. subst. f. Terne emprunté del’Espagnol . Ferme. L’Assionte est une Compa-gnie de Commerce pour la fourniture des Nègres.

ASSIETTE, s. f. Situation, manière detreassis, couché, placé. Bonne assiette. Mauvaiseassiette. Assiette contrainte , incommode. Cemalade ne peut trouver une tonne assiette.C’est un homme inquiet qui ne peut demeurer,qui ne peut se tenir dans la meme assiette.

U signifie aussi La situation d’un corps so-lide posé sur un autre, en sorte qu’il soit fermeet stable. L’assiette d’une pierre , d’une poutre.Cela n’est point dans son assiette.

Il se dit aussi De la situation d’une Maison,d’une Ville, d’une Forteresse. L’assiette decette Place est avantageuse.

En tenues de Manège, Assiette signifie Lasituation du Cavalier sur la selle. Cet Ecuyer fait prendre une bonne assiette à ses écoliers.

Il se dit figurément De l'état et de la dispo-