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Tome premier. A - K.
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ATT

culler de cette Compagnie, le droit de Com-mittimus.

Attribuer, signifie aussi, Rapporter, réfé-rer une chose à celui qu’on prétend en être lacause, l’auteur, ou le principal instrument. Onlui attribue cette victoire . On lui attribue laperte de cette bataille. Ne lui en attribuez pointla faute. On lui attribue ce lirre-la, mats iln'en est pas l’Auteur. Il s’attribue le travaild’autrui.

On dit, Attribuer une qualité, une vertu àune personne, à une chose, pour dire, Affirmerqu’une personne, qu’une chose a une certainequalité, une certaine vertu. Vous lui attribuezdes vertus et des vices qu'il n'a pas. Il a toutesles bonnes qualités qu'on lui attribue. C'est unremède auquel on attribue de grandes vertus.

Attribué, ée. participe.

ATTRIBUT, s. m. Ce qui est propre et par-ticulier à chaque sujet. L'immensité est un desattributs de Dieu . Un des principaux attributsde la Souveraineté, c’est.... Ce droit est un desattributs de ma Charge.

Attribut, chez les Peintres, les Sculpteurs et les Antiquaires, se prend quelquefois pourCe qui sert à caractériser une figure.

Attribut, en termes de Logique, est Cequi s’affirme ou se nie d’un sujet, d’une propo-sition. Ainsi lorsqu’on dit, Dieu est tout-puis-sant. Dieu est le sujet, et tout-puissant est l’at-tribut.

ATTRIBUTIF, IVE. adjectif. Terme dePalais. Qui attribue. Attributif de Juridic-tion.

ATTRIBUTION, s. f. Concession de quel-que prérogative, de quelque privilège, en vertude Lettres du Prince. Un Edit d'attribution dedroits. Ces Charges ont de grandes attribu-tions.

On appelle Lettres d'attribution , Un pou-voir donné par le Roi à des Commissaires, ouà une Juridiction subalterne, pour juger uneaffaire en dernier ressort.

attristant, ante. adj. Qui attriste.

Nouvelles attristantes.

ATTRISTER, v. a. Rendre triste, affliger.Celte nouvelle m'attriste, m'a bien attristé. Ilue faut attrister personne.

11 s’emploie aussi avec le pronom personnel.Il s'attriste mal à propos. Ne fous en attristezpas.

Attristé, ée. participe.

AT1RITION. s. f. Regret Ü’avoir offenséDieu , causé par la crainte des peines. L'attri-Lon ne suffit pas sans la confession.

ATT ROUPEMENT. s, m. Assemblée tu-multueuse de gens sans autorité et sans aveu.Dans un Etat bien policé , les attroupemenssont défendus.

ATTROUPER, v. ri. Assembler plusieurspersonnes en troupe. Il attroupa toute la ca -“aille, t 0Us j e5 fainéans, tous les vagabonds ,pour fair c une sédition. .

Il s emploie aussi avec le pronom personnel,et signi e, S assembler en-yjbupe. Il est défendupar les Ordonnances de s'attrouper. Il s'at -

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iroupa uns quantité de gens. Au sori du tocsin ,les paysans des environs s’attroupèrent.

Attroupé, ée. participe.

AU

AU. Particule formée par contraction de lapréposition à, et de l’article le. Elle s’emploi;avec les noms masculins qui commencent parune consonne, et qui reçoivent l’article au no-minatif. Céder au torrent. Déférer au senti-ment de ses amis. Obéir au Roi.

Au, fait au pluriel aux , par contraction d’àet de l’article pluriel les. Donner aux pauvres.Donner aux Eglises. Pardonner aux coupa-bles. Se soumettre aux lois, etc.

Ces deux particules au et aux, ont encored’autres usages dont on renvoie la significationà l’ordre des noms et des. verbes avec lesquelselles se joignent, comme : Prendre au dépourvu.Passer au travers des ennemis. Passer au fil del'épée. Au sortir de l'Eglise. Au bout du compte.Quand ce vint au fait et au prendre. Il soute-nait au contraire. Aller aux champs. Aller auxeaux. Ils en vinrent aux grosses paroles, auxmains, aux prises. On cria aux armes.

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AUBADE, s. fém. Concert de Musique oud’Instrumens que l’on donne vers l’aube dujour, A la porte, ou sous les fenêtres d’une per-sonne. Donner une aubade. Donner des aubades.

Aubade, se dit figurcment et à contre-sens,d’Une insulte, d’une*avanie, dune peur faiteavec vacarme a qgfelqu’un. Il en a eu l'aubade.Il en aura l'aubaae*tout du long. On lui en adonné l'aubade. Il a eu une étrange aubade,une furieuse aubade. Il est familier.

ÀUBÀIN. s. m. Terme de Chancellerie et dePalais. Etranger qui u'estpas naturalisé dans lepays où il demeure.

AUBAINE, s. f. Succession aux biens d’unÉtranger qui meurt dans un pays où il n’est pasnaturalisé. L'aubaine appartient au Roi. LeRoi a droit d'aubaine. CcSeigneur a droit d'au-baine. Le droit d'aubaine. Le droit d'aubainea été presque entièrement supprimé.

Aubaine , se dit figurém. et familièrem. Detout avantage inesDéré qui arrive à quelqu’un.Il lui est arrivé une succession qu’il n'espéroitpas , c’est une bonne aubaine pour lui.

AUBE. s. f. La pointe du jour. Il ne se metguère seul. L'aube du jour. Je me suis levé dèsl'aube du jour. On dit cependant ,5e lever avantl'aube, sans ajouter, du jour.

AUBE. s. f. Vêtement ecclésiastique qui estfait de toile blanche, et qui descend jusqu auxtalons. Vêtir une aube. Ceindre une aube.

AUBÉPIN, s. ni. ou AUBÉPINE, s. f. Ar-brisseau épineux, qui produit de petites fleursblanches par bouquets d'une odeur très-agréa-ble. Des branches d'Aubépine . L'Aubépine fleu-rit au mois de Mai. Le Rossignol aime l’Aubé-pine , et y fait ordinairement son nid. Le motà*Aubépine est beaucoup plus d’usage que ce-lui d 'Aubépin , qui ne se trouve que dans d§sPoésies anciennes.

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AUBÈRE, adj. des 2 . genres. Il se dit d’Uncheval dont le poil est couleur de pêcher, entreîe blanc et le bai.

AUBERGE, s. f. Maison où l’on trouve àmanger en payant, et où on loge en chambregarnie. Tonne auberge. On fait bonne chcredans notre auberge. Tenir auberge.

On dit aussi, Tenir auberge, pour dire,Avoir maison ouverte, recevoir (ont le mondeà sa table. Cette place est onéreuse , elle force àtenir auberge.

En parlant de l’Ordre de Malte, Auberqe sedit particulièrement Du lieu où les Chevaliersde chaque Langue sont nourris à Malte en com-mun. Il y a une auberge séparée pour chaqueLangue. L'auberge de France . L’auberge deProvence. L'auberge d’Auvergne . L'auberged'AUemagne. Un Commandeur qui tient au-berge. C'est un tel qui tient l'auberge deFrance.

Auberge, s. f. Espèce de pêche.

AUBERGINE, s. f. Plante d’Amérique , quiporte un fruit oblong de la forme du concom-bre. On l’appelle aussi Melongène .

AUBERGISTE, s. ni. Celui qui tient Au-berge . Il mange chez un Aubergiste.

AUBIER, s. m. Voyez Obier .

AUBIER, s. m.Le bois tendre et blanchâtrequi est entre l’écorce et le corps de l’arbre. Ceiarbre ne vaut rien à faire une poutre , il y fttrop d'aubier,

AUBIFOÏN. s. m. Sorte d’herbe qui croîtordinairement dans les blés, et que le peuplaappelle autrement Bluet, parce que sa fleur estbleue.

AUBIN, s. masc. Allure d’un cheval entrel’amble et le galop.

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AUCUN, UNE. adj. Nul. Vous n'avez au-cun moyen de réussir dans cette affaire. Je neconnois aucun de vos Juges. Je ne le veux enaucune manière.

Il s’emploie rarement au pluriel dans le sensnégatif. On peut dire cependant : Il ne m'arendu aucuns soins. Il n'a fait aucunes dispo-sitions, aucuns préparatifs.

Aucun, sans négation, s’emploie au pluriel.Il a obtenu ce qu'il demandait sans aucunsfrais.

Aucun, dans le même sens, s'emploie aussien style de Palais, Ce fait raconte par aucuns-et en stylemarotique ou badin,D’aucuns croi-ront que j’en suis amoureux. Il signifie alorsQuelques-uns.

AUCUNEMENT, adv. Nullement. En au-cune manière. J e n'en veux aucunement.

Il s em ploie aussi sans négative en style deChancellerie et de Palais, pour dire, En quel-que sorte, à certains égards. Le Roi ayant au**cunement égard à_...

AUD

AUDACE, s. f. Hardiesse excessive. Grandeaudace. Audace inouïe. Audace incroyable.Audace aveugle. Audace furieuse. Entrer avecaudace . 5e présenter, avec audace. Parler avec

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