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Tome premier. A - K.
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BAN

Mettre une banne sur un bateau , âepeur de lapluie ou de la chaleur.

Il signifie aussi Une espèce de grande mannefaite de branchage.

BANAER. v. a. Couvrir quelque chose avecune banne.

Banné , ée. participe. . . .

BANNERET. ad;. On appelai* autrefois ainsiCelui qui avoit droit de bannière à la guerre.Seigneur banneret. Chevalier bannerel.

HANNETON, s. m. Espèce de coffre percJqui sert à conserver le poisson dans Vêau.

BANNIÈRE, subst. f. Enseigne, Drapeau ,Étendard.

Anciennement on appeloit de ce nom l'En-seigne du Seigneur de Fief, sous laquelle sevangeoient ses Vassaux , lorsqu’ils alloicnt à laguerre. Et ce mot n’est plus d’usage en cetteacception que dans ce proverbe, Cent ans ban-nière , cent ans civière, par lequel on marqueles changemens de fortune qui arrivent dans lesfamilles.

A présent, Bannière signifie l’Enseigne oul’Étendard d’un vaisseau ou d’une galère, parlequel, quand il est arboré, on reconnoit dequelle nation est le vaisseau, s il est François ,Espagnol , Anglois, Hollandois, etc. Arborerla bannière. Trafiquer sous la bannière deFrance . On dit généralement aujourd’hui Pa-villon. Voyez ce mot.

Il signifie aussi l’Étendard d’une Église,d’une Confrérie, que l’on porte aux Proces-sions. La croix, et la bannière. La bannièreiVune Paroisse. La bannière d'une Confrérie.

On dit proverbial., Aller au-devant de quel-qu’un avec la croix et la bannière , pour dire,Eui faire une réception honorable.

On dit familièrem. et figurera., 5e rangersous ia bannière de quelqu’un, pour, Se rangerde son parti.

CANNIR. v. a. Condamner par autorité deJustice à sortir d’un État, d’une Province, d’unRessort, etc. Bannir à son de trompe . Bannirà temps. Bannir à perpétuité. Bannir d’unRessort, Bannir du Royaume .

Il signifie aussi, Chasser, éloigner, exclure.Il faut bannir les médisons des bonnes com-pagnies. Bannissons les fripons de notre so-ciété. Et on dit, Se bannir d’une compagnie ,pour dire, S’abstenir d’y aller.

Bannir, dans le sens d’éloigner de soi, sedit figurém. De diverses choses. Bannir le vice.Bannir toute crainte , toute honte. Bannir lechagrin de son esprit, B a finir un ingrat de samémoire*

Banni , ïe. participe.

U est aussi substantif. Obtenir U rappelrVun banni. Un misérable banni.

On dit d’Un homme odieux et méprisé, àqui toutes les portes sont fermées, qulï estbanni de partout ; et d’Une opinion générale-ment abandonnée, Cette opinion, ce systèmee.H banni de lo[1(es ies £ co l es ,

BANNISsable. adj. des 2 genres. Qui doiteue banni.

BANNISSEMENT, s. m. Condamnation àTome 1,

BAN

être banni par autorité de Justice. Être con-damné à un bannissement perpétuel. Longbannissement.

BANQUE, s. f. Le lieu où un homme quifait commerce d’argent, exerce sa profession.Porter de l’argent à la banque.

On dit d’Un homme voisin de sa ruine, etdont les ressources s’épuisent, Que sa banqueest à fond, est à sec.

Il se dit plus ordinairement De 1 état et dela fonction de celui qui fait un tel commerce.Tenir la banque. Faire la banque. Tenirbanque ouverte. Ce Négociant entend bien labanque.

Banque, signifie aussi, Une caisse publique,tenue sous la direction des Magistrats, et danslaquelle l’argent des particuliers est en dépôt.La Banque de Venise . La Banque d’Amsterdam.

Banque , en, de certains Jeux de cartes ouautres - se dit Du fonds d’argent que celui quitient le jeu a devant soi, pour payer ceux quigagnent contre lui. La banque est considérable.

BANQUEROUTE , s. f. Faillite que font lesNégocions qui manquent à payer leurs créan-ciers par insolvabilité feinte ou véritable. Ban-queroute frauduleuse. Faire banqueroute.

U se dit dans un sens plus étendu, De l’a-bandon qu’un homme fait de tous ses biens àses créanciers, faute de les pouvoir payer. Il atant fait de folles dépenses , qu’il a été obligé defaire banqueroute.

On dit figurément et familièrement, Fairebanqueroute, pour dire, Manquer à ce qu’on apromis, fl devoit etie de notre partie , mais ilnous a fait banqueroute ; et Faire banquerouteà l’honneur, pour dire, Manquer à son hon-neur, agir contre son devoir.

BANQUEROUTIER , s. m. Négociant qui afait banqueroute, et généralement tout débi-teur qui abandonne ses biens, et en fait cession.Oïi condamnoit autrefois les banqueroutiersfrauduleux au pilori et au gibet. On dit Ban -queroutière dans le même sens.

BANQUET, s. m. Festin, repas magnifique.Banquet somptueux. Assister à un banquet.

On appelle Le banquet des sept Sages, Lerepas ou on dit que se trouvèrent les sept Sagesde la Grèce. Et en Poésie on dit, Le banquetdes Dieux, pour dire, Le repas où l’on sup-posoit que les Dieux se trouvoient avec Jupiter.

On nomme Banquet Royal , Un repas decérémonie, où le Roi mange en public avectoute sa famille et tous les Princes et Princessesdu sang.

En termes de Dévotion, on dit, Le banquetdes Élus , le banquet de l'Agneau , pour dire,La joie de la béatitude céleste. Et on appelle laSainte Communion , Le sacré banquet.

BANQUETER, v. n. Faire bonne chère. Ondit de quelqu’un qui’se trouve fréquemmentdans de grands repas, Il ne fait que banqueter.Il est familier.

BANQUETTE, s. f. Terme de Fortification.Petite élévation de pierre, de terre, ou de ga-zon, pour tirer par-dessus le parapet d’un bas-tion, ou le revers d une tranchée.

B AP iai

Banquetxè, est aussi une sorte de banc rem-*bourré.

On appelle Banquettes , Les endroits relevésdun chemin, d’un pont, où il n’y a que lesgens de pied qui passent.

On donne ce nom aux petits bancs placésdans les salles de spectacles, dans les lieux d’as-semblée, et ou s asseyent les assistans. Dispo-ser des banquettes. Garnir une salle de ban-quettes.

BANQUIER, s. m. Celui qui tient banque,et qui fait commerce d’argent déplacé en place.Marchand Banquier. Les Banquiers de Lyon ,d’Anvers, de Paris . J’ai pour tant de lettres dechange sur un tel Banquier.

On appelle Banquier en Cour de Rome,Certains Officiers dont la fonction est de fairevenir dos expéditions de la Cour de Rome,comme provisions de Bénéfices, dispenses, etc.Banquier Expéditionnaire en Cour de Rome.

Banquier , se dit aussi, en de certains Jeux,De celui qui tient le jeu contre tous ceux quiveulent jouer avec lui, et qui a un certainfonds d’argeut pour les payer lorsqu’ils gagnent.Le Banquier a beaucoup gagné.

BANS. s. m. pl. Terme de Chasse. Nom qu’ondonne aux lits des chiens.

BANVIN. s. m. Droit qu’a un Seigneur devendre le vin de son cru, à l’exclusion de toutautre, dans sa Paroisse, durant le temps mar-qué par la Coutume.

BAP

BAPTÊME, s. m. ( Le P ne se prononçantpas, on écrit aussi Batême. ) Celui des sept Sa-cremens de l’Église par lequel on est fait Chrd- 'tien, et qui se confère par le moyen de l’eauqu’on verse sur la tête, et des paroles sacra-mentelles. Le Sacrement de Baptême. Le péchéoriginel est effacé par Veau du Baptême. Tenirun enfant sur les fonts de Baptême . Recevoirle Baptême. Nom de Baptême . Dans les pre-miers siècles de l’Église, on conféroit le Bap-tême par immersion. Baptême par aspersion.

On appellefigurcm .Baptême de sang , Le mar-tyre d’un Néophyte avant que d’être baptisé.

BAPTISER, ou BATISER. v. act. Conférerle Baptême. On baptise avec de Veau , au nomdu Père, et du Fils, et du Saint-Esprit .

II se dit quelquefois Des seules cérémoniesqui accompagnent le Baptême. Cet enfant n’estqu’ondoyé , il faut le porter à l’Église pour lebaptiser.

| On dit par extension, Baptiser des cloches ,pour dire, Les bénir avec certaines cérémonies,et leur donner un nom.

j dil proverbial, et abusivement, Baptiser ;quelqu’un, pour dire, Lui donner un sobri-quet; et figurcm. et familièrement, Baptiser sonfin, pour dire, Y mettre de l’eau. Cet homme-là n’aime pas à baptiser son vin.

Baptisé , ée. participe.

BAPTISMAL , ALE. adj. ( Le P et l’S seprononcent. ) Qui appartient au Baptême, quidonne le Baptême. L’eau baptismale. Garder(innocence baptismale..

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