Band 
Tome premier. A - K.
Seite
123
JPEG-Download
 

è

>

#•

BAR

garni de petites feuilles argentées ou soyeuses,et qui porte des fleurs légumineuses. On donnele même nom à plusieurs autres plantes dontle caractère est fort différent.

BARBE-DE-MOINE , ou Cuscute, s. fém.Plante. Elle pousse des filets rouges aussi déliésque les cheveux, et qui s’attachent à dilLrentessortes de plantes.

BARBE-DE-RENARD.s.f. Plante épineuse.De ses tiges dccouie une gomme nommée vul-gairement Gomme adragant, Les Peintres enfont usage, et elle entre dans quelques compo-sitions médicinales.

SAINTE-BARBE, s. fém. en termes de Ma-rine , Chambre des canonniers , l’endroit duvaisseau où l'on tient la poudre. Le feu prit àla Sainte-Barbe.

BARBEAU, s. m. Poisson d’eau douce, ainsinommé, parce qu’il a comme quatre barbes oumoustaches à chacun des deux côtés de la gueule.Barbeau de Seine .

Barbeau, est aussi Une petite plante qui vientdans les blés, et qui porte des fleurs bleues. Onl’appelle quelquefois Bluet

B ARBÉIER ou BARBOTER, v. n. Terme deMarine. Il se dit Du vent lorsqu’il rase la voile.

BARBERIE. s. fém. Terme des Statuts desPerruquiers, pour signifier L’art de raser et defaire les cheveux. Dans quelques communautésd’hommes, lieu où l’on fait la barbe.

BARBET, ETTE. s. Chien à poil long et frisé,qui va à l’eau. Ce barbet va bien ù Veau , il rap-porte bien. T ondreun barbet. Unebellebarbelte.

On dit familièrem. d’Un homme fort crotté,qu’Jl est crotté comme un barbet • et d'Unhomme qui en suit un autre partout, qu’il lesuit comme un barbet. Et dans le discours fa-milier, en parlant d’Un homme soupçonné derapporter tout ce qu’on fait, tout ce qu’on dit,on dit que C’est un barbet.

BARBETTE, s. f. Espèce de plate-formesans épaulement, d'où Ion tire du canon à dé-couvert. Tirer à barbette.

BARBICHON. s. m. Diminutif de Barbet.Un joli barbichon.

BARBIER , s. m. Celui dont la profession estde faire la barbe. Barbier Etuviste. BarbierPerruquier. Barbier de village.

On dit proverbialement, qu 'Un barbier rasel’autre , pour dire, que Les gens d’une mêmeprofession, de même humeur, se servent et sefavorisent mutuellement.

BARBIFIER, v. a. Raser, faire la barbe. Stylefamilier.

Babbifié, ée. participe.

BARBILLON, s. m. Diminutif de Barbeau,poisson.

On appelle aussi Barbillon , Ce qui pend enforme de moustache aux deux côtés de la gueuledu Baxbeau et de quelques autres poissons. Ma-fadîe qui v j[ en t > d ] a bouche des chevaux, desbœufs, à i a langue des oiseaux.

BARBON, s. m. Vieillard. Terme dont lesjeunes gens et les femmes se servent pour railleres Vieillards. Vieux barbon. Les jeunes qens semoquent des hurlons. En parlant d’Un jeune

BAR

homme trop sérieux pour son âge , ou dit,qu’il fait déjà le barbon.

BARBOTE, s. f. Poisson de rivière, qui a latête et la queue terminées en pointe.

BARBOTER, v. n. Mot qui sert à exprimerle mouvement et le bruit que certains oiseauxaquatiques font avec le bec , particulièrementles canes et les canards, quand ils cherchentdans l’eau pu dans la boue de quoi manger.Des canes qui barbotent dans une mare.

Il se dit aussi, pour, Marcher dans la bouehumide, s’y crotter. Le jardin est inondé, ony barbote partout.

BARBOTEUR. s. m. Ori appelle ainsi com-munément Un canard privé. Prendre un bar-bofeur pour un canard sauvage.

BARBOTEUSE, s. f. Raccrocheuse. Termed’injure et de mépris, en parlant d’Une femmede mauvaise vie, qui sollicite les hommes dansla rue. C’est une barbc’.euse. Il voit des barbo-teuses. Il est familier, et même populaire.

BARBOTINE. s. f. Semence menue, amèreet chaude, propre à fgire mourir les vers quis’engendrent dans le corps humain.

BARBOUILLAGE, s. m. Mauvaise peinture.Ce n’est pas là de la peinture , ce n'est que dubarbouillage.

Il se dit aussi d’Un récit, d’un raisonnementembrouillé. On ne comprend rien à ce bar-bouillage.

BARBOUILLER, v. a. Salir, gâter. Il lui abarbouillé le visage. Se barbouiller les mains.Il est tout barbouillé d’encre.

Barbouiller, signifie aussi, Peindre gros-sièrement de quelque couleur avec une brosse.Barbouiller, de noir un jeu de paume. Bar-bouiller un plancher. Barbouiller des portes }des fenêtres.

Il se dit aussi pour, Prononcer mal, parlersans ordre. Cet homme barbouille , on ne t’en-tend pas. Qu’est-ce qu’il barbouille? Il a bar-bouillé tout du long de son discours. Il a bar-bouillé sa harangue , veut dire, U l’a malprononcée:

On dit, Barbouiller du papier , pour dire,Mal écrire, soit pour les 1 caractères, soit pourla composition. Cet homme a barbouillé biendu papier en sa vie , et n'a jamais écrit uneligne qui vaille ; et, Barbouiller un récit , pourdire, L’embrouiller. Je ne sais comment il abarbouillé ce récit , cette affaire.

On dit figurément, qu'Un homme s’est bienbarbouillé , pour dire, qu’il a gâté sa réputation.Il s’est bien barbouillé dans le monde , dans saCompagnie. U est du style familier.

Barbouillé, ée. participe.

On dit proverbialement et bassement, d’Unepersonne qui dit quelque chose de fort dérai-sonnable et de fort ridicule, qu’Elle se moquede la barbouillée.

Il se dit aussi De ceux qui, ayant bien faitleurs affaires, se moquent de tout ce qui peutarriver, et de ce que l’on peut dire et faire. Ilne craint rien, il se moque de la barbouillée.

BARBOUILLEUR, s. m. Artisan qui peintgrossièrement avea une brosse des planchers.

BAR im

des murailles, des portes, des fenêtres. J’ai faitvenir un barbouilleur pour noircir ce jeu, depaume , pour blanchir mon escalier.

On appelle figurément Un mauvais Peintre,Un Barbouilleur.

On appelle de même Un méchant Ecrivain,Un Barbouilleur de papier • et simplement,Un Barbouilleur.

Il signifie aussi, Bavard confus, inintelli-gible. Faites taire ce Barbouilleur.

BARBU, UE, adj. Qui a de la barbe. Êtretout barbu.. Cette femme est barbue comme unhomme.

BARBUE, s. f. Poisson de mer, plat, et dugenre de ceux qu’on appelle Turbots. Grande.Barbue. Petite Barbue.

B ARCALON. s. m. Titre du premier Ministrede Siam.

BARCAROLLE. s. f. Chanson Italienne,chantée à Venise par le peuple, et surtout parles Gondoliers.

BÀRD. s. m. Civière à bras, sur laquelle onporte des pierres, du fumier et autres choses.Ils ont apporté cette pierre sur un bard.

BARDACHE. s. m. Terme obscène. Jeunehomme dont les Pédérastes abusent.

BARDANE , ou Glouteron. s. f. Plantequi croît le long des chemins. Il y en a de deuxsortes, la grande et la petite. Elle est vulné-raire, et a plusieurs autres vertus.

BARDE, s. f. C’étoit autrefois une especed’armure faite de lames de fer, pour couvrir lepoitrail et les flancs d’un cheval.

Barde , aujourd’hui ne se dit plus que poursignifier Une tranche de lard fort mince, donton enveloppe des chapons, des gelinottes, descailles, et autres oiseaux, au lieu de les larder.Une barde de lard. .

BARDE, s. m. Poète chez les anciens Celtes ,dont le principal ministère étoit de chanter lesvertus et les exploits des Héros. Le célèbreBarde Ossian .

BARDEAU , s. m. Petits ais minces etcourts,dont on couvre les maisons, et dont on se sertà divers autres usages. Un millier de bardeaux.Une maison couverte de bardeuii. Acheter dubardeau.

BARDELLE. s. f. Espèce de selle faite degrosse toile piquée de bourre.

BARDER, v. a. Armer et couvrir de bardes.Barder un cheval.

Barder, signifie encore,Charger des pierres,des bois, etc. sur un bard. Barder des pierres.Son plus grand usage est pour signifier, Couvrirde bardes de lard. Barder un chapon , une geli-notte , une caille , etc.

Bardé, ée. participe. Un cheval bardé etcaparaçonnê.Chapon bardé . Des cailles bardées.

■ On dit d’Un homme qui porte plusieurs dé-corations de diverses Cours, qu’/l est bardé decordons • et familièrement d’Un homme qui abeaucoup de* travers, qui prête beaucoup à laraillerie, qu Tl est bardé de ridicules.

B ARDEUR. sub 5 t. in. Qui porte un bard. Il,faut avoir, des bardeurs pour transporter cci'pierres.

16.

I