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attelé de boeufs, en usage chez d’anciens peu-ples du Nord , et sous nos Rois de la premièreRace.
BASTIDE. s. f. Noïiî qu’on donne à Mar-seille et dans les environs aux maisons de plai-sance.
BASTILLE, s. f. On appcloit ainsi autrefoisun Château ayant plusieurs tours proche l’unede l'autre ; et ce nom est demeuré long-tempsà un Château construit ainsi à Paris , par le RoiCharles Y, et qui depuis son règne a servi deprison d’État. Les prisonniers de la Bastille.Nos citadelles sont autant de Bastilles.
Proverbialement et figurément, en parlantd’Un homme qui ne bouge de sa place, quoi-qu’on l’appelle, on dit, Tl ne branle non plusqu'une Bastille, que la Bastille .
BASTILLE, ÈE. adj. Il se dit en termes deBlason des pièces qui ont des créneaux renver-sés qui regardent la pointe de Vécu. D’argentau chef bastille d'or,
BASTINGUE. s. f. Nom qu’on donne surles vaisseaux à des toiles matelassées, pour ca-cher à l’ennemi dans un combat ce qui se faitsur le pont, et pour parer les balles de fusil.
BASTINGUER, (Se Bastingueiï) y, pro-nominal. Ten’dre des bastingues. Nous nousbastinguâmes.
BàstihguÉ, ée. participe.
BASTION, s. m. Ouvrage de fortificationun peu avancé hors du corps d’une Place, ayantdeux flancs et deux faces, et tenant des deux côtésà la courtine. Bastion Royal. Bastion revêtu depierre ou de brigue. Bastion bien flanque. Gorgede bastion. Face de bastion. Miner un bastion. *Attaquer un bastion. Défendre un bastion. Ile-lever un bastion. '
BASTIONNÉ, ÊE. adj. Une tour bastionnêe ,Fortification qui tient de la tour et du bastion.
BASTONNADE, s. f . Coups de bâton.Don nerdes bastonnades. Il craint la bastonnade.
BÀSTTJDE. s. f. Terme de Marine. Espècede filet dont on se sert pour pêcher dans lesétangs salés.
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BAT. s. m. (Le T se prononce.) Queue depoisson. Le poisson est mesuré entre oeil et bat.On dit, qu’Tl a tant de pouces entre œil et bat ,pour dire, Entre l’œil et la queue.
BAT. s. m. Selle pour Jes bêtes de somme.Bdt de mulet, de cheval , d'âne. Cheval de bât.Ce bdt blesse ce mulet. Rembourrer un bdt.
On dit figurent'. d’Un sot, d’Un lourdaud,
C est un cheval de bât On dit aussi, en parlant'd’Un homme chargé dans une maison, dansune communauté, de la grosse besogne que lesautres refusent, C'est le cheval de bdt ; et pro-verbialement et figurément d’Un homme qui aquelque chagrin caché, Vous ne savez pas oùle bât le blesse.
BATAILLE, s. f. Combat général de deuxarmées. Bataille rangée. Sanglante , furieusebataille. Bataille navale. Le gain , la perte d'unebataille. Jour de bataille. Champ de bataille.Ordre de bataille. Combattre en bataille ran-
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gêe. Ranger en bataille. Marcher en bataille,en ordre de bataille. Gagner, perdre une ba-taille. Hasarder une bataille. Présenter la ba-taille. Mettre Varmée en bataille. Le champ debataille nous est demeuré.
On appelle Corps de batttille, Celte partiede Varmée qui est entre deux ailes, et qu’autre-fois on appeloit La bataille.
On appeloit aussi autrefois, Maréchal debataille, Sergent de bataille , Des Officiers deguerre dont la charge étoit de mettre les troupesen bataille. Et on appelle Cheval de bataille ,Un cheval propre h bien servir un jour decombat.
On dit figurément, qu’il a bien fallu donnerdes batailles , qu’on a donné bien des bataillespour en ■venir là , pour dire, qu’il a fallu biencontester, bien disputer, bien se tourmenter,surmonter bien des obstacles pour, etc.
On 'dit figurcment d’Un homme qui a rem-porté l’avantage sur un autre dans une dispute,que Le champ de bataille lui est demeuré.
On dit aussi figurém. d’Un homme qui dis-pute, qui entreprend quelque chose dans un lieu,dans des circonstances qui lui sont favorables,qu’il n'a pas niai pris son champ de bataille.
On dit aussi figurément d’Une chose sur la-quelle un homme compte le plus, que C’est soncheval de bataille , qu’l! en fait son cheval debataille.
La bataille est aussi Une espèce de jeu decartes. Les enfans jouent à la bataille,
BATAILLÉ, ÉE, adj. se dit en termes deBlason , d’Üne cloche dout le battant, qu’onnomme Batail , est d’un autre émail que lacloche.
BATAILLER, v. n. Il est vieux dans le sensde Donner bataille, et il ne se dit pins que dansle sens figuré, pour dire, Contester fort, sedonner beaucoup d’agitation. Il a bien fallubatailler pour en venir là. On a bien bataillé.
BATAILLON, s. m. Troupe d’infanterie deplusieurs centaines d’hommes. Bataillon carré.Bataillon rond. Bataillon en bataille. Bataillonen colonne. Bataillon épais , serré. Former unbataillon. Serrer, étendre , rompre, rallier unbataillon. Percer , enfoncer , renverser un ba-taillon. Ouvrir un bataillon. Le flanc d'un ba-taillon. Le front d’un bataillon.
BATARD, ÀRDE. adj. Qui n’est pas de lavéritable espèce, mais qui en approche, et quien est comme dérivé. Olivier bâtard. Couleurbâtarde. 11 se dit dans le même sens Des Fruits.Bergamote bâtarde , etc.
On appelle Lévriers bâtards , Ceux qui sontnés de l’espèce des lévriers et de celle des mâ-tins; et Bâtard de dogue, Un chien né d’un dogueet d’une chienne d’un autre Pays que l’Angle-terre, ou d’une autre espece de chiens.
On dit proverbialement et bassement, L'hi-ver n'est point bâtard , s’il ne vient tôt, il vienttard.
On appelle Porte bâtarde, Une porte demaison, qui n’est ni petite porte, ni porte co-chère. Et oü appelle en termes d’Ecrîvain ,Lettre bâtarde, Une sorte de lettre qui est entre
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la lettre ronde et la lettre italique. Écrire ertlettre bâtarde. Cette sorte d’écriture s’appelleaussi substantivement De la bâtarde.
BÂtahd, se dit substantivement et adjecti-vement d’Un enfant né hors de légitime ma-riage. C’est un bâtard. C'est le bâtard, labâtarde d’un tel. Légitimer un bâtard. Les bâ-tards avoient autrefois une part dans la succes-sion du père. Heureux comme un bâtard. En-fant bâtard. Race bâtarde. Ligne bâtarde, Lesdescendans d’un bâtard.
BATARDEAU, s. m. Espèce de digue faitede pieux, d’ais et de terre, pour détourner l’eaud une rivière. Faire un batardeau.
BATARDIÈRE. s. f. Terme d’Àgriculture .Plant d’arbres greffés qu’on élève dans des pé-pinières, pour les transplanter dans des jardins.
BÂTARDISE, s. f. État de celui qui estbâtard. La bâtardise exclut de toute successionen France .
BATA VE. s. et adj. Ancien nom des habi--tans de la Hollande. Les Bataves, les peuplesBataves. La République Batave .
BATEAU, s. m. Espèce de barque, dont onse sert ordinairement sur les rivières. Bateaucouvert. Bateau de pêcheur. Passer en bateau.Faire remonter un bateau.
On appelle Pont de bateaux, Un pont faitavec des bateaux attachés les uns aux autres.Et on dit, Bateau de sel , de foin , de bois , etc,pour dire, Un bateau chargé de sel. de foin, etc.
On dit figurément, qu’C/n homme est encoretout étourdi du bateau , pour dire, gu Tl n’estpas encore remis des fatigues d'un long voyage,ou du trouble que lui a causé quelque accidentfâcheux.
Bateau, se dit aussi De la menuiserie d’uncorps de carrosse. Le bateau de ce carvosse n’estpas bien fait.
BATELÂGE. s. m. Métier ou tour de ba-teleur.
BATELÉE. s.f. La charge d’un bateau. Râ-telée de foin. Batelée de bois.
Il se dit figurément et familièrement d’Unemultitude de gens ramassés. Il vint une bateléede gens dans sa maison.
BATELET. s. m. Petit bateau. Il est venusur un batelet.
BATELEUR, EUSE. s. Faiseur de tours depasse-passe. Ce Bateleur est bien adroit, biensubtil.
On appelle aussi dé cette sorte, Ceux quimontent sur des tréteaux dans les' places pu-bliques , comme les Charlatans, les Danseurs decorde, les Joueurs de farce, etc. Il s’amuse àregarder les Bateleurs. On dit d’Un homme quis’amuse à faire de petits tours de souplesse,qu'il fait le Bateleur.
BATELIER, ÈRE. s. Celui ou celle dont laprofession est de conduire un bateau. Bon Ba-telier.
BATÊME et ses dérivés. Voyez Baptême.
BATER, v. act. Mettre un bût sur une bêtede somme. Bâter un cheval, un mulet.
Bâté , ée. participe.
On dit proverbialement et figurément d’Un