BOEU
chandelle ou la bougie ne le g:\te. Bobèche d’ar-gent. Bobèche de cuivre.
BOBINE, s. f. Espèce de fuseau sur lequelon dévide du fil, de la soie, de l’or, etc. Labobine n'est pas assez pleine.
BOBINER, v. act. Dévider du fil, de lasoie, etc. sur la bobine.
Bobiné, ée. participe.
BOBO. s. ni. Mot pris du langage des enfans,qui se dit de quelque leger mal. On lui a faitbobo, du bobo. Un petit bobo.
BOC
BOCAGE, s. m. Bosquet, petit bois. A l'ombred’un bocage.
BOCAGER , ÈRE. adj. Qui liante les bois.Il n’est guère d’usage qu’en style de Poésie.Les Dieux, bocagers. Nymphe bocagère. Ilvieillit.
BOCAL, s. m. Mot pris de la Langue Ita-lienne , pour signifier, Une bouteille de verreou de grès, dont le col est court et l’ouverturelarge, et qui «sert à différons usages. Un bocalde vin.
Il se dit encore 'd’Üne espèce de bouteilleronde de cristal ou de verre, remplie d’eau ,dont plusieurs Artistes se servent pour voirplus distinctement en travaillant.
BOCARD. s. TS. Machine au moyen de la-quelle on écrase la mine avant que de la fondre.Passer une mine au bocard.
BOCARDER. v. a. Passer au bocard. Bocar -der la mine.
Bocàudé , ée. participe.
BOD
BODRUCHE. s. f. Voyez Baudiujche,BOEU
BOEUF, s. m. Taureau châtré. Bœuf cfuitire à la charrue. Bœuf de labour. Troupeaude bœufs. Une couple de bœufs. Une paire debœufs. Un attelage de bœufs. Accoupler lesbœufs. Découpler les bœufs. Des pas de bœufs.Langue , cote, pied de bœuf. Engraisser desbœufs. Mettre des bœufs à Vengrais. Un jougde bœufs. Une étable à bœufs. Le meuglement,le beuglement d'un bœuf. Des bœufs gui mu-gissent. Tuer un bœuf. Du cuir de bœuf. Unnerf de bœuf. Une pièce de bœuf tremblante.Un palais de bœuf. Un trumeau de bœuf Unetranche de bœuf. Une culotte de bœuf. Un mor-ceau de bœuf. Bœuf fumé. Bœuf salé. Bœufentrelardé. Persillade, miroton de bœuf.
Boeuf , se dit pour Taureau, dans ces phrases :Des bœufs sauvages. Le bœuf Apis.
On appelle Bœuf « la mode , Du bœuf assai-sonné et cuit dans son jus. Et en parlant Decertaines choses dont on fait un usage ordi-üi ùte , et meme de certaines personnes remar-quables par leur assiduité à fréquenter unetable, une maison, on dit familièrement, queL est la pièce de bœuf.
Boeuf, se dit par injure, d’Un liomme slu-ptde et hébété. C'est un bœuf , un vrai bœuf.Lourd comme un bœuf On appelle QLil-ae-
SOI
bœuf, Une lucarne ronde ou ovale, quon placeordinairement dans la couverture d’un bâti-ment.
B OH ‘
BOHÈME, ou BOHÉMIEN, BOHÉMIENNE,s. On les nomme aussi Égyptiens. Ces mots nesont point mis ici pour signifier Les peuples decette partie de l’Allemagne qu’on appelle Bo-hème , mais seulement pour désigner Une sortede vagabonds qui courent le pays, disant labonne aventure, et dérobant avec adresse. Unetroupe de Ho/iemtens.
On dît familièrem. d’Une maison où il n’ya ni ordre ni règle, que C'est une maison deBohème.
On dit proverbialement, qu’Un homme vitcomme un Bohème , pour dire, qu'il vit commeun homme qui n’a ni feu ni lieu; et Foi deBohème , pour exprimer Une foi pareille àcelle que les Bohèmes sont supposés se garderentre eux.
B O I
BOlARD. s. ni. Nom qu’on donne aux Sei-gneurs et Sénateurs de Russie , et aux parensdes Vaivodes de Transilvanie.
BOIRE, v. a .Je bois, tu bois , il boit’ nousbuvons f vous buvez, ils boivent. Je biivois. Jebus. Je boirai. Bois. Qu’il boive. Que je busse.Je boirois. Avaler une liqueur. Boire de Veau ,du vin, de la bière, etc. Boire frais. Boire à laglace. Boire chaud. Boire dans le creux de la?■piain , Boire à la fontaine. Boire d'un trait.Boire à longs traits , à la régalade. Boire uncoup , un grand coup. Verser à boire. Donnez-moi à boire, ou simplement, A boire. Faireboire un cheval au seau , le mener boire.
On appelle Vin prompt à boire , Du vinqu’on boit dans la primeur, et qui n’est pas 'degarde ; et y in prêt ci boire, Du vin qui a acquissa maturité, qui est en état d’être bu.
On appelle Chansons à boire, Des chansonsfaites pour être chantées à table.
On dit proverbialem., A petit manger bienboire, pour dire, qu’Ayant peu à manger, ons’en dédommage en buvant beaucoup; qu’Unhomme boit bien, qu’il boit sec, pour dire,qull boit beaucoup; Boire d’autant , pourdire, Boire à tout propos ; et, Boire à sa soif ,pour dire, Ne boire que quand on en a effecti-vement besoin.
Boire à la santé Je quelqu'un. Boire la sautede quelqu’un, aux inclinations de quelqu'un.Boire à quelqu’un. Façons de parler dont on sesert à table, en buvant les uns aux autres.
On dit de même, Boire au bon retour dequelqu'un, pour dire, En signe de joie de sonarrivée; et, Au retour , au prompt retour , àV heureux voyage, pour exprimer Les vœuxqu on fait en faveur de celui qui part.
On dit proverbialement, Boire à tire-larigot,en tire-larigot, boire comme un Templier ,boire comme un trou, comme une éponge, pourdire, Boire excessivement; Boire une rasade,boire un rouge bord , pour dire, Boire un verre
B OI i4q
plein de vin, boire le verre tout plein ; Boire àla ronde , pour dire, Boire à la santé de tousles conviés l’un après l’autre; et, que Les con-vies burent à lu ronde, pour dire, qu’fis burenttour à tour à la santé les uns des autres ; Boireun doigt de vin, pour dire, Boire un petit coup;Boire ensemble, pour dire , Faire un repas en-semble. Quand boirons-nous ensemble? Et euparlant de deux personnes qu’on a réconciliées,et à qui on a donné ensuite à manger, on dit^qu'On les a fait boire ensemble.
On dit, Donner pour, boire à des ouvriers,pour dire, Leur donner quelque chose par-dessus leur salaire. Donner pour boire , sc ditaussi De tout -ce que l’on donne h de petitesgens, ou par libéralité, ou pour quelque petitservice qu’on en a reçu. #
Boire le vin du marché, se dit proverbiale-ment De ceux qui, après avoir fait un marché,vont boire ensemble. On dit aussi, Boire le v:nde l'étrier , pour dire, Boire un verre de vinquand on est sur le point de partir d’une hôtel-lerie.
Ou dit proverbialement, en partant d’Unbon vin, Qui bon l'achète, bon le boit ; et figu-rément, pour dire, qu’il ne faut point plaindrel’argent h de bonne marchandise.
On dit proverbial, et figurém. qu’Ori nesauroit faire boire un ilne s’il n'a soif, pourdire, qu’On ne peut pas persuader â de cer-taines gens de faire ce qu’ils n’ont pas envie defaire.
Proverbialement et figurém., pour signifierqu’on est trop engagé dans une affaire pourreculer, on dit, que Puisque le vin est tiré, ille faut boire ; et qu Tl faut boire le calice, pourdire, qu’il faut le soumettre à faire ou à souffrirce qu’on ne sauroit éviter; et qu’il faut boirele calicç jusqu’à la lie , pour dire, Supporterun malheur dans toute sou étendue.
Le Roi boit. Sorte de cri, de réjouissanceparmi ceux qui mangent ensemble le jour desRois, après avoir fait un Roi de la fève. Oncrie, Le Boi boit, Toutes les fois que le Roi dela fève boit. Quand c’est une femme qui est laReine de la fève ; , on crie, La Reine boit.
On dit populairement, Faire le Roi-boit, lafête du Roi-boit , pour, Le festin du jour desRois. Il est mieux de dire en ce cas, Faire lesRois',
Bojbe, signifie aussi quelquefois S’enivrer,Il est sujet ii boire. Il boit.
On dit proverbial., Qui a bu boira, pourexprimer Un défaut dont on ne se corrige jamais.
On dit proverbial., O/i ne sauroit si peuboire qu ou ne s'en sente, pour dire, qu’il ar-rive presque toujours h ceux qui boivent un peutrop, de dire ou de faire quelque chose de malà propos.
On dit figurcment, Boire un affront, pourdire, Souffrir une injure sans en témoiguer deressentiment; et, Qui fait la faute laboit, pourdire, Que celui qui a fait une faute en’doit por-ter la peine.
On dit que Le papier boit , pour dire, queL’encre perce au .travers; et que La terre boit