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Tome premier. A - K.
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zamper « la vue des ennemis. Il entend admi-rablement bien Yart de camper.

Il est aussi actif. Ce Général a campé sonarmée entre la montagne et la rivière. Il secampe toujours avatitageusement. Il s’etoitcampé près d'une telle ville.

On dit proverbialem. d’Un homme, qu ilcampe, pour dire, qu’il n’a point de logis as-suré, qu’il eu change tous les jours.

On dit vulgairement, Se camper, pour dire,Se placer. Il vint hardiment se camper dans lameilleure place. Oit vous êtes-vous allé camper?Vraiment vous voilà bien campé.

On dit aussi, Se camper , pour dire, Seuettre en certaine posture, se placer de cer-taine manière sur ses pieds. Il se campe bien.Il est bien campé sur ses jambes.

Campé, ée. participe.

CAMPHORÀTA. s. f. Plante qui s’élève àla hauteur d’environ un pied et demi, et donton fait usage en Médecine.

CAMPHRE, s. m. Espèce de gomme orien-tale, dont l’odeur est très-forte. Le camphre estfort combustible. Le camphre étoit le principalingrédient gui entroit dans le feu grégeois.

CAMPHRÉ, ÉE. adj. Il n’est guère d’usageque dans ces phrases, De lesprit-de-vin cam-phré, de Yeau-de-vie camphrée , qui se disentDe l’esprit-de-vin et de i’eau-de-vie où l’on amis du camphre.

CAMPHRÉE, s. f. Plante fort commune dansla Provence et le Languedoc. On en fait grandusage en Médecine, surtout dans les maladieschroniques.

CAMPINE . s. f. Espèce de petite poulardefine.

CAMPOS. s. m. (On ne fait point sentir l'S.)Mot qui est pris du Latin, et signifie propre-ment Le congé qu’on donne «i des écoliers.Des écoliers qui ont campos , qui demandent'campos. Dans le style familier, il se dit Desheures ou des jours où des personnes d’étudeet de cabinet se donnent quelque relâche. Il apris campos aujourd'hui.

CAMUS, USE. adj. Qui a le nez court etplat. Un nez camus.

Il s’emploie aussi substantivement. Un vilaincamus. Une petite camuse.

Il se dit encore De quelques animaux. Un'chien camus, Un cheval camus.

On dit figurément et familièrement d’Unhomme qui a été trompé dans l’attente de quel-que chose, qui J est bien camus. Le voilà biencamus.

On dit dans le même sens et familièrement,qu’On a rendu un homme camus , pour dire,qu’On l’a réduit à ne savoir que dire. Il voulolifaire le capable , on Va rendu bien camus.

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^NADE. s. m. Oiseau He l’Amérique , quiP aS *f P° Ur k plus b'eau des volatiles.

. NAlLïji^ s £ collectif. Terme de mé-pris, qui se dit De la plus vile populace. Il n’yevoit point là d honnêtes qens, il n’y avoit que<le la canaille. Toute la canaille s'attroupe

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dans la place publique. C’est uii bateleur guiamuse la canaille.

On appelle aussi Canailles , au pluriel, Desgens qu’on méprise. Ce ne sont que des ca-nailles.

On appelle quelquefois Canaille , par jeu etpar Radinerie, De petits enfans qui font dubruit. Chassez-moi cette canaille: faites tairecette petite canaille.

CANAL, s. m. Conduit par où l’eau passe.En ce sens, il se dit Des aqueducs et des tuyauxdes fontaines. Canal de bois, de plomb , de pierre.Conduire Veau par canaux , Les canaux de lafontaine sont rompus.

Il se dit aussi De certaines pièces d’eauétroites et longues, qui servent d’ornement auxjardins. Creuser un canal. Vider un canalNettoyer un canal. Le canal est à sec.

Il se dit aussi Du lit d une rivière. On voitde là le canal de la rivière, le canal de la Seine .

Il se dit aussi De certaines conduites d’eauqui sont tirées d’un lieu à un autre pour lacommodité du commerce. Le canal de Bruges .Le canal de Briare. Le canal de Languedoc.C'est un .pays tout coupé , tout traversé dûcanaux.

On appelle aussi Canal, Certains lieux oùla mer se resserre'entre deux rivages. Le canalde Constantinople. Le canal de la Mer-Noire .Le canal de Malte .

On dit en termes de Marine, que Les galèresou les barques font canal , Quand elles fontleur route d’un lieu à l’autre par la haute mer,et, non le long des eûtes, el terre à terre.

On appelle Le canal de la verge , Le conduitpar où passe l’urine des hommes. Uriner nplein canal

Canad , signifie figurément La voie, lemoyen, l’entremise dont on se sert pour quel-que chose. Vous ne réussirez dans cette affaireque par ce canal, que par le canal d’un tel LesSacrcmens sont les canaux par lesquels Dieu répand ses grâces.

En Anatomie , on appelle Canal thor.ichique,Un canal qui sortant du réservoir de Pecquet,et couvert de la plèvre, s’élève dans le thoraxou la poitrine à coté de l’aorte.

CANAPÉ. subst. m. Sorte de grand siège àdossier, où plusieurs personnes ensemble peu-vent être assises, et dont on se sert quelquefoiscomme de lit de repos. Un canapé de velours.Un canapé de maroquin.

CANAPSA. s. m. Sac de cuir que porte sur lesépaules un goujat, ou un pauvre artisan,quand il voyage.

On donne aussi le nom de Canapsa, àl’homme qui porte ce sac. Je l’ai vu un pauvrecanapsa, simple canapsa dans le régiment.

CANARD, s. m. Sorte d’oiseau aquatiqueCanard sauvage. Canard de rivière. Canardprivé. Chasser aux canards. Tirer aux canards.Un potage aux canards.

On dit proverbialement Plonger comme uncanard , pour dire, Plonger habilement. On ledit aussi figurément, pour, S’esquiver r se sous-traire à un danger.

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On se sert des canards privés pour prendredes canards sauvages : et on appelle figurémentCanard privé, Un homme aposté pour en at*tirer, pour en attraper d’autres.

On appelle Canards , Les chiens qui ont lepoil épais et frisé, qui sont dressés pour allerquérir dans 1 eau les canards qu'on a tirés.

CANARDER, v. a. Tirer sur quelqu’un d'unlieu où Yon est à couvert. Les soldats qui s’a-vancèrent jusque dans les faubourgs , furenttués par. les ennemis, qui les canardoient desfenêtres.

Canardé, ée. participe,

CÀNARDIÈRE. s. f. Lieu qu’on préparedans un marais, pour prendre des canards sau-vages dans des nasses.

Canardière, en parlant Des fortificationsqu’on faisoit autrefois dans les Châteaux , se ditd Une guérite, ou d’une autre pièce d’où l’onpotivoit tirer en sûreté.

CANARI, s. m. Serin des îles Canaries .

CANCAN. Voyez Quasquan.

CANCEL. subst. m. ( Quelques-uns disentChancel ) Cet endroit du chœur d’une Églisequi est le plus proche du grand Autel, et quiest ordinairement fermé d’une balustrade.

Il se dit aussi Du lieu sur lequel on tient leSceau , et qui est aussi entouré d’une balus-trade.

CANCELLER, v. act. Terme de Jurispru-dence . Annuler une écriture en la barrant oucroisant h traits de plume, ou en passant le ca-nif dedans. Canceller et annuler des lettres .

Cancellé , ée. participe.

CANCER , s. m. (On prononce l’R.) Espècede tumeur maligne qui dégénère en ulcère,principalement au sein. Une femme qui a uncancer au sein. Arracher un cancer. Extirperun cancer. Elle ale sein tout rongé d’un cancer.

Cancer, s. m. Un des signes du Zodiaque,ainsi appelé, parce qu’on a accoutumé de lereprésenter par la figure d’une écrevisse. Lesigne du Cancer . Le tropique du Cancer .

CANCRE, s. m. Espèce d’écrevisse de mer.Manger des cancres.

Cancre , est aussi un terme de mépris ou decompassion, pour désigner Un homme sansfortune, et qui ne peut faire ni bien ni mal àpersonne. C’est un pauvre cancre.

Cancre, est aussi un terme injurieux, quise dit d’Un homme méprisable par son avarice.C’est un cancre. C’est un vilain cancre.

CANDÉLABRE, s. m. Grand chandelier faita 1 antique. Il y avoit dans la suilc plusieurscandélabres.

Candélabre, «en termes 'd' Architecture , sedit d Un couronnement en forme de balustrequi figure une torchère.

CANDEUR, s. f. Pureté d’âme. La candeurde son dme. La candeur de ses mœurs. Agiravec candeur. Un procédé plein de candeur.Abuser de la candeur de quelqu’un. Un fauxair de candeur. On diroil la candeur même.

CANDI, adj. Sucre candi; c’est le sucre dé-puré et réduit en forme de cristal.

CANDIDAT. 5. m. On appeloit ainsi ch«&