sot CAS
CASSEROLE , s. fém. Espèce d’usîensile docuisine, dont on se sert à divers usages. Casse-role de cuivre. Casserole de terre cuite.
CASSE-TÊTE, subst. m. Terme qui se dit,dans le discours familier, De tout ce qui di-mande une grande application, une grand;contention d’esprit. L'Algèbre est un vrai
casse-tête.
On dit aussi d’Un vin fumeux, que C'est ui:casse-téte , parce qu’il porte à la tête, qu’ilfait mal à la tête.
C’est aussi le nom d’une espèce d’arme particulière aux Sauvages de l'Amérique . Elle estd’un bois fort dur.
CASSETlN. s. m. Terme d'imprimerie. Onappelle ainsi chacune dos petites cellules carréesqui divisent une casse d’imprimerie. Chaquelettre a son cassetin.
CASSETTE, subst. f. Petit coffre où l’onserre ordinairement des choses de conséquence.On lui a pris ses pierreries dans sa cassette.iScùsir, ouvrir une cassette.
On appelle La cassette du Roi , La sommeque le Carde du Trésor Royal porte au Roi lepremier jour de chaque mois. Le Roi a donnéà un tel une pension sur su cassette.
CASSEUR, subst. m. Il n’est guère d’usagequ’en cette phrase proverbiale, Un grand cas-seur de raquettes , qui se dit d’Un homme vertet vigoureux. Il se vante /ort, il se donne pourun grand casseur de raquettes.
CASS1D( TNE . s. f. Pierre précieuse dontles Anciens faisoient des vases.
CASSIE. s. f. Arbre qui nous a été apportédes Indes, et qui croit à présent en Provence .Ses fleurs ont une odeur agréable. Les Parfu-meurs en font usage.
CASSIER. s. m. L’arbre qui porte la cosse.
CÀSSINE. s. f. Petite maison détachée aumilieu des champs, qu’on fait servir de poste àla guerre. On délogea les ennemis de plusieurscassines. On appelle ainsi en quelques Pro-vinces Une petite maison de plaisir hors de laville. Une johe cassine.
CASSIOPEE, s. f. Constellation de l'hémi-sphère septentrional.,
CASSOLETTE, s. f. Vase où Ton met deseaux de senteur ou d’autres parfums, pour lesfaire évaporer par le feu. Une cassolette d'ar-gent. Mettre du feu sous une cassolette. LesArchitectes emploient des cassolettes de sculp-ture dans les ornemens.
Il se dit aussi De l’odeur même qui s’exhalede la cassolette. Voilà une bonne cassolette.
On. dit ironiquement d’Une mauvaise odeur :Quelle cassolette.' Voilà une terrible cassolette ’
CASSONADii,, s. fém. Sucre qui n’est poi.itencore affiné. Ces confitures ne sont faitesqu'avec de la cassonade.
CASSURE, s. f. Il se dit De l’endroit où uncorps est cassé. Faire disparoitre une casswe.On dit familièrement j La cassure de son brasest bien reprise.
CASTAGNEÏTE. s. f. Instrument composéde deux petits morceaux de bois creusés, queTon tient dans la main, et que l’on frappe l’un
CAS
î tontre l’autre en cadence, en mettant les deuxconcavités l’une contre l’autre. Jouer des cas-tagnettes. Danser avec des castagnettes.
CASTE, s. f. On appelle ainsi Les Tribusdans lesquelles sont divisés les Idolâtres desTildes Orientales. La Caste des Bramines. LaCaste des Banians.
CASTILLE, s. f. Débat j démêlé, différentde peu d’importance. U n’est plus guère d’usageque dans les phrases suivantes: Ils ont tuujoucquelque castdle ensemble; ils sont toujours encastille. Il n’est que du style familier.
CASTINE. subst. f. Pierre blanchâtre qu’omêle avec la mine de fer pour en faciliter la fu-sion * en absorbant les acides du soufre quisont la matière la plus ennemie du fer.
CASTOR, s. m. Animal amphibie, qui ha-bite ordinairement dans les lieux aquatiques,et qui se trouve dans la Nouvelle-France. LesVoyageurs disent que les castors ont fait plu-sieurs chaussées dans le Canada . Poil de castor.Peau de castor. Chapeau de castor. Drap decastor. Ras de castor.
Il signifie aussi Le chapeau môme qui se faitavec le poil du castor. Acheter un castor. Uncastor neuf. Un vieux castor. Un castor ras ,lustré.
On appelle Demi-castor, Un chapeau quin’est pas fait entièrement de poil de castor, etdans lequel il entre d’autre poil ou de la laine.
CASTORÉUM. s. m. Matière tirée du Cas-tor, propre à fortifier la tête, les parties ner-veuses, etc.
CASTRAMÉTATION, s. f. L’art de camper,Il ne se dit guère qu’en parlant De la manièrede camper des Anciens. Ce livre traite de lacastramétation des Grecs , des Romains.
CASTRAT, s. m. Chanteur qu’on a châtrédans l’enfance, pour lui conserver une voixsemblable à celle des enfans et des femmes.Les Castrats chantent les dessus. Les Castratsviennent d'Italie .
CASTRATION. s„ f. Terme de Chirurgie .Opération par laquelle on châtre un. homme,un animal.
GASUALITÉ, s. fém. Qualité de ce qui n’arien de certain ni d’assuré.
CASUEL, ELLE, adj, Fortuit, accidentel,qui peut arriver ou n’arriver pas. Cela est ca-suel. Cela est fort casuel. On dit d’Un emploisujet à révocation, d’une charge qui peut seperdre par mort, que Ce sont des emplois ca-suels , des charges fort casuelles.
On dit populairement d’Une cîiose fragile,Prenez garde , cela est casuel.
On appelle Droits casuels , Certains profitsde Fief qui arrivent fortuitement, comni“ lesiods et ventes, etc. Le droit d'aubaine est undroit casuel.
Parties casueli.es. Ce sont les droits quireviennent au Roi, pour les Charges de JuJi-, cature ou de Finance, qu ;nd elles changent detitulaire. 1 resorier des Parties casuelles.
Parties casuelles , se dit aussi Du Bureauétabli pour le recouvrement de ces sortes dedroits. Lever une charge aux Parties casuelles,
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la payer aux Parties casuelles. Une quittancedes Parties casuelles.
On dit, qu’Une charge vaque aux Par-ties casuelles } pour dire, qu’Elle vaque au pro-fit du Roi.
Casuel, est aussi substantif masculin; et’n celte acception, il se dit Du revenu casuell’une Terre ou d’un Bénéfice. Le casuel Je cetteerre vaut mieux que le revenu certain. Le ca-suel dune cure.
CÀSUELLEMENT. adv. Fortuitement, parhasard. Il n’est guère d usage.
CASUISTE. s. m. Théologien qui enseignela Théologie morale, et qui résout les cas deconscience. Casuiste severe. Casuiste rigide. Ca-suiste relâché. Les anciens Casuistes. Les Ca -suistes modernes. Consulter les Casuistes. LeCasuiste le plus sur , c : esi la conscience d’unhomme de bien.
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CATÀCIIRÈSE. s. f. ( On prononce Cafa-hrèse. ).Figure de discours, espèce de méta-phore qui consiste dans l’abus d’un terme ,comme, Ferré d'argent ; aller à cheval sur unbâton.
CATACLYSME, s. m. Terme didactique.Grande inondation.
CATACOMBES, s. f. plur. Grottes souter-raines, ou carrières d’où l’on tiroit la pierre etle sable, et dans lesquelles on enterroit lescorps morts. Les Catacombes de Rome. LesCatacombes de Naples . Il y a plusieurs Mar-tyrs enterrés dans les Catacombes. Visiter lesCatacombes.
. CATADOUPE ou CÀTADUPE. s. f. Cata-racte, chute d uu fleuve. Les Catadoupes du.Borysthène.
CATAFALQUE, s. m. Décoration funèbre.u’on élève au milieu d’une Église, pour yplacer le cercueil ou la représentation d'unmort à qui l’on veut rendre les plus grands hon-neurs. On éleva pour ce Prince un magnifique■ 'atafilquc.
CATAIRE, s. f. Voyez Herbe-Au-chàt.
CÀTÀLECTES, s. m. plur. se dit d’Un re-cueil de morceaux détachés.
CÀTALEC LIQ UE, adj. se dit d’Un-vers-qui a une syllabe de moins.
CATALEPSIE, s. f. Maladie où l’on restétout à coup immobile, avec la respiration libre.
CATALEPTIQUE, adj. des ’j. g. Qui estattaqué de la catalepsie.
CATALOGUE, s. m. Liste, dénombrement.Le catalogue des livres, l e catalogue d'une bi-bliothèque. Rayer un livre d'un catalogue. Lecatalogue des plantes. Le catalogue des Saints.
CATANANCE. s. f. Plaute commune dansnos Provinces méridionales. Elle rend un peuJe lait, quand on la froisse dans les doigts. Sa‘leur approche de celle du bluel.On en lait peud usage en Médecine..
CATAPLASME, s. m. Espèce d’emplâtrepropre à fomenter, à fortifier une partie débi-litée, à amollir et à résoudre les duretés. Faireun cataplasme. Appliquer un cataplasme.