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On dit aussi familièrement et figurément*Caver au plus jlrt, pour dire, Porter tout àl'extrême dans les entreprises, les opinions, lessuppositions, etc.
Cave, ée. participe.
CAVERNE, s. f. Antre, grotte, lieu creuxclans des rochers, dans des montagnes, sousterre. Caverne profonde. Caverne obscure. Labouche , Ventrée d’une caverne.
Caverne, se dit figurément d’Un rendez-vous de scélérats. Cette maison est une caverne ,une caverne de brigands.
CAVEBiVEUX, EUSE. adject. Plein de ca-vern.es. Pays caverneux. Lieux caverneux.Montagnes , (erres caverneuses.
On appelle en Anatomie Corps, caverneux ,Une des parties de la verge.
CAVET. s. m. Terme d’Àrchitecture . Mou-lure rentrante dont le profil est d’un quart decercle. On emploie aussi les cavcts dans laMenuiserie.
CAVIAR, s. m. Nom qu/on donne à des œufsd’Esturgeon salés. On fait beaucoup de Caviaren Russie .
CAVILLATION. s. f. ( On pron. les deux Lsans les mouiller.) Sophisme, raisonnementcaptieux, fausse subtilité. Il y a beaucoup decavillation dans ce raisonnement.
Il signifie aussi, Dérision , moquerie. Il n’estguère d usage que dans les écrits du Barreau,ou dans ceux de controverse.
CAVITÉ, s. f. Un creux, un vide dans uncorps solide. Les cavités du cerveau. Les cavitésdu cœur, Les cavités d'un rocher*
CE
CE, CET, m. CETTE, fémïn. sïng. CES,
pl. mas. ou fém. Pronom démonstratif adjectif,qui indique les personnes ou les 'choses. Onmet ce devant les noms qui commencent parune consonne, et cet devant ceux qui commen-cent par une voyelle. Ce cheval. Cet oiseau. Cettefemme. Ces animaux. Ces bêtes.
Ce , est quelquefois pronom démonstratifsubstantif, et signifie la chose dont on parle.Ce cfUe je vous dis. Ce gui se passe. Ce que vousvoyez. Ce que vous pensez. Ce m’est une grande,joie. Ce nous fut un grand déplaisir. Qui est-’ce qui arrive? Qui est-ce? Qu est-ce que jetyois là? Qu’est-ce? Hé bien, qu'est-ce? Ceme semble. À ce quil me semble. A ce qu'il m’adit. Eüt-ce que vous m’entendez , etc. Ce nesipas que je veuille , etc.
Dans les phrases suivantes, et autres sem-blables, Ce se construit, selon les cas, tantôtavec le singulier, tantôt avec le pluriel. Sont-ce les Anglois qui ont fait cela? Est-ce nousqui avons fait cela? Est-ce les Anglois quevous aimez? Fut-ce nos propres (ils qu’il faillitimmoler. Fut-ce nos propres fis qui voulussentgouverner. Quand ceseroit , quand ce seroientles Romains qui auroient fait cela . Qui est-cequi a fait cela? c'est eux.
On le met quelquefois devant la particuleEu, ou devant le verbe Être. C en est fait.j C’est-à-dire. C’est à savoir. C’est à vous à par-
CED
1er. C'est à vous de décider. C’est pourquoi.C’est vous. C’est moi. C’est vous, Messieurs,qu’il faut remercier. Ce sont de très-honnêtesgens. Ce furent les François qui assiégèrent laPlace. C’est se moquer du monde que d’en agirainsi, d’en agir ainsi, qu'en agir ainsi : lesdeux dernières expressions sont moins usitées.
On dit encore : ïl avoit le dessein d’atta-uer, ef pour ce faire, pour ce, il commanda...Je lui ai dit telle et telle chose, et ce pour le
persuader de faire . Et e:i vertu de ce que
dessus. A ce qu’il n’en prétendit cause d’ignorance. Ces façons de parler ne sont plus guèr<en usage hors du Palais.
On dit, C'est bon, pour dire, Cela suffit, eion le dit aussi pour dire, Cela est bon.
On dit aussi, surtout dans la com ersation,C'est bien fâcheux , cVst bien difficile, pour dire.Cela est bien, fâcheux, cela est bien difficile.
CE 4-
CÉÀNS. adv. Ici dedans. Il ne sc dit queDe la maison où l’on est quand on parle. Iln'est pas céans. Il dînera céans. Le maîtrede céans.
CEC
CECI. Pronom démonstratif, qui se dit pourCette chose-ci. Ceci n’est pas un jeu d'en fans.Que veut dire ceci? Qu'est-ce que ceci? Qu est-ce que tout ceci? Ceci est « moi, cela est à vous.Ceci est beau, cela est laid. Ceci est soie, celaest laine.
CÉCITÉ , s. f. L’état d’une personne aveu-gle. Cécité se dit au propre, et % Aveuglemeniau figuré.
CED
CÉDANT, ANTE. adj. Qui cède son droit.Il n’est guère d’usage qu’étant employé au subs-tantif, en style de Pratique. Le cédant et le ces-sionnaire.
CÉDER, v. a. Laisser, abandonner à quel-qu’un. Céder sa place à un autre. Coder le pas,le haut du pavé.
On dit, Céder ses droits, céder ses préten-tions, pour dire, Les transporter au profit dequelqu’un : et on dit dans le môme sens, Céderune dette, céder un bail.
Céder, s’emploie quelquefois absolument,et signifie, Se relâcher,se rendre, se soumettre.H faut céder. Cédons , puisqu'il le faut.
On le dit dans un sens physique et en par-lant De choses matérielles, pour, S'affaisser,rompre. Cette poutre ne tardera pas à céder.La voûte trop chargée commence à ceder.
Il est aussi neutre, et signifie, Acquiescer,11 e pas s’opposer, ne pas résister. Il faut céderà nos Supérieurs. Céder au mal. Ceder au temps ,à l'orage. Céder à la force, à la raison.
En cette acception, il signifie aussi, Sc re-connoître ou être reconnu inférieur h un autreen quelque chose. Il lui cède en mérite, en ex-périence. Le céder à quelqu’un en science , envertu. Je lui cède en tout.
CÉESÉ, ÉE. participe. i
CEI
j CÉDILLE, s. f. ( l’L se mouille. ) Petitemar que .en forme de c tourné de droite à gau-che, q.u on met sous la lettreC, quand elle pro-cède un A, un O, ou un U, pour faire qu’oula prononce comme un S. Garçon. Vcncz-çà.
\ Avez-vous reçu?
CÉDRAT, s. m. Espèce de citron d'une odeurexquise. L’arbre qui le porte s’appelle aussi Cé-drat. Le cédrat est un excellent fruit. Le cédratest excellent étant confit. Du cédrat confit. DeVcssence de cédrat. Des tablettes de cédrat.
CEDRE , subst. m. Arbre odoriférant et forthaut, dont le bois étant employé, résiste à lacorruption. Les cèdres du Liban . Un cabinetde cedre. Une .ecritoire de cèdre. De la poudrede cèdre.
On dit d’Un homme profond dans la con-noissance des choses naturelles, qu'il connoîttout depuis le cèdre jusqu'à Vhysope, pour dire,Depuis les plus grandes choses jusqu’aux pluspetites.
On appelle aussi Cèdre, Une espèce de ci-tron, dont sc fait une certaine boisson, quel’on nomme Aigre-de-cédre.
CÉDRIE. s. f. Résine qui sort du Cèdre . Larédrie conserve les corps morts. Au contraire,elle putréfie les chairs molles des corps vivans.
CÉDULE, s. f. Écrit, billet sous seing privé,par lequel on reconnoit devoir quelque somme.On lui a prêté dix mille livres sur sa simplecédule. Dans le discouis ordinaire, on se sertplutôtdu mot de Billet, que de celui de Cédule.
Proverbialement et figurément, en parlantd’Un homme qui conteste mal à propos, lors-qu’on peut le convaincre par son propre fuit,on dit, qu II plaide contre sa cédule.
On appelle Cédule évocatoire, Un acte ju-diciaire, par lequel on déclare à la personnecontre qui on plaide, qu’en vertu de l’Ordon-nance on évoque le procès, avec assignationau Conseil.
CEI
CEINDRE, v. actif. ( U se conjugue commeAtteindre. ) Entourer , environner. Ceindre uneville de murailles , la ceindre de fossés. Ceindreun parc d’une haie vive .
On dit, Se ceindre le corps , se ceindre les reins ,pour dire, Se serrer le corps, se serrer les reinsavec une écharpe, un ruban, un cordon, etc.
On dit, Ceindre l’épée à un Chevalier, pourdire, Lui mettre Tépée au côté. En le faisantChevalier, il lui ceignit l’épée.
On dit figurément, Se ceindre le front d undiadème , pour dire.Ccindic le diadème, sefaire Roi. Et Ton dit d’un grand Conquérant,que La Victoire lui a ceint le front de lauriers.
On dit poétiquement, Ceindre le diadème.Ceindre la tiare.
Ceint, ceinte, participe. Etre ceint d’uneceinture. Avoir le front ceint de lauriers. Uneville ceinte de murailles. Une place ceinte ^debastions.
CEINIRÂGE. s, m. Terme de Marine, quise dit De tous les cordages qui ceignent, quiKent, ou qui environnent le vaisseau