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Chambre des Comptes. Cour supérieureétablie pour examiner et juger les comptes deceux qui ont manié les deniers du Roi. Décla-ration vérifiée en la Chambre des Comptes.
Chambre Apostolique . Tribunal, Juridic-tion qui coimoit des revenus de l’État Ecclé-siastique, et qui en a l'administration. Tréso-rier de la Chambre. Auditeur de la Chambre■/fposfohque. Tiens d’or de la Chambre.
Chambre Ecclésiastique. C’est ainsi qu’onappelle un Tribunal où l’on connoît des affairesqui ont rapport aux Décimes. Chambre Ecclé-siastique de Paris .
Chambre Impériale . Tribunal de l’Empire,où se jugent les «flaires des différons États d’Al-lemagne, et par appel celles des particuliers.La Chambre Impériale étoit autrefois à Spire,et elle est aujourd’hui « Vi’etzlar.
Chambre de Justice, ou Chambre ardente ,étoit Une assemblée de Juges commis pourcounoitre des malversations de ceux qui avoientmanié les deniers publics, et de quelques autresaffaires qui leur sont renvoyées.
Chambre, se dit aussi De plusieurs Bureauxon l’on traite certaines affaires.
La Chambre aux deniers, est Le Bureauoù l’on règle tout ce qui regarde la dépense debouche de la Maison du Roi. Maître de laChambre aux deniers.
Chambre d’une mine. L’endroit de la mineoù Von met la poudre.
Chambre, dans un canon, dans une cloche,se dit d’Un vide qui s’y est fait à la fonte, lors-que la matière n’a pas coulé également partout.Il faut refendre cette cloche j ce canon, parcequ’il y a une chambre.
On appelle aussi Chambre, dans un mor-tier, dans un canon , Certain espace ovalequ’on pratique en les fondant, et où l’on metla pondre pour lui donner plus de force.
Chambre orscure, en termes d’Oplique,est Une espèce de boîte, dans laquelle, par lemoyen de verres disposés d’une certaine façon,on voit ce qui se passe au dehors.
CHAMBRÉE, s. f. Certain «ombre de sol-dats qui logent ou campent et mangent ensem-ble. Les chambrées sont ordinairement de cinqsoldats.
Chambrée , se dit aussi, à l’Opéra et à laComédie , De la quantité des spectateurs etdu produit de la recette. Bonne , foible cham-brée.
CHAMBRELAlSf. s. m. On appelle ainsi Les Iouvriers qui travaillent en chambre , parcequ’ils De sont pas maîtres.
Il se dit aussi d’TJn locataire qui n’occupequ’une chambre dans une maison. 11 est po-pulaire.
CHAMBRER, v. neutre. Être dans la mêmechambrée. Ces deux soldats chambrent çn-^inble t
Chambrer, est aussi actif.' On dit, Chain-h^er quelqu’un, pour dire, Le tenir enfermépai une sorte de violence ou de séduction.
^ se dit aussi pour, Tirer quelqù un à l’écart,i entretenir en particulier. On Va chambré peu-Tome I.
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fiant deux heures , sans lien gagner sur sonesprit. U est familier.
Chambré, ée. participe.
CHÂMBRETTE. subst. fémin. Diminutif dechambre. Elle se tient renfermée dans sa petitechambrette. Il est du style familier.
CHAMBRIER. s. ni. C’est un certain Officierclaustral dans quelques Monastères rentés, etdans quelques Chapitres.
Grand Chambrier , étoit Autrefois un desGrands Officiers de la Couronne 'de France ,qui avoit l'intendance de la Chambre du Roi,etc. La charge de Grand Chanibrier étoit héré-ditaire dans la Maison de Bourbon . On appelleaussi familièrement Grand Chanibrier , Un Con-seiller de Grand’Chambre.
CHAMBRIÈRE, s. f. Servante de personnesde petite condition. Chambrière qui cherchecondition.
Jl signifie au$5Î dans les Académies où l’onmontre à monter à cheval, Un bâton de troisou quatre pieds de longueur, au bout duquelest attachée une courroie, une longe de cuirpour châtier les chevaux. U.n coup de cham-brière.
CIIÀME ou CAME. s. f. “Nom générique decoquillage, qui comprend plusieurs espèces,telles que les flammcties, les lavignons, les pa-lourdes , etc.
CHAMEAU, s. m. Animal haut de jambes,qui a le cou fort long, la tète petite, les oreillescourtes, et une espèce de bosse sur le dos.Chameau d’Arabie. Dans le Levant on se sertbeaucoup de chameaux.
CHAMELIER, s. masc. C’est celui qui a laconduite des Chameaux, et qui a soin de lesnourrir.
CHAMOIS, s. m. Espèce de chèvre sauvage .qui vit dans les rochers et dans les montagnes.jl tua , il prit deux chamois. Chamois mâle.Chamois femelle.
21 se dit ordinairement De la peau de cetanimal corroyée et passée en huile.Pourpoint, iCamisole, caleçon, gUnts de chamois,
CHAMOlSERIE. s. f. Lieu où l’on prépareles peaux de Chamois .
CHAMOISEUR. s. m. Ouvrier qui prépareles peaux de Chamois .
CHAMP, s. masc. Étendue, pièce de terrelabourable, qui d’ordinaire n'est pas fermée demurailles. Champ fertile, champ stérile , champde tant d'arpens, etc. Labourer, cultiver , fu-mer, scnier., moissonner un champ. Au bout duchamp. Le décimaieur prend, lu dîme dans lechamp. Au milieu d’un champ.
On dit, En plein champ , pour dire, Loinde toute lmbit&tion. Passer la nuit en pleinchamp.
Champ, se dit aussi De l’étendue qu’embrasseune lunette d'approche. Cette lunette a trop peude champ.
Champ, signifie figurément, Sujet, matière,quelquefois occasion. On lui a donné, on lui aouvert un beau champ pour acquérir de laqloire. Il a un beau champ pour paraître .Vcîlù un beau champ pour étaler son éloquence,
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son érudition. Le champ de Vhonneur. Le champde Mars.
Champs, au pluriel, signifie, Toutes sortesde terres, tant labourables que prés, bois,bruyères, etc. pris tout ensemble. Mener le #vaches , U s bi'ebis aux champs. Il ne fait guèrebon aux champs par ce temps-là, À traverschamps.
On dit proverbialement d'Un homme quiest bien fou, qu II est fou u courir les champs jet figuréineut d’Un homme qui veut échapperpar différons discours h une question pressante,qu’Zl se sauve à travers champs.
On appelle Les Champs Tlysees, lesChampsÊlysiens ouÊlyséens, Des lieux agréables, oùles Poêles feignent qu’étoient reçues après lamort les âmes des Héros justes.
Champs , se dit aussi De tous les lieux quine sont point dans les villes ou dans les fau-bourgs. Maison des champs. Il demeure auxchamps. Il est allé aux champs.
On dit d’Un homme qui i°o e h l’extrémitéd’un faubourg, ou qui loge dans une maison dela ville où il y a un grand jardin, qu Tl estaux champs et à la ville.
On dit, Battre aux champs, pour 'dire,Battre le tambour pour se mettre en marche.On battoit dux champs pour aller relever lagarde. La garde du Louvre bat aux champsquand le Roi ou la Reine sort ou rentre.
On dit aussi, qu’On bat aux champs , pourdire, que L’nnnce se met en marche.
On dit figurément et familièrement De quel-qu’un qui se fâche ou qui s’inquiète aisément,qu’t/n rien le met aux. champs , qu’d se mdaux champs pour la moindre chose.
On dit familièrement, Avoir la clef deschamps , pour dire, Avoir la liberté d’aller oùl’on veut. On dit dans le même sens, Donner,la clef dçs champs, prendre la clef des champs.
On dit aussi proverbia'cment, Avoir un-œilaux champs, et Vautre à la ville, pour dire,Prendre garde h tout.
Champ de Bataille , au singulier, se dit Dela place où combattent deux armées. Il est de-meuré maîlrfi du champ de bataille. Le champde bataille lui est demeuré. Il a couché sur lechamp de bataille.
On dit figurément, qiiUn homme a b'uenpris son champ de bataille , pour dire, qu 11 apris ses avantages pour réussir en quelquechose.
On dit figurément d’Un homme à. qui l'a-vantage est demeuré dans une dispute, et quia réduit son adversaire a céder ou à ne riendire , que Le champ de bataille lui est de-meuré.
On appeloit Champ clos , Uu lieu enferméde barrières, dans lequel deux ou plusieurspersonnes vidoient autrefois leurs différons parles armes, avec la permission du Prince ou duMagistrat. Se battre en champ clos. Et on tli-soit, Prendre du champ, pour dire, Ouvrir lechamp libre à des rivaux de gloire, laisser uuchamp libre pour mieux fournir sa carrière.
} 11 se dit aussi en parlant Des tournois. Le
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