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Tome premier. A - K.
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CHANCREUX, EUSE. adj. Qui tient de lamalignité du chancre. Ulcère chancreux ,. BossechancreusC. Arbre chancreux.

CHANDELEUR . s. f. La fête de la Présen-tation de Notre-Seigueur au Temple , et de laP.urification de la Vierge, ainsi nommée, à causeque ce jour-là il se fait une Procession ou toutle mondée porte des chandelles de cire, ou descierges. Avant la Chandeleur . La fête de luChandeleur .

CHANDELIER , suhst. mâsc. Artisan quifait cru vend de la chandelle. Maître Chan-delier.

CHANDELIER , s. m. Sorte d’ustensile quisert à mettre de la chandelle, de la bougie oudes cierges. Chandelier d’étain , de cuivre ,d’argent. Grand chandelier. Chandelier à plu-sieurs branches. Chandelier d’Ëglisc.

On donne aussi le nom de Chandelier' de cris-tal , à ce qu’on appelle autrement Un lustre.

On dit en termes de l’Écriture, qu 'Il ne fautpoint mettre la lumière sous le boisseau , maissur le chandelier , afin qu'elle éclaire toute lamaison.

On dît, Être placé sur le chandelier, êtresur le chandelier , pour dire, Etre en vue, oc-cuper une place éminente, principalement dansl’Église.

CHANDELLE, s. f. Petit flambeau de suifou de cire ; et *il se dit plus communément Dela chandelle de suif. Grosse chandelle . Chan-delle des quab'e, des huit , des douze à la livre.Chandelle de veille. Chandelle bénite. Allumerla chandelle. Moucher la chandelle. Êteinch’ela chandelle. Souffler la chandelle. Ne brûlerque de la chandelle. Travailler à la chandelle.Il s’est éteint comme une chandelle. Excom-munier à chandelles éteintes. Adjuger une fermeà chandelle éteinte. Un papillon gui se brûle àla chandelle.

On dit figurément et proverbialement, parallusion au papillon, qu Un homme se brûle «la chandelle, pour dire, qu’il tombe dans undanger vers lequel il est attiré; et, qu’Unhomme vient se brûler à la chandelle , pourdire, qu II se confie à ceux dont il devroit scdéfier, qu’il cherche un asile dans le lieu où ily a le plus de danger pour lui.

On dit figurément et proverbial. À chaqueSaint sa chandelle , pour dire, qu’il faut rendredes devoirs, des soins à chacune des personnesdout on peut avoir besoin.

On dit. figurément et proverbialement, d’Unhomme qui est échappe d un grand, péril, qu’j/doit une belle chandelle « Dieu ; et d’Liihomme qui sc ménage entre deux partis op-posés, qu'il donne une chandelle à Dieu , etune au diable.

On dit, qu’Un homme est ménager de boutsde chandelles , pour dire, qu’U est économeen de petites choses, ne l'étant pas dans les plus^portantes.

fh* dit d’Une chose qui coûte plus quelletie vaut, q ue £ e • n ' en vau f p as la chan-delle.

On dit d Un homme qui meurt insensible-

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ment et de vieillesse, qu77 s’en va comme unechandelle , que c'est une chandelle qui s’éteint.

On dit d’Un homme qui a un grand éblouis-sement d’yeux causé par un coup, un heurt,une chute, qu’il a vu des chandelles , millechandelles.

On dit d’Un ménage où le mari et la femmefont l’un et l’autre beaucoup de dépense, qu’Ony brûle la chandelle'par les deux bouts. On ditaussi d’Un homme qui fait en meme tempsplusieurs dépenses mal à propos, ou qui fait àla fois des excès de genres différons,qu’il brûlela chandelle par les deux bouts.

On dit aussi, La chandelle brûle , pourdire, Le temps presse.

On dit d’Une femme, qu Elle est’belle à lachandelle , pour faire entendre que Sa beauténe soutient pas le grand jour.

On appelle Chandelle des Rots, Une chan-delle ou bougie qui est peinte de differentescouleurs, et qu’il est d’usage en quelques lieuxde brûler le jour des Rois . Et on dit populaire-ment d’Uu habit bigarré de plusieurs cou-leurs, qu’il est bariolé comme la chandelledes Rois.

CHANFREIN, s. m. Partie de la tête duclieval qui est entre les sourcils depuis lesoreilles jusqu’au nez. On appeloit ainsi autre-fois La pièce de fer qui couvroit le devant de latête d’un cheval armé. Et de là vient qu’on ap-pelle maintenant Chanfrein , Le devant do latête du cheval non armé. Un cheval qui a lechanfrein blanc .

CHANGE, s. m. Troc d’une chose contreune autre. Ce mot n’est guère d'usage en ce sensque dans les phrases suivantes : Gagner auchange. Perdre au change.

Change, est aussi Le lieu on l’on va chan-ger des pièecs de monnoie pour d’autres, commedes louis d’or pour de f argent blanc, etc. Allaau change.

Change, signifie aussi Banque , la profes-sion de celui qui fait tenir, qui fait remettre del’argent d’une Ville à une autre, de place enplace. Faire le change. La place du change.Courtier, Agent de change. Lettres de change.Billet de change. Payer comme au change ,pour dire, Payer sur-le-champ.

Il signifie aussi La place meme où s’assem-blent les Banquiers pour traiter de leurs affaires.

Il signifie encore Le prix que le Banquierprend pour l’argent qu’il fait remettre. Lechange d’ici ù Rome, d’ici a Amsterdam , estde Umt pour cent. Ce change est gros ; est fort.Le change a augmenté. Le change est au pair.

Il signifie aussi Le profit, 1 intérêt de l ar-gent qu’on prête selon le cours de la place.Prendre ci chunge.

Change, terme de Vénerie qui n’est guèred’usage que dans ces phrases : Prendre le change.Garder le change. Donner le change.

On dit, que Des chiens prennent le change,Lorsqu’ils quittent la bête qu’ils chassent,pour courir une autre bêle de rencontre. Ondit, que Des chiens gardent le chano f e , Lors-qu’au lieu de s’emporter après une nouvelle

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bête, ils continuent toujours à chasser la pre-mière bête qui a cté lancée. On dit, qu 'Unebête donne le change, Lorsque durant la chasseelle fait lever une autre bête, dont les chieDSsuivent la voie.

On dit figurément, Donner le change à quel-qu un, pour dire,Détourner adroitement queVquun du dessein et des vues qu’il peut avoir,en lui donnant heu de croire une chose pourune autre. Et on dit De celui qui sc laisse ainsitrojnper, ou par ignorance, ou par simplicité,qu'l! prend le change , qu’il a pris le change.

Cn dit aussi, qu'Un homme prend/échangé,Lorsque, dans une dispute, dans un raisonne-ment, dans la négociation d’une affaire, il sortde son sujet, pour s’attacher à des choses dontil n’est point question.

On dit proverbialement et figurément, d’Unhomme qui répond vivement et ingénieusementà une plaisanterie, à une objection que quel-qu'un lui faisoit, qu’il lui a rendu le change.

CHANGEANT, ANTE. adj. Variable, mua-hie, qui change facilement. Voilà un tempsbien changeant. Une nation fort changeante.Humeur changeante. Esprit changeant.

On appelle Couleur changeante , Une cou-leur qui change selon les différentes exposi-tions , comme ia gorge d’un pigeon. Taffetaschangeant , est celui qui paroît de différentescouleurs, parce que la trame est d’une couleur,et la chaine d’une autre.

CHANGEMENT, s. in. Mutation, conver-sion, action de changer. 7 '/range, mei veilleux ,continuel changement. Tout est sujet au chan-gement. Changement de saison. Changementde vie , de conduite. Changement d’etat , decondition. Changement dans la nature , dansles affaires , dans le gouvernement. Change-ment de théâtre, de scène. Aimer le changement.

CHANGER. V. act. Quitter une chose, s’endéfaire pour en prendre une autre à la place.H a changé sa vieille vaisselle pour de la neuve.U a changé ses tablcauv contre des meubles.Changer un louis pour de l’argent blanc , pourde la monnoie. Je ne veux pas changer aveclui. On a changé l’ordre. Ne nous changez pasnotre vin. Il a changé son bien de nature. Jl achangé tout son plan. Il a changé toute samaison.

On dit proverbialement et figurém., Chan-ger son cheval borgne contre un aveugle , pourdire, Changer une chose qui n’est pas bonnecontre une plus mauvaise.

Changer, signifie aussi, Convenir, trans-muer une chose en une autre. Dans le Sacre-nient de l Eucharistie , le Pain est changé auCorps de IVotre-Seùjneur. Aux noces de Cana,Jestjs-Christ changea Veau en vin. La femmede Loth fut changée en une statue de sel. CeChimiste se vante de pouvoir changer foute*sortes de métaux en or.

Il est aussi neutre ; et alors il signifie, Quitteruné chose pour une autre, comme dans le pre-mier sens. H sc dit tant au figuré qu’au propi-e,et il ne s’emploie qu’avec la préposit on De.Changer d’habit , de chemise, de hups, de ré* ;

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