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chaumes. Il se prend quelquefois pour Letuyau tout entier du blé.
Chaume, se prend aussi pour Un champ oùle chaume est encore sur pied. Cette compa-gnie de pei'drix s’est allée remettre dans unchaume. Battre un chaume.
CHAUMER. v. act. Couper, arracher duchaume. Elle est allée chaumer.Je ne veuc pasqu'elle chaume mon champ, dans mon champ.
Chaume, ée. participe.
CIIAUMIÈKE. s. C Petite maison couvertede chaume. Méchante chaumière. Petite chau-mière. Tl loge dans une chaumière. Le pays estpauvre, il n'y a gue des chaumières.
CHAUMÏNE. s. fém. Petite chaumière, Mé-chante chaumine.
CHAUSSÀGE. s. m. Entretien de la chaus-sure. Tl dépense tant pour la coiffure, tantpour le chaussage.
CHAUSSANT, ANTE. adj. Qui se chaussefacilement. 11 ne se dit guère que Des bas. Unbas de soie, est plus chaussant qu’un bas de fil.
CHAUSSÉE, s. f. Levée de terre qu’on faitnu bord de l’eau, pour soutenir, pour retenirl’eau d’une rivière ou d’un étang. La chausséed’un étang, la chaussée d’une rivière.
Chaussée, se dit aussi d’Une levée qui sefait dans des lieux bas, humides et marécageux,pour servir de chemin, de passage. Chausséesoutenue de maçonnerie , de pilotis , etc. Faireune chaussée dans un marais. Les chaussées deBrunehaut. Les Romains ont fait la plupartdes grands chemins dans les Gaules en manièrede chaussées , et ils y employaient beaucoup dechaux.
On appelle Le rez-de-chaussée , Le niveau■du terrain; et on dit, qu’i n appartement es'au rez-de-chaussée, pour dire, qu’il est au ni-' eau du terrain.
CHAUSSE-PIED. s. m. Long morceau decuir dont on se sert pour chausser plus facile-ment un soulier.
CHAUSSER, v. a. Mettre des bas ou dessouliers. Chausser ses bas, chausser ses souliers.
On dit aussi, Chaussez-vous, faites-vouschausser, pour dire, Mettez vos bas, ou mettezvos souliers; faites-vous mettre vos bas ouvos souliers par voire valet de chambre.
On dit, qu’Uu bas , qu’un soulier chaussebien, pour dire, qu’il va bien sur la jansbc,sur le pied.
On dit d Un Cordonnier, qu’il chausse bienou mal, pour dire, qu’il fuit bien ou mal dessouliers; et, qu Un Cordonnier chausse un tel,pour dire, qu’il fait ordinairement des soulierspour lui. Ce Cordonnier chausse toute laCour,
On dit, C/«Hisser /es eperons à un Gentil-homme , pour dire, Lui mettre les éperons enle faisant Chevalier.
On dit aussi figurément et familièrement,Chausser de près les éperons à quelqu’un ,pour dire, Poursuivre de près quelqu’un quis'enfuit.
On dit proverbialement et figurément, Lescordonniers sont les plus mal chaussés, pourntre, qu On néglige les avantages qu’on est le
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plus h portée de se procurer par son état, parsa position, etc.
On dit figurément et familièrem. Se chausserune opinion dans la tète, pour dire, S’entêterd’une opinion. Il sc prend toujours en mau-vaise part.
Chausser, est aussi neutre; et dans celteacception, il n est d usage au propre que dansces phrases : Chaussa' à six points , à septpoints; chausser n tant de points, pour dire,Porter des souliers d’une telle ou telle longueur.
On dit figurém. que Deux hommes chaus-sent à même point, sont chaussés à mêmepoint, pour dire, qu'ils ont même humeur,même inclination, etc.
On dit, qu’f7n homme, qu'un Auteur chaussele Cothurne , pour dire, qu’il s’est mis ù com-poser des Tragédies; et aussi pour dire, qu’ilenfle sou style.
Chaussé, ée, participe.
On dit figurément et familièrement, d’Unefemme du bon air, qu 'Elle est toute des mieuxchaussées; et on dit d’Un homme, qui dansses galanteries ne s’adresse qu’à des personnesjolies et de qualité, qu 'Il ne s'adresse qu'auxmieux chaussées.
On dit proverbialement, qu’Un homme estsorti un pied chaussé et Vautre nu, pour dire,qu’tl s’est sauvé avec précipitation.
CHAUSSES, s. f. plur. Culotte, caleçon, lapartie du vêtement de l'homme, depuis la cein-ture jusqu’aux genoux. Chausses de drap, develours, de chamois. Chausses de toile 9 chaus-ses d'écarlate. Prendre ses chausses , mettre seschausses. Attacher ses chausses. Boulonner seschausses. Mettre chausses bas.
On appelle Chausses de Page, Des chaussescourtes et plissées, que les Pages portoiunt au-trefois. On les appelle autrement Trousses.
t n dit proverbialement d'Un homme qu:est fort pauvre, qu’il n'a pas de chausses.
On dit proverbialement et figurément, Tirerses chausses, pour dire, s'enfuir. Va-t'cn, tiref es chausses, il tira ses chausses debonneheure.H est bas.
On dit proverbialement et ûgurcm. qu *Unefemme porte les c'iausses , pour dire, qu’Elleest plus maîtresse dans la maison que son mari.
On dit proverbialement et figuréjn. qu’Outient un homme au cul et aux chausses ■ soitpour dire, que les Archers l’ont arreté, ou sontprès de l’arrêter; soit aussi pour dire, qu’onlui fait actuellement son procès en Justice . Lamême chose se dit aussi d’Un homme,.lorsquedans une compagnie on recherche ce qui re-garde sa personne , scs biens , sa vie et sonhonneur, sans l’épargner en quoi que ce soit.
On dit figurément et proverbialement, Fairedans ses chausses , pour signifier, Avoir unegrande peur.
On dit proverbialement et figurément, d’Unjeune homme,qu’Jl a la clef de ses chausses,pour dire, qu’il n’est plus en âge d’èîrc châtié.
On dit proverbialement et figurém. Prendreson cul pour ses chausses, pour dire ? Sû mé-prendre grossièrement.
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Chausses, se dit aussi De ce qui sert ordi-nairement à couvrir les jambes et les pied».Une paire de chausses. En ce sens il n’est guèreen usage, et on dit communément Des bas.
Chausse, au singulier, est Une pièce de-lolFe que les Suppôts des Universités portentsur 1 épaule dans les fonctions publiques. C’estce qu’on apneloit Chaperon. Chausse de Doc-teur en Théologie. Chausse de Docteur enDroit.
On appelle Chaus&e d'aisance , Le tuyau deslatrines, qui est ordinairement de poterie reve-nte de plâtre.
On appelle C/ïuussc, Une. pièce 'de draptaillée en capuchon pointu, dans laquelle onpasse'des liqueurs qui ont besoin d’être clari-fiées.
CHÀüSSETIER. s. m. Marchand qui fait etqui vend des bas, des bonnets, etc. Chausse-lier-Bonnetier.
CHAUSSE-TRAPE. s. f. Pente pièce de ferà quatre ou plusieurs pointes fortes et aiguës,dont il y en a toujours une en haut, de quelquemanière que la pièce de fer soit jetée. On jette deschausse-trapes dans des gués, dans les aven tesd'un camp,pour enferrer les hommes et les che-vaux. Semer des chausse-t,’apes. S'enferrer dansdes chausse-trapes, etc.
On appelle aussi Chausse-trapes, Des piègesque l’on tend pour prendre les bêtes puantes.Dresser une chausse-trape. Mettre des chausse-trapes dans une forêt.
CHAUSSE-TRAPE. s. f. Voyez Cijaudov*étoilé.
CHAUSSETTE.s. f. Bas de toile, de fil, etc;que Ton met sur la chair. Une paire de chaus-settes. Chaussettes à étrier. Des chaussettes pourdes enfans.
CHAUSSON, s. m. La chaussure qu’on metau pied nu avant que de prendre les bas. Unepaire de chaussons. Des chaussons de toile.Des chaussons de fil. Des chaussons de coton.Des chaussons de laine. Des chaussons deflanelle.
On dit en plaisantant, d’Un homme qui n’aguère de linge, guère de liardes, que Tout sonéquipage tiendroit dans un chausson.
On appelle aussi Chausson, Une espèce desoulier plat à semelles de feutre, dont on se sertpour jouer à la paume, pour faire des armes, etc.Ils se mirent en chaussons pour jouer leur partiede paume.
CHAUSSURE, s. f. Ce que Ton met au piedpour se chausser, comme les souliers, les pan-toufles, les bottes, etc. Bonne chaussure. Chaus-sure mignonne. Chaussure malpropre. Chaus-sure à l'antique, etc.
On dit figurément et proverbial.,// a trouvéchaussure à son pied , pour dire, Il a trouvéquelque chose qui lui convient. Il veut direaussi, dans un sens différent, Il a trouvé quilui tient tête, et qui lui sait bien résister.
CHAUVE, adj. des 2 g. Qui n’a pins docheveux, ou qui n’en a guère. Homme chauve,Femme chauve. Devenir chauve. Être ch-aw'r,.Avoir la tete chauve