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Tome premier. A - K.
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On appelle Clef de pistolet , de carabine,d'arquebuse à rouet, L’instrument avec lequelon les bande-, et Clef d’une montre , Celuiavec lequel on la monte.

On appelle Clef de lit, L’instrument* aveclequel on tourne les vis pour monter ou de-monter le bois de lit.

On appelle Clef d’épinette, de clavecin ,L’instrument avec quoi on tourne les chevillesd une épinette et d’un clavecin,pour tendre oupour relâcher les cordes.

On appelle Clef cTuu pressoir, La vis quisert à serrer ou à lâcher le pressoir.

On appelle figurément Clef de meute, Unexcellent chien, qui relève les défauts des autreschiens de la meute accoutumés à le suivre.

Oiî appelle aussi figurent et familièrem. Clefsde meute, Ceux qui, dans les compagnies, en-traînent ordinairement les autres dans leurs avis.

On appelle figurément Clef , en termes deMusique, Certaine marque qui sert à faire con-nollre l'intonation des notes par rapport à leurposition. Il y a trois clefs dans la Musique: laclef de G ré sol, la clef de C sol ut, la clefd’F ut fa.

On dit figtirém., Les clefs de Saint Pierre ,pour direL’autorité du Saint Siège ; Les clefsdes trésors de VEglise, pour dire, Le pouvoird’accorder des indulgences; et La puissancedes clefs, les clefs du Paradis, les clefs duRoyaume des deux, pour dire, La puissancede lier et de délier.

Clef, en parlant De certains ouvrages dontles noms sont déguisés, ou qui sont écrits d’unemanière énigmatique, se dit De l’explicationdes noms supposés, et des termes obscurs. Avoirla clef d'un Roman , d’une Satire. La clef dela cabale, La clef de Raimond Lulle. La clefde Paracelse .

On appelle Clef de chiffre , L’alphabet donton est cont enu, et qui sert à chiffrer ou à dé-chiffrer les dépêches secrètes. ;

CLÉMATITE- s. f. Plante qu’on nommeencore L’herbe aux gueux, parce qu’on pré-tend qu’en s’en frottant ils font .paraître leurs"membres livides et ulcérés. On cultive dans lesjardins quelques espèces de Clématites, à causede la beauté de leur fleur.

CLÉMENCE, s. f. Ver J u qui porte à par-donner les offenses et à modérer les châtimens.Il ne se dit proprement que de Dieu , desSouverains, et de ceux qui sont dépositaires deleur autorité. Clémence divine. Clémence royale.La clémence est la vertu des Rois. User de clé-mence envers les vaincus. Avoir recours à laclemence dit Prince. Traiter avec clémence.Implorer la clémence d’un Juge, etc.

Dans un sens vm peu plus étendu, on ditd Un fils , qu II a recours à la clémence deson père.

CLÉMENT, ENTE. adj. Qui a l a verlu'declémence. Prince clément. Vainqueur clément.Père clément. Juge clément

On dit en parlant de Dieu, que Dieu estclément et miséricordieux , pour dire, qullpardonne aux pécheurs qui ont recours à lui.

CLÉMENTINES, adj. f. pl. pris substanti-vement. Recueil des Décrétales de Clément V,fait par Jean XXII , On appelle encore Clémen-tines , Un recueil de pièces apocryphes fausse-ment attribuées à Saint Clément.

CLEPSYDRE, s. f. Horloge d’eau qui servoîtordinairement à mesurer le temps cliez les An-ciens. Elle régloit le temps accordé aux Orateurs .

Plusieurs machines hydrauliques des An-ciens portent aussi le nom de Clepsydre.

CLERC, s. m. (Le C final 11e se prononcepoint. ) Celui qui par la tonsure est entré dansl’Etat Ecclésiastique. En ce sens il est opposé yLaïque, ou Lai. Il est défendu de mettre lomain sur les Prêtres ou sur les Clercs. Clerctonsuré d’un tel Dio'cèse.

On appelle dans les Parlomons, Conseiller-Clerc, Un Conseiller qui est pourvu dunecharge affectée aux Ecclésiastiques.

On appelle Clerc de Chapelle , chez le Roi,chez la Reine, etc. Un Officier de la Chapelle.dont la charge est d*y servir à certaines fonc-tions Ecclésiastiques, sous les Aumôniers etsous les Chapelains.

Clerc, signifioit autrefois un homme gradué,ou du moins lettré ; d’où sont venues ces façonsde parler proverbiales : Il est habile homme etgrand clerc. Les plus grands clercs ne sont pasles plus fus. Il n'est pas grand clerc en cettematière. Ce n’est pas un grand clerc.

Clerc, signifie encore plus ordinairementCelui qui écrit et travaille sous un homme dePratique. Clerc d’Avocat, de Procureur , deNotaire . Clerc de Greffe. Clerc du Palais. 0:jappelle Maître Clerc chez un Avocat, chez unProcureur, etc. Celui qui est le premier desClercs qui travaillent dans leur Étude.

On appelle Vice de clerc, Une faute qui setrouve dans une pièce, par l’ignorance ou parl’inadvertance d’un Clerc.

On dit proverbialement, Un pas de clerc,pour dire, Une faute commise par ignorance etmanque d’expérience. C’est un pas de clerc. Ila fait un pas de clerc.

Dans les Corps des Marchands, des Métierset de quelques Communautés, on appelle Clercs,Ceux qui portent les billets, et font les autrescommissions pour les affaires de ces Corpf.Clerc des Drapiers. Clerc des Orfèvres. Et dansles Paroisses, on appelle Clerc de VU uvre,'Celui qui a soin de certaines choses qui regar-dent l’OEuvre de la Paroisse.

On appelle chez le Roi, et dans la Maisonde quelques grands Princes, Clerc d’office ,Celui qui a la charge de contrôler ce qu’onlivre pour la bouche du Prince. Controleurclerc d’ojjice.

On dit proverbial,, Compter de Clerc ùVaitre (et en cette phrase le C final se pro-nonce ), pour dire, Ne rendre compte que dela recette et de la dépense, sans être chargé derien de plus.

En parlant de la Cour de Rome, on appelleClerc de la Chambre , Un Prélat Officier de laChambre Apostolique . Il y a plusieurs Clercsde la Chambre.

CLÏ

Cn nornnioit autrefois Clercs du secret.Ceux qu’on appelle aujourd’hui Secrétairesd’État.

CLERGÉ, s. m. L’Ordre Ecclésiastique , leCorps des Ecclésiastiques. Le Clergé est le pre-mier des trois États, des trois Ordres duRoyaume. Le Clergé de France , de VÉgliseGallicane. I/assemblée du Clergé. Les A gensdu Clergé. Convoquer, assembler le Clergé .Tout le Clergé de cette Province. L’Évêque àla tête de son Clergé. Le Clergé séculier. LeClergé résulter. Le Clerrjé d’un Diocèse. LeClergé d’une grande Paroisse. Le Clergé estfort nombreux.

On appelle Rentes’ du Clergé, Les rentesconstituées sur le Clergé .

CLERICAL, ALE. adj. Appartenant auClerc, à l’Ecclésiastique. L’Ordre clérical. LaTonsure cléricale. Les /onctions cléricales.

On appelle Titre clérical, Le revenu dontchaque Clerc doit faire preuve avant d’être or-donné. Voyez Titre.

CLÉRICALEMENT. adv: D’une manièrecléricale. Il est vêtu fort cléricalcment.

CLÉRICATURE. s. f. L’état ou la conditiondu Clerc, de l’Ecclésiastique. Lettres de cléri-cature. Droit de cléricature. Privilèges de clé -ricature. Alléguer sa cléricature pour être ren-voyé à son Juge Ecclésiastique.

CLÏ

CLIENT, ENTE. s. Celui, celle qui a chargéde sa cause un Avocat. Il ne se dit proprementque des Parties a legartl de leurs Avocats, etquelquefois des Parties à l’égard de leurs Juges.Bon client C’est mon client. Je suis sa cliente.La salle de ce Magistrat est pleine de clieiuaux heures de l’Audience.

Il se disoit autrefois, chez les Romains, Deceux qui se metloient sous la protection desplus puîssans citoyens. Les cliens rendoientbeaucoup d’honneur à leurs Patrons, les «c-compagnoient, etc.

CLIENTÈLE, s. f. Nom collectif, pour si-gnifier Tous les cliens d’un même Seigneur, ilavoit assemblé ce joui'-là toute sa clientèle.

Il signifie aussi La protection que le Patronaccorde à ses cliens. Cet homme est sous voireclientèle,

CLIFOIRE. s. f. Espèce de Seringue quefont les enfans avec un bâton de sureau.

CLIGNEMENT, s. ni. L’action de clignerles yeux par un mouvement involontaire. U scprend ordinairement pour Une mauvaise ha-bitude de cligner les yeux. Il est sujet à unclignement d’yeux. Il a un clignement per-pétuel.

CLIGNE-MUSSETTE. s. f. Jeu d’enfans,dans lequel l’un d’eux ferme les yeux, tandisque les autres se cachent en divers endroits oùil les doit chercher pour les prendre. Jouer dcligne-mussette, à la digne-mussette.

CLIGNER, v. a. Il ne se dit que Des yeux,et n est d usage que dans ces phrases, Clignerles yeux, cligner lœil, pour dire, Fermerl’œil, fermer les yeux k demi.