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qui se présente en Justice . Faire, demanderacte de comparution. Comparution pet'sonneïle.
COMPAS , s. m. Instrument composé dedeux pièces qu’on appelle branches ou jambes ■>lesquelles étant jointes par une charnière aubout d’en haut, peuvent s’ouvrir et se resserrerpour mesurer quelque chose, et pour décriredes cercles ou des portions de cercle. Compasde cuivre, de fer. Compas à pointes d acier.Compas à branches recourbées pour prendre lamesure tics épaisseurs, celle d'un globe. Tour-ner, ouvrir le compas. L’ouverture du compas.Décrire un cercle , un demi-cercle avec le com-pas. Mesurer avec le compas. Tracer , faire unefi (jure au compas, etc.
Il y a aussi des Compas à trois et à quatrepoiules, pour divers usages dans les Mathéma-tiques.
On appelle Compas de proportion , Un ins-trument de Mathématique, composé de deuxrègles plates, jointes par un des bouts, quipeuvent s'ouvrir et se resserrer, et sur les-quelles sont marquées des lignes avec des chif-fres, pour servir à divers usages de Géométrie.
On appelle Compas à vet'ge , Une longuerègle de bois ou de fer, qui porte deux pou-pées, dont chacune a sa pointe, et dont l’uneest mobile le long de la règle.
On dit figurément, Faire foutes choses parrègles et par compas , ou par compas et parmesure , pour dire, Avec une grande exacti-tude, une grande circonspection.
On dit encore (i^mément, qix'Un homme ale compas dans l'œil , pour dire, qu’il mesurepresque aussi juste h l’œil qu’il le pourroitfaire avec un compas.
Compas, en termes de Marine, se dit De laboussole dont on se sert sur les vaisseaux et surles galères; et dans cette acception l’on dit :Ohseroer le compas. Regarder le compas. Le'vent a fait le tour du compas.
COMPASSEMENT, s. m. Action de com-passer, ou l’effet de cette action.
U ne se dit guère qu’au figuré : Le compas-sement de son discours ; le compassement (lises actions • et il désigne ordinairement unerégularité froide et affectée.
COMPASSEE, v. a. Mesurer avec le compas.Il a exactement compassé les degrés , les dis-tances dans cette carte.
U signifie plus ordinairement, Bien propor-tionner une chose. II a bien compassé ses allées.Compasser un parterre.
On dit en termes de Guerre, Compasser desfeux , pour dire, Les disposer de manière qu'ilsfassent tous leur effet en même temps.
On dit figurément, Compasser scs actions ,ses démarches, pour dire, L’es bien régler.
Compassé , ÉE. participe.
On dit d’Un homme, qu/1 est bien com-P a ssè en ses discours, dans ses actions, qu’il estco, fpassé, extrêmement compassé , pour dire,*3 U II est fort exact et fort réglé ; et on le ditle plus souvent, pour dire, qu’il est exact jus-S u ^ Affectation.
COMPASSION. s. f. Pitié , commisération,
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mouvement de Tùme qui nous rend sensiblesaux maux d’autrui. Avoir compassion de la mi-sère d’autrui. Avoir pitié et compassion. Avoirde grands sentimens de compassion. Être tou-ché de compassion. Émouvoir à compassion.Être ému de compassion. Exciter la compas-sion. L’état oit ces pauvres gens-là sont réduits ,fait compassion.
Faire compassion , se dit figurément en par-lant De certaines choses qu’on désapprouve.Voilé un raisonnement qui fait compassion.Ce que vous dites là fait compassion.
COMPATIBILITÉ,, s. f. se dit Des qualitésqui peuvent se concilier, s’accorder ensemble.Principalement il se dit en Morale, Des carac-tères et de l’esprit. Il y a une grande compati-bilité d’humeur entre ces deux personnes. Iln'y a guère de compatibilité d'esprit entre eux.Il s’emploie le plus souvent avec la négative.
Compatibilité, se dit aussi en parlant DeCharges et de Bénéfices; et il se dit pour mar-quer que deux Charges, deux Bénéfices sontd’une nature à pouvoir ctre possédés en mêmetemps par la même personne. Ou a jugé lacompatibilité de ces deux Charges. Il n'y apas de compatibilité dans ces deux Bénéfices-là.
On appelle Lettres de compatibilité, DesLettres Patentes, par lesquelles le Prince permetà un homme de posséder en même temps deuxCharges qui ne peuvent pas ctre exercées parune même personne. Obtenir des Lettres decompatibilité.
COMPATIBLE, adj. des 2 genres. Ouï peulcompatir avec un autre. Ces deux caractères,ces deux esprits-là ne sont pas compatibles.
Il sc dit aussi d’Un Bénéfice qui peut êtrepossédé avec un autre, et d’une Charge quipeut être exercée avec une autre. Ces deux Bé-néfices sont compatibles. Une Cure et un Ca-nonicat ne sont pas deux Bénéfices compatibles.Une Charge de Comptable et Une Charge dela Chambré des Comptes ne sont pas compa-tibles.
COMPATIR, v. n. Être touché de compas-sion pour les maux d’autrui. Je compatis àvotre douleur , à votre affliction.
Il signifie aussi, Souffrir les fautes, les foi-blesses de son prochain avec indulgence , ai;lieu de s’en fdclicr. Tl faut compatir aux infir-mités de son prochain. Compatir à la foiblessehumaine.
Compàtib , se dit aussi Des personnes et deschoses qui conviennent l’une avec 1 autre. ILne sont pas d'humeur , d'une humeur à compa-tir aisément ensemble. Il est si bizarre et d unesi méchante humeur, que personne ne peutcompatir avec lui, qu'il ne sauroit compatiravec personne. Pensez-vous qu'ils puissent com-patir ensemble? L'esprit de Dieu ne peut com-patir avec celui du monde. Ces deux projets ntpeuvent compatir l'un avec l'autre. En ce sensil se met plus ordinairement avec la négative.
COMPATISSANT, ANTE. adj. Qui com-patit, qui prend part aux maux d’autrui.Cœur compatissant, dme compatissante. Jeterun regard compatissant.il est fort compatissant.
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COMPATRIOTE, s. des 2 genres. Celui oucelle qui est de même patrie, de même paysqu’une autre per sonne. C'est mon compatriote.Faire du bien « ses compati'iotes. Aimer sescompatriotes.
COMPENDIUM , s.m. (Pron. Compêndiome.)Mot emprunté du Latin, qui signifie Abrégé.Le compendium de la Philosophie.
COMPENSATION, s. f. Estimation par la-quelle on compense une chose avec une autre.Juste compensation. Compensation équitable „Faire compensation. Compensation de dépens.Tleut tant par compensation. C’est une maximede Droit, que compensation^ alieuquedeliquidcà liquide. Cela doit entrer en compensation de laperte qu'il a faite. Cela mérite , cela demandeune compensation.il n'y a pas lieu à compen-sation. Il lui céda cela en compensation.
COMPENSER, v. a. Faire une estimationpar laquelle une chose tienne fieu du prixd’une autre. Il a compensé ce que je lui devoisavec ce qu'il me doit. Il faut compensa' les dé-pens du procès.
U se dit aussi Des choses ou des personnesdont, le bien et le mal étant mis en balance, lemal se trouve réparé par le bien. Ce Fermier a.eu de bonnes et de mauvaises années dans sarecette, les unes compensent les autres. Le gainde cette année compense la perte de la précé-dente. Cet homme a des défauts , mais il lescompense par ses bonnes qualités. lia un dé-faut que rien chez lui ne compense.
Compensé , ée. participe. L'Arrêt porte dé-pens compensés.
COMPÉRAGE, s. m. Terme qui se dit De larelation, de Tafiinité qu’il y a entre deux per-sonnes qui ont tenu ensemble un enfant sur le*fonts de baptême. Ils se voient tous les jours,sous prétexte de compérage.
U se dit aussi De la relation qu’il y a cuirele parrain ou la marraine d’un enfant, et lepère ou la mère de l’enfant; et alors cette re-lation est regardée comme une alliance spiri-tuelle, qui empêche que le parrain ne puisse semarier, sans dispense, avec la mère de l’en-lant, ni la marraine avec le père. Ils ne se peu-vent marier à cause du compérage.
COMPÈRE, s. m. Nom qui se donne par unhomme et par une femme à celui qui a tenusur les fonts quelqu’un de leurs enfans, et ré-ciproquement par le parrain ou par la marraineIi celui dont ils ont tenu un des enfans ; commeaussi par la marraine à celui avec lequel elle atenu un enfant. C’est mon compère, il a tenutm de mes enfans. C'est mon compère , j'ai tenuun de ses en/ans. Il est mon compère, j'ai tenuun enfant avec lui.
On dit proverbialement, Tout se fait par,comperé et par commère , pour dire, que Toutse fait par faveur et par rapport aux liaison*qu’on a.
On dit familièrement d'Un homme , q HeC’est un compère, pour dire, que Cest unhomme adroit, fin, qui va à ses intérêts, ètdont on doit se défier.
On dit aussi, que C'est un bon compere,
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