COM
ses aïeux, de ses ancêtres. Il compte des Roiiparmi ses aïeux. Il compte des Maréchauxde France et des Connétables panai ses an-cêtres .
On dit, Compter sur quelqu'un, pour dire.Faire fond sur lui, comme sur un homme donton est assuré. On dit dans le mémo sens, Comp-ter sur ses forces , sur sa jeunesse , sur sesgrands Mens, sur son crédit , sur son savoir. Ilne faut compter sur rien de ce qu'il promet.Comptez que vous vous en trouverez très-bien.
U signifie aussi, Calculer, supputer, venirh compte; et alors il se met d’ordinaire abso-lument. Voyons ce que vous avez reçu, ce quevous avez mis , il faut compter. J'ai comptéavec un tel , je ne lui dois rien. Ce n’est pas ltout que de compter , il faut payer. Il ne veu:tti compter ni payer. Il a compté par-devanlun Auditeur des Comptes. Compter de clerc i-maître.
l\ signifie aussi Rendre compte, et alors ilse met avec la préposition de. J’ai compte dela dépense et de la recette. Il a touché cettepartie, et en a compté à la Chambre desComptes.
Compter par fête, compter par pièce , se ditDans les hôtelleries et les autres lieux où l’ondonne à manger, et où la dépense de bouchequ'on a faite se compte selon le nombre despersonnes qui ont mangé, ou selon le nombredes pièces qu’on leur a fournies.
On dit proverbialement, Compta' sans sonbote. Qui compte sans son hôte , compte deuxfois î pour dire, cjn’On se trompe quand oncompte sans celui qui a intérêt à l'affaire, ouqu’on espère ou promet une chose qui ne dépendpas absolument de soi.
On dit d’Un homme qui marche lentement,qu’jl compte ses pas • et on dit, que L’on comptetous les pas de quelqu’un, pour dire, qu’On
I observe de fort près.
Co:upTEr., signifie aussi, Se proposer, croire.Jï compte pari .t demain : autrefois on disoit,
II compte de partir. Comptez que vous me trou-ve) ez toujows prêt à nous servir.
Il se prend aussi pour Réputer, estimer ; etalors il se construit avec la préposition pour.Il faut le compter pour mort. Il compte pourrien tous les services qu’on lui rend. Il comptecela pour beaucoup.il faut compter ce Généralpour dix mille hommes.
f Compté , ée . participe. Nos jours sont comp-tes. Marcher ù pas comptés .
On dit proverbialement et figuroment, Bre-bis comptées, ?e loup les mange, pour dire, queQuelque soin qu on prenne de compter, de gar-der de certaines choses, on ne laisse pas dêtre®xposé à en perdre une partie.
°n dit aussi proverbialement et figurument,ïout compté, tout rabattu, pour dire, ToutJjlen Considère.
g °Mptoir. s. HL Sorte de table où il y ale s II ^ 1Un ^ Jnei it un tiroir fermant à clef, et dontleur lan ^ s se servent, soit pour comptera rgent, s °ù pour le serrer.
se dit aussi Du Bureau général
i^ome J €
CON
de Commerce d’une nation en Pays étranger.Les lîollandois ont plusieurs comptoirs dansles Indes. Toutes les nations de l’Europe ont descomptoirs en Asie . Les comptoii s appartien-nent aicx_ nations, et les factoreries aux Mar-chands.
COMPULSER, v.’ a. Terme de Pratique.Prendre communication des Registres d’unOfficier public, en vertu 'd’Une Ordonnancedu J Lige.
Compulsé, ée. participe.
COMPULSOIRE. s. ifi. Acte de Justice,portant ordre à l’Officier public de communi-quer ses Registres. Il faut avoir, obtenir uncompulsoire.
COMPUT, s. m. Terme de Chronologie . Ilae s’emploie qu’en parlant Des supputationsde temps qui servent à régler le Calendrier Ec-clésiastique. Le Comput Ecclésiastique.
CGMPUTISTE. s. m. Celui qui travaille auComput, et à la composition du Calendrier.
COMTE, s. m. Celui qui est revêtu d'unecertaine dignité au-dessus de celle de Baron .Le Comte de Toulouse+de Flandre , cfc. Comteet Pair. Comte du Saint-Empire. Comte Pala-tin. Les Chanoines Comtes de Lyon . On Vafait Comte. Couronne de Comte , Il prend lequalité de Comte , etc.
On appelle Comtesse, La femme d’un Comte,ou celle qui par elle~même ou de son chef pos-sède un Comté.
COMTÉ, s. m. Titre d’une Terre , en vertuduquel celui qui est Seigneur de la Terre péri»la qualité de Comte. Le Comté de Champagne.Le Comte d’Artois. Comté-Pairie. Châtionsest Comté-Pairie . Cette Terre fut érigée enComté.
On le fait féminin dans cette phrase, LaFranche-Comté,
CON
CONCASSER, v. a. Briser et réduire enpetites parties avec le marteau ou le pilon,quelque matière dure, comme le sucre, le poi-vre, etc. Concassa' du poivre , de la cannelle.
Concassé, ée. participe. Poivre concassé.
CONCAVE, adj, des 2 genres. Il se ditd’Une surface ou d’une circonférence courbe,prise du côté qu’elle est capable de contenirquelque chose. Il est opposé à convexe. Miroirconcave. Il est aussi substantif. Le concaved’un globe .
CONCAVITÉ, s. f. Cavité, le creux, le con-cave d’un corps. La concavité de ce globe.Concavité profonde. Les concavités du cer-veau, du crâne. Les concavités d’une mon-tagne , d’un rocher. Les concavités de la terre.
CONCÉDER, v. a. Accorder, octroyer. Une se dit guère que Des grâces, droits, privi-lèges, etc. qu’un Souverain accorde à scs sujets.Le Roi a concédé de grands privilèges à celteVille. Ce droit lui fut concédé par un telPrince.
Concédé , ée. participe.CONCENTRATION, subst. f. Terme didac-tique, L’action de concentrer, ou l'effet de ce
CON iïi
qui est concentré, La concentration de la ch a-'leur.
Concentration , en termes de Chimie, sodit d’Une opération par laquelle on' rapprochesous un moindre volume les parties d’un corpsqui étoient étendues dans un fluide.
CONCENTRER, v. a. Terme didactique. 1Réunir au centre. Le grand froid concentre la.chaleur naturelle.
On dit aussi, Les rayons du soleil sè con-centrent dans le foyer d’un miroir ardent.
On dit aussi au figuré , Concentrer toutesses affections dans un seul objet, pour flirc,'Les rapporter à un objet unique.
Concentré, ée. participe. On appelle enChi-<mie, Acide concentré , Un acide très-fort.
On dit, qu Un homme est concentré, coït -centré en lui-même, pour dire, qull ne sacommunique point, qu’il ne laisse rien aperce-voir de ce qui se passe dans son âme.
CONCENTRIQUE, adj. des 2 genres. Termedidactique. Il se dit De divers cercles qui ontun même centre. Cescleiu: cercles sont concen-triques.
CONCEPT, s. m. (On prononce îe P dansce mot et le suivant.) Terme didactique. Idée,simple vue de l’esprit. Une abstraction n’estqu’un concept.
CONCEPTION, s. f. L’action par laquelleun enfant est conçu dans le ventre de sa mère.Au temps de la conception de Ven faut. Depuisla conception jusqu’à Vcnfaniemcnt. La FêteJe la Conception de la Sainte-Vierge.
11 se dît aussi Des femelles des animaux,’
Conception, se ait figurément Des penséesque l'esprit forme sur quelque sujet. Rare con-ception. Riche conception. Voilà une plai-saiite conception.
Il se dit aussi De la faculté de comprendreet de concevoir les choses. Il a la conceptionvive , facile , dure, Cet enfant n’a pas de con-ception,
CONCERNANT. Qui concerne. Participeque l’usage a rendu indéclinable, et qui signifiela même chose que Sur, touchant , au sujetde. ... Il y a celle différence entre Concernantet Touchant, qu eConcernanl doit être précédéd'un substantif auquel il ait rapport, et queTouchant s’emploie indifféremment â la suited’un substantif ou d’un vcrbc.J’ai à vous direquelque chose concernant celle affaire-là. UnEdit concernant telle chose.
CONCERNER, v. a. Regarder, appartenir,avoir rapport à.... Cela concerne vos intérêts.Voilà pour ce qui vous concerne. Cela concernesa charge. Il n ignore rien de ce qui concernecet art. Cette affaire concerne le public. Etpour ce qui concerne telle chose, je diraique ....
Concerné , ée. participe. Il ne s’emploiepas passivement. Il en est de même de Concer-ner. Mais Concerné prend le genre et le nombre.Une femme, des femmes diront bien : Cetteaffaire m’uuroit concernée, nous auroit con-cernées , s’il n’étoit pas venu.
CONCERT, s. m. Harmonie formée par plu-
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