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Tome premier. A - K.
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un tel conduit. Les conduits par où la bile sedécharge. Les conduits de l'urine. Il a les con-duits bouchés , obstrués, les conduits resserrés.Un tel médicament resserre, ouvre les conduits.

CONDUITE, s. f. Action de conduire, demener, de guider quelqu’un. Être chargé de laconduite d'un aveugle, de la conduite d’unconvoi. La conduite d’un troupeau.

On dit, qn’Un tel est chargé de la conduited’un Ambassadeur, Quand il est charge del’aller recevoir sur la frontière, ou de l’y recon-duire, en lui faisant fournir sur la route lesvoitures et les vivres nécessaires.

Il se dit aussi De l'exécution, de la directiond’un ouvrage, d’un projet. La conduite dunPuëme dramatique, d'un Poème epicfue. AvoirIn conduite d'un bâtiment , dun travail, dune.tranchée. Avoir la conduite d’une horloge.Prendre la conduite d’une entreprise. Se chargerde la conduite d’une affaire, d’un procès.

Conduite, sc dit aussi Du commandementsur les peuples, et du Gouvernement, soit po-litique, soit militaire, soit ecclésiastique. Etrechargé de la conduite d'un grand État. Avoirla conduite d’une année, d'un régiment. Êtrechargé de la conduite d’un Diocèse, d’uneParoisse, de lu conduite des dûtes.

Il se dit aussi De l’inspection qu'on a sur lesmœurs, sur les actions de quelqu’un. Êtrechargé de la conduite d'un jeune Prince, d’unjeune Seigneur. Prendre la conduite d'un jeunehomme , en abandonner la conduite. Ce jeunehomme est sous ma conduite.

Conduite, sedit aussi De la manière d’agir,de la façon dont chacun sc gouverne. Bonneconduits, mauvaise conduite, sage conduite.Conduite imprudente.Conduiteéquivcque. Con-duite déplacée. Conduite déplorable. On necomprend rien à sa conduite. Bld mer la con-duite de quelqu’un. On ne peut rien trouver àredire à sa conduite. La conduite de celte femmea toujours été sage. C'est à vous à répondre desa conduite.

dit, qiiUn homme a de ia conduite, pourdire, qu’il a une conduite sage et prudente; et:ui contraire, qu 'Un homme n'a point de con*duite, qu 'il n'a nulle conduite , que c'est unhomme sans conduite, qu’il manque de con-duite, pour dire, que C'est un imprudent, quec’est un homme qui se gouverne très-imprudem-ment en toutes choses.

Conduite, en parlant Des eaux, se ditd’Uue suite de tuyaux ou d’aquéducs, quiportent d un lieu à un autre les eaux d’une fon-taine, d’un étang, etc: Cette conduite a coûtebeaucoup d’argent. Cette conduite est de deuxcents toises.

COXijU.n, s. m Terme ciHnatomie, rjnsc dit Cil general lv tontes les éminences (le.,articulations, les Coud) les du fémur. Les Con-dyles du tibia, etc,

CONDYLOME, s. m. Excroissance tle cl.nir.Il se dit particulièrement De celles qui p ro ..viennent du virus vénérien,

CÔNE. s. ni. Terme de Mathématique . Py-ramide ronde, corps solide, dont la i.ase est

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un cercle, et qui se termine en pointe. Lespains de sucre sont faits en cône.

On appelle Cône droit , Celui dont l’axe estperpendiculaire h la base; et Cône oblique ,Celui dont Taxe est oblique sur la hase.

Cône. Les Botanistes empruntent ce termede la Géométrie, pour délinir ccrtaiucs partiesdes plantes qui oui la figure d’un cône ; et parcette raison, ce mot est particulièrement con-sacré aux fruits des pins, des sapins, etc. quisont appelés Arbres conifères.

Cô’.'E. s. m. Moule de fer fondu, de formeconique, dans lequel on verse les métaux fon-dus, pour séparer la partie métallique des sco-ries.

CONFABULATION , s. f. Entretien fami-lier. Il 11e se dit qu’en plaisanterie. Ils étoienten confabulation.

CON FABULER, v. n. S’entretenir familiè-rement. Il n’est en usage que dans la conversa-tion familière, et ne se dît qu’en plaisanterie.Ils confabuloient ensemble.

CONFECTION, s. f. Certaine compositionfaite de plusieurs drogues, pour servir de médica-ment. Bonne confection chimique. Confectiond'hyacinthe. Confection d’alkcrmès. Faire uneconfection. Mettre, dissoudre quelque droguedans une confection. Celte confection est com-posée de ....

On dît en termes de Pratique, La confec-tion d’un papier terrier , la confection d'un in-ventaire, pour dire, L’action de faire, de com-poser un papier terrier , un inventaire. Tra-vailler à la confection d’un papier terrier. Aprèsla confection de l'inventaire.

O11 dit aussi, La confection d’un canal,d’un batiment, d'un chemin, etc.

Confection, sc prend aussi pour Achève-ment. Jusqu'à parfaite et entière confection.

CONFÉDÉRATIF, IVE. adj. Oui coucern'-une alliance entre des États, une ligue entreles mécontcns d’un Etat. Un traité confédéra-tif. Une forme de Gouveniernent confédérative.

CONFÉDÉRATION, s. f. Ligue, alliance.Confédération bonne, ferme, stable. Se joindre,s’unir par confédération. Il y a confédérationentre ces deux États, cntie ces deux Bois . Re-nouveler une confédération. Entrer en confé-dération. Ce Prince étoii de la confédération.Ils étoient dans la confédération. Traité deconfédération. Observer les articles d'une con-fédération.

Il se dit aussi Des lignes que font entre eux,dans quelques États, les Sujets mécontens. Ladernière confédération de l’armée de Lithuanie .

CONFEDERE, ÉE. adj. Allié, joint partraité d’alliance avec quelqu'un. Les Royaumes ,les Rois , les Princes confédérés. Les Rationsconfédérées.

Il est aussi substantif plur. Secourir, assis-ter ses confédérés. Abandonner ses confédérés.

CONFÉDÉRÉE, se CONFÉDÉRÉ]!, v.pronom. Se liguer ensemble. Se confedéreravec quelqu'un. Ils se cun fédérèrent. L'arméede Pologne se confedêra.

CONFÉRENCE, s. f. la comparaison que

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l’on fait de deux choses, pour voir en quoi ellesconviennent, et en quoi elles diffèrent. La con-férence des Ordonnances, des Coutumes. Con-férence des temps, etc. Conférence des textes.Conférence des passages.

Il signifie encore L’entretien que 'deux ouplusieurs personnes ont ensemble sur quelqueaffaire ou matière sérieuse. Grande, docte con-férence. Ils eurent de longues conférences en-semble. Rouer une conférence. Tenir confé-rcnce. Entrer en conférence avec quelqu’un.La conférence fut assignée à un tel jour. Lesconférences pour la paix. Les conférences pourles limites . Se rendre, se trouver à une confé-rence. La conférence fut rompke, fut renonce.Des conférences Académiques.

CONFÉRER, v. a. Comparer deux chosespour juger en quoi elles conviennent, et enquoi elles diiFèreiit. Il sc dit particulièrementDes Lois, Ordonnances, Coutumes, matièresde Littérature, Arts libéraux, etc. Conférer lesLois Grecques avec les Lois Romaines. Confé-rer les Ordonnances. Conférer les Coutumes.Conférer un Auteur avec un autre. Conférerdes passages. Conférer les temps. Conférer lesChionologistcs. Conférer deux manuscrits.

Conférer signifie aussi, Donner, accorder.Conférer des honneurs, des dignités, des char-ges, des grâces. Plus les Princes ont de grâcesà conférer, plus ils sont puissans.

On dit , Conférer un Bénéfice, pour dire,Pourvoir à un Bénéfice vacant. Conférer sur lunomination d’un Patron Ecclésiastique, d’iuPatron Laïque. Conp'rer de plein droit. Il a ledroit de conférer tels Bénéfices.

On dit aussi dans les choses saintes : Confé-rer les Ordres sacres. Les Sacremens confèrentla grâce. Dieu confère la grâce.

Conférer , est aussi neutre, et signifie ,Parler ensemble, raisonner de quelque affaire,de quelque point de Doctrine. Nous avons sou-vent conféré ensemble. L'affaire est importante ,elle mérite que nous en conférions à loisir ]îen a confère avec un tel. Les Ambassadeurs confèrent sur la Paix. Ils ont conféré de lentsaffaires communes.

Conféré , ée. participe.

CONFESSE, s. La confession qu’on fait anPrêtre. Il 11a ni genre, ni article, et ne se metjamais qu’avec quelques verbes, comme ceux-ci : Aller à confesse. Être à confesse. Retournerà confesse. Il vient de confesse. Il va « conpsseà un tel Prêtre.

CONFESSER, verb. net. Avouer, demeurerd’accord. Confesser la vérité. Confessez ce quien est. Il est vrai, je le confesse. Il a confessésa faute, son crime . On l’a appliqué à ht ques-tion, il n’a rien confessé, il a Iout c 01 tfesse.Il confesse qu’il est vaincu. U se confessevaincu. Je soussigné reconnais, et confesseavoir, etc. Je vous confesse que j ai tort. J\utort, je vous le confesse.

On dit figurémcnt et familièrement, gnUnhomme confesse la dette, pour dire, qu’il con-fesse qu’il a tort.

On dit prombialcmen!, que Quelqu'un se