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CONSANGUINITÉ , s. f. ( fü fait dipîi-tîiongue avec TI. ) Parenté du coté du père.Degré de consanguinité.
• CONSCIENCE, s. f. Lumière intérieure,'sentiment intérieur par lequel l’homme se rendtémoignage à lui-même du bien et du mal qu’ilfait. Conscience timorée. Conscience délicate.Conscience scrupuleuse. Conscience tendre .Bonne conscience. Conscience erronée. Délica-tesse de conscience. Scrupule de conscience.Remords de conscience. Le ver de la conscience.Le cri de la conscience. Le tribunal de la con-science. Directeur de conscience. Le fov de laconscience. Liberté de conscience. Conseil deconscience. Faire quelque chose pour Vacquitde sa conscience. Cela se peut fav e en suretede conscience. Votre conscience ne vous re~proche-t-elle rien? Agir contre sa conscience.Parler contre sa conscience. Parler selon saconscience. Troubler les consciences. Cela n’eslpropre qu’à alarmer les consciences.
On appelle Cas de conscience, Certaines dif-ficultés ou questions sur ce que la Religionpermet ou défend en certains cas. Proposer uncas de conscience.Résoudre un cas de conscience.
Cn dit, qu’Un homme a de la conscience,qu’il est homme de conscience,pour dire,qu’ilest attentif à ne rien faire qui puisse blesser saconscience; et on dit au contraire , qu'il estsans conscience, qu’il n’a point de conscience.Cn dit aussi dans le style fumilter, qu’/l a laconscience large , pour dire, qu’il ne regardepas de bien près à ce qui concerne son devoirOn dit aussi, qu’Jl n’a pas la conscience nette,pour dire, qu’U se sent coupable.
On dit communément, Faire conscienced’une chose, pour dire, Faire scrupule d’unechose, parce qu’on croît quelle est contre tesbonnes mœurs, contre la raison, contre labienséance. Je feivis conscience d'avoir com-merce ayec un homme si décrié. Je fais con-science de vous importuner si souvent de lamême chose.
On dit dans le même sens : Il y a de la con-science à faire telle chose. C’est conscience defaire telle chose. Il y a de la conscience à jouercontre un homme qui ne sait pas le jeu. C’estconscience de le laisser dans l’erreur où il est.Ne faites pas cela, il y auroit conscience.
On dit : Je mets cela , je laisse cela sur votreconscience. Je m'en remets , je m’en rapporte àvotre conscience. Vous aurez cela sur votreconscience, pour dire, Si vous agissez en celacontre votre conscience, vous cn répondrez de-vant Dieu . Et on dit, qu’Un homme a dit toutce qu il avoit sur sa conscience, pour dire,qu II n a nen caché de ce qu'il savoit, de cequ’il avoit sur le cœur.
Conscience, se dit en Métaphysique, de laoonnoissance qu’on a d’une vérité par le sen-timent intérieur. Les hommes ont la consciencede leur liberté. Conscience intime.
En conscience , en bonne conscience. Façonde parler adverbiale.En vérité, selon les règlesde la conscience. Je vous le dis en conscience.Ce Marchand vend en conscience, il ne surfait ^
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point. En bomïe conscience, pouvez-vous medemander ce prise? Vous êtes obligé en con-science à cela, de faire, etc.
En conscience , en ma conscience , sur maconscience. Espèce de serment en usage dansle langage familier.
CONSCIENCIEUSEMENT, adv. D’une ma-nière consciencieuse ^ avec conscience, en con-science. Agir consciencieusement. Faire un par-tage consciencieusement.
CONSCIENCIEUX, EUSE. adj. Celui, cellequi a la conscience délicate. C’est un hommeconsciencieux. Il est consciencieux jusqu’uuscrupule.
CONSCRIT, adj. m. I! n’est d’usage qu’onparlant des Sénateurs Romains. Les Pèresconscrits.
CONSÉCRÀTEUR. s. m. Il signifie la mêmechose que Consacrant.
CONSÉCRATION, s. f. Action par laquelleune chose est consacrée. La consécration d'ujieEglise , d’un calice.
On appelle absol. et par excellence, I.a Con-sécration, L’action par laquelle le Prêtre con-sacre, quand il célèbre la Messe. Avant la Consé-cration. Après laConsscration. LaConsécrationétant faite. Les paroles de la Consécration.
CONSÉCUTIF, IVE. adj. Qui est de suite.
1 ne se dit guère qu’au pluriel, et dans le stylede Jurisprudence , cn parlant Des choses qui sesuivent immédiatement dans l’ordre du temps.On a publié les bans par trois Dimanches con-sécutifs. Trois Fêtes consécutives. Trois joursconsécutifs. Il rapporte trois baux consécutifs.
CONSÉCUTIVEMENT, adv. Tout de suite,immédiatement après, selon l’ordre du temps.Il a eu consécutivement trois grandes mala-dies. Il a exercé consécutivement trois grandescharges.
CONSEIL, s. m. Avis que l’on donne à quel-qu’un sur ce qu’il doit faire ou ne pas faire.Bon, sage, prudent conseil. Conseil salutaire.Mauvais, pernicieux, dangereux conseil. Con-seil intéressé, désintéressé. Conseil violent. Ilest l’auteur de ce conseil. Donner conseil, unconseil. Prendre conseil. Suivre le conseil dequelqu’un. Croire un conseil. Il ne prend coti-se l que de sa tête, de son amour, de son inté-rêt, ou de son avarice. Je ne demande pasvotre conseil sur cela. C’est un conseil à luidonner. C’est un homme de bon conseil. Je neferai rien que par conseil, que par bon con-seil. Il m’a aidé deses bons conseils. Il a rejet Jtous mes conseils.
Proverbialement, en parlant d’Un conseilqu’on ne veut pas suivre, on dit, Ce conseil-lé esf bon, mais il n’en faut guère u-er.
On dit encore proverbialement, que Lanuit donne conseil, porte conseil, pour dire,qu’il ne faut pas prendre son parti à la hâte ,et qu’il faut se donner le loisir d’y faire ré-flexion; et, A nouvelles affaires, nouveauxconseils, pour dire, qu’il faut régler ses réso-lutions suivant les différentes occurrences, lesdifférentes conjonctures des affaires; À partipris, point de conseils, pour dire, qu’il est ,
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inutile de donner dc 3 conseils à un homme quia pris son parti.
On appelle Conseils Evangéliques , Les con-seils que 1 Évangile donne pour parvenir à uneplus grande perfection; et en ce sens, Conseils’oppose à Précepte, comme dans ces phrases :Ce n’est pas un précepte, ce n’est qu'un conseil.Cela n’esi pas de précepte, cela n'est que deconsed.
Conseil, se prend quelquefois pour Réso-lution, parti. Ne m’en parlez plus, le conseileu est pris. Je ne sais quel conseil prendre.
Conseil, est aussi un nom qui se donne gé-néralement à certaines assemblées établies par1 autorité du Prince, soit pour les affaires im-portantes de lfîtat, soit pour l’administrationde la Justice. Ainsi en France il y a divers Con-seils de cette nature, comme: Le Conseil d'Etatou le Conseil d’en haut. Le Conseil des Dépê-ches. Le Conseil des Finances. Le Conseil deCommerce. Le Conseil Privé, ou le Conseil desParties. Un Arrêt du Conseil d’Etat .
On appelle aussi Conseil, La réunion habi-tuelle d’un certain nombre de Gens de I.oi,que des Princes du Sang, ou de grands Sei-gneurs, choisissent pour diriger leurs affaires.Le Conseil de M. le Prince de Conti, le Con-seil de la Maison de Bouillon, etc.
Quand on dit, Un Avocat au Conseil , unGreffer dr, Conseil, un Huissier du Conseil;
■ plaider au Conseil, se pourvoir au Conseil 4•fcre à la suite du Conseil , on entend parler duConseil des Parti, s. Ft quand on dit , qn'IIntel est entré au Conseil , cela ne s’entend quedu Conseil d’Etat .
On appelle Grand Conseil , Une Compa-gnie supérieure qui n’a point de territoire ,etqui est établie pour connoître de certaines af-faires, comme de ce qui regarde les Prévôtsdes Maréchaux, des difîcrens qui naissent entreles Présidiaux, des matières bénéficiâtes, et descontrariétés d’Àri êts.
On appelle Conseil de Ville, Un Conseilétabli pour connoître et ordonner des affairesde la ViJIe. On en a parlé au Conseil de Ville.
On appelle Conseil de Gueire, L’Assembléeque tiennent les Officiers Généraux d'une nr-‘mee , ou les Officiers principaux d’un détache-ment, d'une Place de guerre, pour délibérersur 1e paili qu’on doit prendre en certainesconjonctures.
On appelle aussi Conseil de Guerre, l’As-semblée que tiennent les Officiers d’un Régimentou d’un autre Corps, pour l’exercice de la Jus-tice Militaire.
Dans tes Juridictions, La Chambre du Con-seil, est la Chambre où l’on juge les procès parécrit; et en ce sens on dit, Api ointe au Conseil.
Conseil, s? dit quelquefois De ceux de quion prend conseil. Un tel est son conseil. C’esttout son conseil. Le malade e.t en péril, sonMédecin ordinaire demande du conseil.
On dit proverbialement d’Un homme quipr.nd promptement sa résolution, sans con-sulter personne, qu’Zl a bientôt assemblé sonconseil.
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