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Tome premier. A - K.
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sujet de satisfaction et de joie. C’est une grandeconsolation à un père, pour un père, de voirses enfans se porter au bien.

Il se dit quelquefois De la chose, ou de lapersonne qui console. La Philosophie est sa con-solation, sa seule consolation. Vous êtes toutema consolation. Je n’ai point d’autre consola-tion que vous. Dieu est toute ma consolation.

On appelle Consolation, à l’Hombre, auQuadrille, et autres jeux de caries, un iribuique paye le joueur qui a demandé à jouer, etqui perd.

CONSOLATOIRE. adj. des % g. Destiné àconsoler. Discours consolatoire. Il est vieux.

CONSOLE, s. f. Pièce d’Architecture, sail-lante et ornée, qui sert à soutenir ure corniche,lia fronton de croisée, etc. Toute la face du ba-timent étolt ornée de consoles qui soutenaientd#s bustes de marbre* Pour l’ornement deschambres , on se sert de consoles de bois doré,de marbre, etc. sur lesquelles on met des bronzes,des pendules et des porcelaines.

CONSOLER, v. a. Soulager, adoucir, dimi-nuer l’affliction, la douleur d’une personne,soit par des discours , soit par des soins, ou dequelque autre manière que ce soit. Console/' lesaffligés, les malades. Consoler par lettres. Il nese peut consoler de la perte qu’il a faite. Ilse console avec ses amis. Se consoler avec Dieu .On n’a pas eu de peine à le consoler. Il s’estbientôt consolé, il est déjà tout consolé.

Consolé, ée. participe.

CONSOLIDANT, subst. et adj. masc. Ce quiaffermit et cicatrise les parties divisées d’uneblessure. Les baumes sont des consolidans. Desmédicamens consolidans.

CONSOLIDATION, s. f. État de la choseconsolidée, action par laquelle une dette pu-blique est consolidée. Il ne se dit guère au pro-pre qu’en termes de Chirurgie - La consolida-tion d’une plaie.

On dit. en termes de Pratique , La consoli-dation de l’usufruit à la propriété , pour dire,La réunion de Ptïsufruit à la propriété.

CONSOLIDER, v. a. Rendre ferme, rendresolide. Il ne se dit guère au propre que Desplaies. Cette plaie est rejointe , mais on n’a puencore la consolider.

On dit figurément, Consolider une union,consolider un traité , pour dire, Affermir uneUnion, affermir un traité.

On dit, en termes de Pratique, ConsoliderVusufruit à la propriété , pour dire, Réunir

I usufruit à la propriété. C’est aussi assigner unfonds pour assurer le payement d’une dettepublique.

Consolidé, ée. participe.CONSOMMATEUR, s. m. Celui qui con-somme. Les Cultivateurs et les Consommateurs.

II signifie aussi, Qui perfectionne. Jésus-Christest l auteur et le consommateur de notre foi.

CONSOMMATION, s. f; Action de consom-mer. Achèvement, accomplissement, perfection.La consommation d'un ouvrage. La consom*anation des Prophéties. La consommation d’une'mffaire.Consomnuition. d’un sacrifee.

CON

En parlant Du droit qu’un Patron Laïqueou Ecclésiastique a de nommera un Bénéfice,on se sert du mot de Consommation, pour dire,que L’usage qu’il a fait de son droit, est con-sommé. Les provisions d’un Bénéfice font pourcette fois la consommation du droit de Col-lateur.

On dit, La consommation des siècles, pourdire, La fin des siècles, la fin du monde.

On dit aussi, La consoninmtiondu mariage,pour dire, La première fois que le mari et lafemme habitent ensemble après la bénédictionnuptiale.

Consommation, sc dit aussi Du grand usagequi sc fait de certaines closes, de certainesdenrées. Grande consommation de bois, deblé y d.e sel. Impôt sur les consommations.

Consommation, en termes de Commerce,signifie.Débit, distribution des marchandises.Les Marchands disent qu’il n’y a pas de con-sommation , Quand lé commerce ne va pas.

CONSOMMÉ, s. m. Bouillon fort succulentd’une viande extrêmement cuite. Bon con-sommé. Faire un consommé. Prendre un con-sommé. Il ne vit que de consommés. Vit con-sommé de perdrix. Un consommé de chapon.

CONSOMMER, v. a. Achever, accomplir,mettre en sa perfection. Consommer un ou-vrage, une affaire. Dieu consomma en six joursl’ouvrage de la Création.

On dit en termes de Jurisprudence , qu’t/nhomme a consommé son droit , que son droitest consommé, Quand le droit qu’on a en quel-que chose a eu son effet. Ce Cullaleur a con-sommé son droit par la nomination d'un tel.Le droit de retrait d’un Seigneur est consommé ,quand il a reçu ses lods et ventes _

On dit, Faire consommer de la viande .pour dire, La faire tellement cuire, que pres-que tout le suc, toute la substance soit dan$ lebouillon. Prenez une rouelle de veau , un cha-pon, etc. et faites consommer tout cela.

Consommer , se dit aussi Des choses qui sedétruisent par l’usage, comme vin, viande,bois, et toutes sortes de provisions. Consom-mer des denrées. Consommer des fourrages.Consommer des provisions de bouche.

Consommé , ée. participe.

Il signifie aussi Parfait. Sagesse consommée.Vertu consommée. Science consommée.

On dit, qu’t/n homme est consommé enscience , en toute sorte de sciences, pour dire,qu’il est fort savant;

CONSOMPTIF, IVE. adj. Il se dit Des re-mèdes propres à consumer les humeurs, leschairs, etc.

Il s’emploie aussi substantivement. Un con -somptif.

CONSOMPTION, s. f. U se dit De certaineschoses qui sé consument. Il se fait une grandeconsomption de bois dans ce fourneau. La vic-time fut brûlée jusqu'à l’enfiere consomption.La consomption des espèces sacramentelles dansVEucharistie .

Il signifie aussi, Certaine espèce de phthisiefort ordinaire en Angleterre, qui consume et

CON

dessèche le poumon, les entrailles, et toute 1asubstance du corps. Il est malade, il se meurtde la consomption. État de consomption.

On dit aussi d’Une personne qui dépérit,qu’Jî/Ic est malade de coirsomption.

CÔNSONNANCE. s. f. Accord de deux sonsdont l’union plaît à l’oreille. L'unisson , l’oc-tave, la quinte , sont des consonnances. Con-,sonnance parfaite. Consonnance imparfaite*.Varier les coïtsorniances.Consonnance de motsdans la prose. Consonnance de rimes dans lapoésie.

Il signifie aussi, Uniformité, ressemblancede son dans la terminaison des mots qui rimentensemble. Consonnance parfaite. Consonnanceimparfaite.

CON SONNANT, adj. Terme de Musique.Qui est formé par des consonnances. Accordconsonnant.

CONSONNE, adj. f. Il se dit De toutes leslettres de l’alphabet qui n’ont point de sond’elles-mêmes, et ne se peuvent prononcerqu’étant jointes à des voyelles. L'alphabet estcomposé de lettres voyelles et de lettres con-son/i es.

Il est aussi substantif. Les voyelles et lesconsonnes. L’x est une double consonne.

Quand une consonne est" redoublée au mi-lieu d’un mot, on n’en prononce qu’une ordi-nairement.^bbé, accabler, accorder, accuser,affamer, affermir, affranchir , aggraver , aller ,allier , allumer , apparoitre , apporter , arracher ,arroser, arriver, attacher, attirer, bonnet,commettre , communauté , connoître , diction-naire, enflammer, etc. On prononce Abé , aca-bler, afamer, agraver , alume *, aparoitre, ari -ver , atacher , b&net , dictionaire, enfldmer, etc.

CONSORTS, s. m. pi. Terme 'de Pratique.Ceux qui ont intérêt.avec quelqu'un dans unprocès, dans une affaire civile,etc. On l’a con-,damné lui et ses consorts à payer solidairement.

CONSüUDE. s. f. Plante à fleur monopé-tale. Elle est vulnéraire, et lire son nom de lavertu qu’elle a de consolider les plaies. On rem-ploie aussi dans les pertes de sang.

CONSPIRANT, ANTE. adj. En mécanique,Les puissances conspirantes, sont Celles quiagissent sous la même direction, et qui concou-rent à produire le même effet.

CONSPIRATEUR, s. m. Celui qui conspirepour quelque mauvais dessein, principalementcontre les Princes, contre l’État, contre lespersonnes publiques. C’étoit un des conspira-teurs.

CONSPIRATION, s. f. Conjuration, desseinformé secrètement par plusieurs personnescontre l’Etat, contre les Puissances auxquelleson doit obéir. Grande, dangereuse 5 . horribleconspiration. Conspiration contre lEtat, con-tre la vie du Prince. Ourdir , tramer , faire y ,machiner, former une conspiration.il est lechef , Vauteur, le conducteur de la conspiration.Découvrir une conspiration.

U se dit aussi, en parlant De quelques affai-res particulières , niais presque toujours eumauvaise pari. Il y a une conspiration conbS