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feu , le coulew' de rose, de chair, de citron ,pour dire, Ce qui a la couleur du feu, de larose, etc. Et après un' substantif, il s’emploiecomme adjectif. Un rubaii couleur de feu, d’tintrès-beau couleur de feu.
On dit proverbialement d'Un homme qui semêle de juger d’une chose qu’il ne sait point,dont il n’a aucune connoissance , q u ^ enjuge , qu’il en parle comme un aveugle descouleurs.
Couleur , se prend quelquefois en pariant 1d’Éloffes et d’habits, pour toute autre couleurque le noir, le gris, le blanc, etc. ïl ne s'ha-bille guère de couleur. Il ne porte plus le noir ,il a pris un habit de couleur. Elle est en habitde couleur. Elle a renoncé à la couleur, c'est-à-dire, Elle ne porte plus que le noir ou d’autrescouleurs modestes.
Couleur , Drogue dont on se sert pour laPeinture et pour la Teinture. Broyer les cou-leurs. Mêler les couleurs. Préparer , appliquer,coucher, asseoir, poser les couleurs. Avant quede dorer ce lambris , il le faut mettre en cou-leur. Mettre la première couleur. Bien manier,bien employer les couleurs. Adoucir les cou-leurs. Amortir les couleurs. Ranimer les cou-leurs. Rehausser, relever les couleurs. Les cou-leurs s'affaiblissent , se passent. L’air mangeles couleurs. Mettre un plancher, du par-quet , etc. en couleur. Ce peintre entend bien lemélange, la fonte des couleurs.
Couleurs , au pluriel, se prend quelque-fois pour La livrée dont on habille les Pages,Cochers , Laquais, etc. Il a des couleurs magni-figues, des couleurs bizarres , fantasques, bienparticulières. Couleur du Roi. Ce Page, ceLaquais n'avoit pas encore les couleurs. Ilvieillit. On emploie plus ordinairement le motLivrée.
On appelle en Peinture , Couleurs amies ,Celles qui ne se font point paroître récipro-quement dures.
Couleur., oîn termes de Blason , se dit Descinq couleurs, azur, gueules, sinople, sableet pourpre. Couleur sur métal. Métal sur cou-leur.
Couleur , se prend aussi particulièrementpour Le teint. Bonne couleur, mauvaise cou-leur. Couleur vermeille . Couleur pâle, blême,morte. Coiïleur plombée , livide , olivâtre ,brune. Il se porte bien, la couleur lui est reve-nue. Il a repris sa couleur. Belles couleursCette personne a de belles couleurs.
Couleur , se prend aussi pour La rougeurqui survient au visage pour quelque cause na-turelle ou accidentelle. Il est haut en couleur.La couleur lui monta au visage.
On appelle Pâles couleurs, Une maladie desjeunes Mes, qui leur rend le teint pâle etjaune.
Couleur, se dit aussi en parlant Des vian-des qu’on rôtit, et du pain, et des pâtisseries^U-’on met au four, pour marquer la couleurque ces choses doivent avoir quand elles sontcuites comme il faut. Faites du feu clair , afinces viandes prennent couleur, afin de leurl'orne I.
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donner couleur. Ce pain n'a point de couleur.Cette tourte, cette croûte n’a pas assez de cou-leur. Ce rôti a bien pris couleur.
On appelle Couleur, aux jeux des cartes ,Le pique, le trèfle, le cœur et le carreau. Dequelle couleur tourne-t-il? De quelle couleurest la triomphe? J J ai des quatre couleurs dansmon jeu. Je n’ai point de cette couleur. Il re-nonce à la couleur.
Au jeu du Lansquenet , ou dit, Prendrecouleur, pour dire, Entre* au jeu et couper.Prenez couleur. Il a pris couleur.
On dit figurément, Prcndi'e couleur, pourdire , Se décider , se décla'rer. Cette affairecommence à prendre une bonne, une mauvaisecouleur.
On dit Apurement cl familièrement, Repren-dre couleur , pour dire , Rentrer en faveur, ré-tablir sa fortune.
On dit aussi d'Un homme qui, après unelongue retraite, reparoît dans le monde, re-vient à la Cour, qu’il a repris couleur.
Couleur, signifie figurément Prétexte, ap-parence. Il Va trompé sous couleur d’amitié.Il s’est rendu maître de l'affaire sous couleurde le servir. A cela il n’y a ni couleur ni appa-rence de vérité.
Il se prend quelquefois plus étroitementpour Une raison apparente dont on se sertpour couvrir et pallier quelque mensonge ouquelque mauvaise action, afin de persuader cequ’on désire. Cela le choquera d'abord , si vousn’y donnez quelque couleur. Voilà une cou-leur bien spécieuse. Couleur plausible.ÜMe fortmauvaise couleur. Revêtir un mensonge debelles couleurs. Il sait bien donner une couleurspécieuse à ce qu'il dit, à ce qu’il fait de plusmal. Nos passions changent la couleur desobjets.
On sc sert du mot Couleur , en parlant Destyle, pour désigner le caractère des ornemens,leur choix, et leur efîèt. Un style sans couleur.Son style a une couleur brillante, magique,austère, antique.
COULEUVRE, s. f. Espèce de reptile dugenre des serpens. Couleuvre de haie, de buis-son. Couleuvre d'eau. Grosse, longue couleuvre.Peau de couleuvre. Oeufs de couleuvre. Il seglisse comme une couleuvre.
On dit proverbialement et figurément d’Cuhomme quiaeu bien des dégoûts,deschagrius,sans oser s’en plaindre, qu’il a bien avalé , qu’onlui a bien fait avaler des couleuvres.
COULEUVREAU, sufyt. masc. Petit decouleuvre,
COULEUVRÉE, ou BRIOINE. s. f. Plantesarmenteuse et fort commune. On emploie saracine dans rhydropisie, et dans quelquesautres maladies.
GOULEVRINE. s. f. Pièce d’artillerie pluslongue que les canons ordinaires. Cette coule -vrine est de tant de pieds de longueur. Une cou-levrine qui porte très-loin. À la portée de lac oulevrine.
On dit d'Une maison, d'une terre, qu 'Ellessont sous la coulevrine d’une Place, Quand
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elles en sont si proches, qu’elles ën peuventêtre ou défendues ou incommodées.
On 'dit figurément et familièrement à Un,homme qui a son bien dans le voisinage d’auplus puissant que lui, Vous avez un puissantvoisin , songez gne vous êtes sous sa cou«levrine.
On dit aussi figurément et familièrement jrfu’ Un homme est sous la coulevrine d’un autre,pour dire, qu’il est en quelque sorte dans sadépendance par sa charge, par son emploi, etc,COULIS, s. m. Suc d’une chose consomméeà force de cuire, passé par une étamine, parun linge, etc. Coulis de chapon. Coulis de per.-drix. Coulis de pois. Coulis d'éci'cvisses.
U est quelquefois adjectif, et n’est d’usageque daus cette phrase, Vent coulis , qui signifieun vent qui se glisse au travers des fentes etdes trous. Il vient un vent coulis par cetteporte. Je sens un vent coulis qui me donne surl’épaule. Les vents coulis sont dangereux.
COULISSE, s. fém. Longue rainure par la-quelle on fait couler, aller et revenir un châs-sis, une fenêtre, une porte de bois, etc. Faireune coulisse. Graisser la coulisse.
Coulisse, se dit aussi Du volet qui va etvient dans ces rainures, et dont on se sert pourfermer. Fermez cette coulisse.
Coulisse, se prend aussi pour Ces pièces dedécorations que l’on fait avancer et reculerdans les chaugemens de théâtre. Le feu pritaux coulisses. Les coulisses n'alloient pas bien.
U se prend aussi pour Le lieu où ces cou-lisses sont placées aux côtés du théâtre. Pen-dant toute la pièce il fat dans les coulisses.
En termes d’imprimerie, Coulisse de galée. test une pièce de bois sur laquelle le Composi-teur arrange ses lignes.
COULOIR, subst. masc. Écuelle ordinaire-ment faite de bois, qui, au lieu de fond, a unepièce de linge par où on coule le lait en letirant.
Couloir, se dit aussi d’Un passage de déga-gement d’un appartement à un autre.
Il est aussi terme d’Ànatomie . Les couloirsde la bile.
CQULOIRE. s. f. Vaisseau propre à laisserpasser, à faire égoutter la partie la plus liquideou le suc de quelque substance qu’on veut enséparer. Couloire d’Apothicaire, Couloire depressoir.
COULPE. s. f. Faute, péché. Il n’est enusage que dans les matières de Religion. U si-gnifie la souillure, la tache du péché qui privele pécheur de la grâce de Dieu . Par la confes-sion la coulpe est remise , et non pas la peine.Le grand amour de Dieu , la charité parfaiteemporte la coulpe et lapeine,déUvre delacoulpaet de la peine.
On dit proverbialement, quand on a regretd avoir fait quelque chose, qu’On en dit sacoulpe. Cela m’est échappé, j’avoue ma faute,je m’en repens, j’en dis ma coulpe.
COULURE, s. f. U se dit en parlant Desgrains de la grappe qui tombent ou se dessè-chent quand le raisin commence à sc nouer.
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