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femme, que C’est son courtisan. Celte femmena point d’amis, mais des courtisans .
On appelle aussi Courtisan , Celui qui rendà quelqu'un des assiduités, pour en obtenirquelque avantage. Ceux qui ont des emplois àdonner , a procurer , ne manquent point decourtisans.
COURTISANE. s. fém. On donnoit ce nomaux femmes publiques chez les Anciens, et onles appelle encore ainsi en Italie . Les Courti-sanes de Venise. Les Courtisanes de Rome . Ilfait l'amour à une Courtisane. Il entretientune Courtisane. Et par extension, on le dit Detoutes les femmes de mauvaise vie qui sontun peu considérables, et au-dessus des cou-reuses.
COURTISER, v. act. Faire la cour à quel-qu’un dans l’espérance d’en obtenir quelqurchose. Cet homme vous courtise fort. Il n'esipas d’humeur « courtiser personne, s'il n'en abesoin. Il courtise ce vieillard pour avoir susuccession. Il ne se dit pas Du sujet à l'égard duSouverain.
On dit, Courtise?* les Dames, pour dire,Être assidu auprès des Dames, chercher à leurplaire. Il est galant, il courtise les Dames. Il ya long-temps qu’il courtise une telle. Il est dustyle familier.
On dit figurément, Courtise]' les Muses,pour dire, Se plaire, s’adonner aux Belles-Lettres , particulièrement à la Poésie.
Cociitisé, ée. participe.
COURTOIS, OISE , adject. Civil, gracieux,tant en ses discours qu’en son accueil, et entoutes ses actions. Fort courtois. Courtois auxDames. Il n’est guère courtois. Il est peu cour-tois. il vieillit.
On appeloit auliefois Armes courtoises, Lesarmes dont on se servoit dans les Tournois •>parce que La pointe et le tranchant en étoientémousses, et qu’elles frétaient point meurtrières.Les armes de guerre étoient appelées Arme .émoulues.
COURTOISEMENT. adv.' D’une manièrecourtoise. Il le reçut fort courtoisement. 1vieillit.
COURTOISIE, subst. f. Civilité, bon offic?qu'on rend à quelqu’un. Il Va traité avec beaucoup de courtoisie. Je vo'ns remercie de votrcourtoisie,. Il est familier.
COUSIN, INE. s. Il se dit De ceux qui son;issus, soit des deux frères,soit des deux sœurs,soit du frère ou de la sœur. Cousins germains.Ues enfans de ceux-ci s’appellent Cousins issu -de fjermatn. Les autres qui sont plus éloignes,s appellent C ous in s gu troisième et au quatrièmedegie, etc. Bon cousin. Cher cousin. C’est moncousin, ma cousine. Nous sommes cousins. Lequel cote sont-ils cousins ?
En France , le Roi dans ses Lettres traitaitde Cousins, non-seulement les Princes de sonsang, mais encore plusieurs Princes étrangers,les Cardinaux, les Pairs f les Ducs , les Maré-chaux de France, les Grands dEspagne, et 1quelques Seigneurs du Royaume.
On disoit proverbialement, Tous Gentils-
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hommes sont cousins , et tous vilains sont com-pères.
Cousin, se dit quelquefois figurément, Deceux qui sont bons amis et en bonne intelli-gence. Ni vous faites telle chose, nous ne se -; rons pas cousins. Il est familier.
On dit proverbialement et dans le style fa-milier, Si telle fortune m’avrivoit , le Roi neseroit pas mon cousin, pour dire, Je m’estime-rois plus heureux que le Roi.
On dit par raillerie et en style burlesque,([uTJn homme est mangé de cousins, ou qu’ila toujours des cousins chez lui, Quand plu-sieurs Gentilshommes de campagne, sous pré-texte de parenté ou d'amitié, viennent l'impor-tuner et manger citez lui.
On appelle Du mauvais v-in, Du chasse-cousin..
COUSIN, subst. masc. Sorte de moucheronpiquant, et fort importun. Un cousin le vintpiquera la joue. Les cousins l’ont fort impor-tuné , l’oiit tourmenté toute la nuit. Manqé decousins.
COUSINAGE, sitbst. m. La parenté qui estentre cousins. Ils s'appellent cousins , je ne saisd'où vient ce cousinage. Il est entré dans celtemaison sous prétexte de cousinage.
U se prend aussi pour Toute l’assemblée desparens. Il pria tout le cousinage. Il est du stylefamilier.
COUSINER. v. a. Appeler quelqu’un cousin.Il vous cousine , de quel côté est - il votre cou-sin? Je ne sais s'ils sont parens , mais ils secousinent.
Il se dit aussi dans le style familier, Despetits Gentilshommes de campagne qui vontvisiter les autres plus riches, pour vivre quel-que temps chez eux. Comme7ifc peut-il vivreavec si peu de biens? Tl va cousiner chez l'un ,chez l’autre. Il s’est accoutumé à cousiner. Ence sens il est neutre.
On dit proverbialement De deux personnesd’humeur opposée, qdElles ne cousinent pasnsemble.
Cousine , ée. participe.
COUSINIÈRE. s. f. Sorte de gaze dont on■ ntoure un lit, pour se garantir des cousins.
COUSSIN, s. m. Sorte de sac cousu de tousles côtés, et rempli de plume, ou de bourre,•m de crin, etc. pour s’appuyer, ou pour s'as-seoir dessus. Coussin de ch'ap. Coussin de Ve-lours , etc. Coussin de carrosse. Coussin qu'onmet sur la selle d’un cheval , peur y être assisolus mollement. Coussm qiJon met derrière laselle,, pour porter quelqu'un en trousse, encroupe, ou pour y mettre une malle ou unevalise.
COUSSINET, s. m. Petit coussin. Il fautmettre un coussinet derrière la selle pour por-ter la valise , la malle. Un coussinet de senteur.Coussinet qu'on met sous la cuii'asse, etc.
COUT. s. m. Ce qu’une chose coûte. U n’estplus guère d’usage que dans cette phrase dePratique, Les frais et loyaux coûts.
On dit proverbialement, que Le coût faitperdre le goût , pour dire, que La trop grande '
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dépensé qu’il faudroit faire pour avoir unechose, en ôte l’envie.
COÛTANT, adj. Il n’a point de féminin, etn’est d’usage quen cette phrase, Le prix coû-tant. Je vous le donne au prix coûtant, pourdire, Au prix qu’il m’a coûté.
COUTEAU , s. m. Instrument composéd’une lame et d’un manche, et qui sert à cou-per, surtout à table. Couteau ti'anchant. Cou-teau épointé. Couteau ébréché. Couteau pliant »Couteau à gaine. Couteau à ressort, à virole.Couteau à lame d’argent, à lame d'or. Couteaude cuisine, de table, de poche. Couteau à manched'ivoire , d’argent. Couteau de toilette. Couteaude palette. L’alumelle , la laine, la pointe, letranchant, le dos d'un .couteau. Couteau deParis , de Chdtelleraut , de Moulins , etc. Cou-teau « deux lames. Couteau d’argent. Couteaud’or. Ëmoudre, aiguiser un couteau. Emman-cher un coutedu. Il lui a donné un coup decouteau. Il lui a donné du couteau dans leventre. Il tira le couteau sur lui. Il lui mit lecouteau à la gorge.
On appelle proverbialement, Contenu pen-dant, Un homme qui en accompagne toujoursun autre, et qui est prêt à le servir en touteoccasion. Un tel est toujows avec lui , c’est soncouteau pendant.
Gn dit figurément, Mettre couteaux sur ta-bla, pour dire, Donner à manger.
On dit figurément et familièrement, Aigui-ser les couteaux, pour dire, Se prépareraitcombat ou h la dispute.
O.n dit familièrement, que Des gens sontaux épées et aux couteaux , Quand ils sont en-grande querelle, en grande inimitié, ou engrand procès. Ils en sont aux épées et aux cou-teaux, aux couteaux tirés.
On dit aussi familièrement, Jouer des Cou -ieaux, pour dire. Se Lattre.
On dit proverbialement aux enfans à quil’on refuse quelque chose , 0?i vous en don-nera de petits couteaux pour les perdre.
Couteau, signifie encore, Une courte épée;’qu’on poite au côté. Il ne porte qu’un couteau.Il Gvoit du désavantage en cette rencontre,parce que son ennemi avoit une épée de lon-gueur , et lui n’avoit qu'un couteau.
Couteau-de-chasse . C’est une courte épéequi d’ordinaire ne tranche que d’un côté, pourcouper les branches, quand on brosse au tra-vers des bois.
On appelle Couteau de tripière, Un couteauqui tranche des deux côtés.
On dit proverbialement et figurément, Decelui qui dit du bien et du mal de la memepersonne, qnc C’est un couteau de tripière, uncouteau à deux tranchons , un couteau quitranche des deux côtés..
COUTELAS, s. m. Sorte d’épée courte etlarge, qui ne tranche que d un cote.. Coutelasbien b'auchant. Coutelas de Damas. Un coupde coutelas. 7 1 lui a fendu la tête de sou coute-las, avec son coutelas.
COUTELIER , ÈRE. s. Celui, celle’dont lemétier est de faire, de vendre des couteaux,