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COUVI, adj. m. se dit d’Un œuf à demicouvé, ou gâté, pour avoir été gardé trop long-temps. Dans cette omelette, il y a quelque œufcouvi qui la gâte.
COUVRE-CHEF. S- m. Sorte de coiffure detoile que portent les paysannes.
En Chirurgie , Couvre-chef, est Un bandagedont on se sert pour envelopper la tete.
COUVRE-FEU. s. m. Ustensile de cuivreou de fer, qu’on met sur le feu pour le couvriret le conserver la nuit.
U se dit aussi Du coup do cloche qui danscertains lieux marqua l’heure de se retirer.
COUYRE-PIED. s. m. Sorte de petite cou-verture d’étoffe, qui ne s’étend que sur uneparlie du lit, et qui sert à couvrir les pieds.Com>rc-picd d’indienne. Couvre-pied de taffe-tas pique. Couvre-pied d'édredon'.
COUVREUR, s. m. Artisan dont le métierest de couvrir des maisons. Couvreur en ar-doise, C7i tuile , en chaume, etc. Il y faut fairemonter le Couvreur. Maître Couvreur . Compa-gnon Couvreur.
COUVRIR, v. a. Je couvre, lu couvres , ilcouvre; nous couvrons, vous couvrez, ils cou-:vrenf. Je couvrois. Je couvris. Je couvrirai.Couvre. Qu'il couvre. Que je couvrisse. Cou-vrant. Mettre une chose sim une autre pour lacacher, la conserver, l’orner, etc. Couvrir unestatue, un tableau. Couvrir une maison. Cou-vrir de terre les racines d'un arbre. Couvrir unplat. Couvrir un pot. Couvrir de chaume , detuile, d’ardoise. Couvrir d’or, d'argent. Cou-vrir un coffre de cuir. Couvrir un livre de par-chemin, de vélin, de veau. Se ccuvrir le vi-sage. Il se couvrît de son manteau. Couvrir deschaises de toile, de serge, etc.
On dit, Couvrir un malade, pour 'dire,Augmenter le nombre des couvertures , soitpour le garantir du froid, soit pour lui procu-rer une sueur.
On dit, CoimnV le feu , pour 'dire, Mettre dela cendre dessus pour le conserver.
Il s emploie aussi avec le pronom personnel.La terre commence rl se couvrir de [leurs, à sacouvrir d’herbes, de neige.
On dit, Couvrir un momop. pour 'dire, Ac-cepter, recevoir le défi d’un moinonj et Cou-vrir une carte, pour dire, Mettre une carte surUne autre, ou autrement, mettre de l’argentsur sa carte.
Il se dit aussi pour signifier, Mettre unechose en grande quantité sur une autre. Couvrirun habit d’or, d’argent, de clinquant, de bro-derie, de passemens. Couvrir la mer de navires.Couvrir la campagne de gens de guerre, deUiarts. Couvrir une table de pistoles.il vint unboulet de canon qui le couvrit de terre. Il êtoitco uvert de sanq et de poussière. Cet hommee hht tout couvert de lèpre. Couvrir une table deplats.
Couvrir , signifie aussi Revêtir. Couvrir lespauvres. Cette femme est si -pauvre , qu’elle n f apas de quoi se couvrir.
On dit figurement, Couvrir de Jionte, d’op-probre, de confusion, d'infamie, pour dire,
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Causer beaucoup de honte, déshonorer. Je lecouvrirai de confusion , d’une grande con-fusion.
On dit d’Une pièce d’Elo juence on de Poé-sie , et d’uçe pièce de Théâtre. qui a été fortapplaudie, q u'Elle a été couverte d'applaudis-semens.
On dit figurement, 5e couvrir de lauriers ,se couvrir de gloire, pour signifier, Acquérirbeaucoup de gloire.
On dit populairement, Couvrir la joue àqueî/pi'un, pour dire, Lui donner un souf-flet S’il me soutient cela, je lui couvriraila joue.
On dit, que Le ciel, que le temps se coudre.que l’horizon se couvre, pour dire, qu’il sebrouille, s’obscurcît par des nuages. Le temp>•commence « se couvrir .
On dit figurement, que L'horizon se couvre,pour dire, qu’il se manifeste des obstacles, qu.des difficultés sc préparent.
Couvrir, signifie figurement Cacher, dissi-muler. 11 sait bien couvrir s?s desseins. Il couvrebien son jeu. Il sait bien couvrir ses défauts. Ilcouvre sa passion. Cetîe modestie apparentecouvre une grande vanité.
On clit, Couvrir une enchère, pour dire,Enchérir au-dessus de quelqu'un.
On dit,5e couvrir d’un prétexte, couvrir safiule, pour dire, S’excuser. Il veut se couvrirde ce prétexte. On pourvoit couvrir sa faute, endisant que .
On dit proverbialement et figurement, Secouvrir d'un sac mouillé, pour dire, Sc servi; 1d’une excuse vaine, et qui aggrave la faute plustôt que de la diminuer.
On dit en termes de Guerre, 5e ronmY d’u-ibois, d'une colline, d une éminence, d'un ma-rais, etc. pour dire, Se poster près d’an bois,d’un marais, etc. en sorte qu’on ne puisse êtreattaqué que difficilement cb ce côté là. On dqd’Une citadelle, qu 'Elle couvre foute la ville.
On dit au Trictrac, Se couvrir, pour dire.Placer une seconde dame sur une flèche q iin’en avoil qu’une.
On dit aussi on termes de Guerre, Couvrirsa marche, pour dire, Cacher sa marche. Unbon General doit savoir couvrir sa marche.
On dit figurement, qu’Un homme sait cou-vrir sa marche, pour dire, qu’il sait cacher sesdesseins, aller adroitement à ses fins.
Se couvrir, signifie, Mettre son chapeausur sa tète. Il se couvre devant le Roi. Il se cou-vrit Je premier. Couvrez-vous , Monsieur.
On dit, çju'ün Ambassadeur , un Grandd’Espaqne se couvre devant le l\oi , pour dire,.u’Il a droit de sc couvrir devant lui.
Couvrir , se dit aussi Des animaux qui s’ac-couplent avec leurs femelles. C'est un chevald'Espagne qui a couvert celle cavale. Cettechienne a été couverte d’un épaqneub. Il fautfaire couvrir cette cavale.
Couvert, erte. participe. Ecuellc couverte.
On dit, Couvert de plaies, pour dire, Blesséen beaucoup d’endroits ; et au sens figure : Cou-vert de honte. Couvert de crimes.
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Couvert, signifie aussi Dissimulé, caché.Un homme couvert. Haine cüitverte. Ennemicouvert.
On dit en termes de Pratique, qu’Ori estoblige de tenir son locataire clos et couvert,pour dire, que La maison doit être bien entre-tenue de couverture et de clôture.
Et l’on dit figurement, qu’Un homme selient clos et couvert, pour dire, qu’il ne se ha-sarde guère, et qu’il se communique à peu degens.
Couvert, signifie aussi Vêtu, paré. Tl n*estcouvert que de simple serge. Il est toujours biencouvert. Il est tout couvert d'or et d'argent.Elle était toute couverte de pierreries.
On dit, qn 'Un homme est couvert de gloire,pour dire, qu’il a acquis beaucoup de gloire enquelque occasion. Ce Général courut de grands]érib en cette campacjne, en cette bataille, ilen revint couvert de gloire.
On dit d’Un homme difîamé et perdu de ré-putation, qu'il est couve- t de mépris, du mé-pris public ; qu’il s’est couvert de boue dansbien des occasions.
On dit aussi : Couvert de louanges. Couvertde risée. Couvert d’opprobre. Visage couvert derougeur, pour dire, Couvert de honte.
On dit figurement et proverbialcm. Servirquelqu’un n plats couveits, pour dire, Luirendre de mauvais offices secrètement.
O 11 appelle Mots couverts, paroles couvertes,Les mots ambigus et qui cachent un autresens que celui qui sc présente d’abord. Je luifs entendre eu mots couva ts, ou à mots cou-verts, que....
On appelle Vin couvert, Dn vin fort rouge,qui est d’une couleur fort chargée. Voilà duvin qui est trop couvert.
O 11 appelle Pays couvert, Un pays remplide bois.
CRA
CRABE, s. m. Poisson de mer à coquille,du genre des crustacés, qui ressemble à unearaignée.
CRABIER. subrt. m. Oiseau d'Amérique ,ui se nourrit de crabes, et qui ressemble auHéron.
CRAC. Mot qui exprime le bruit que fontcertains corps durs, secs cl solides, soit en scfrottant violemment, soit en éclatant. Il ftcrac. J'entendis crac, c'éloit une solive quicclatoit. Ce mot est du style familier.
On dit familièrement Cric-crac, pour ex-primer Le bruit de quelque chose qui se brise,ou qui sc froisse subitement.
CrA.c, est aussi une interjection familièrequi marque la soudaineté d’un faitd’un évé-nement, Crac, le voilà parti.
Crac, est aussi Le nom d’une maladie desoiseaux de proie.
CRACHAT, subst. masc. Le flegme ou la[ituite que I on crache. Gros crachat. VUnincrachat.
On dit proverbialement, qu’Une^mcnscn estbâtie de boue et de crachat. pour diie, qu Elle