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Tome premier. A - K.
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CUR

tout t»oi r, fout savoir y il est curieux. Tl est cu-rieux tic fleurs , de tulipes. Curieux de nouvelles,{furieux de peintures, de tableaux , de médailles.Curieux de livres . Elle est curieuse en habits ,dîneuse en linge.

Curieux, se dit aussi Des choses, et signifie,Rare, nouveau, extraordinaire, excellent dansson genre. Cette remarque est curieuse. Un bi-jou curieux. Travail cujieux.

(Ju dit, qu’t/u livre est lui leux , qu un ca-binet est curieux, pour dire, qu Un livre,qu'un cabinet est rempli de choses rares et cu-rieuses. .

Il se prend quelquefois eu mauvaise part,et sc dit d Un homme qui veut indiscrètementpénétrer les secrets d’autrui. Vous venez écou-ter à ma porte, vous êtes bien curieux. Nésoyez pas si curieux que de fouiller dans viespapiers.

Curieux , s’emploie aussi quelquefois commesubstantif ; et alors il signifie, Celui qui prendplaisir à faire amas de choses curieuses et rares,ou celui qui a une grande coimoissance de cessortes de choses. Le cabinet d'un curieux. C’estun homme qui est tous les jours avec les cu-rieux.

On dît aussi substantivement : Cw'ieuxindiscret. Curieux impertinent. Je hais lescurieux.

CURION . s. m. Prêtre institue par Romulus,pour avoir soin des Fêtes et des Sacrifices par-ticuliers à chaque Curie.

CURIOSITÉ, s. f. Passion, désir, empresse-ment de voir, d’apprendre, de posséder deschoses rares, singulières, nouvelles,etc. Grandecuriosité. Louable curiosité. Curiosité blâmable.Sotte curiosité. Curiosité impertinente, indis-crète. Curiosité défendue. Il eut la curiosité devoyager, la curiosité de voir, d'entendre, etc.Il a peu de curiosité, trop de curiosité. Allerpar curiosité en quelque lieu. Satisfaire, con-tenter sa curiosité. Sa curiosité n'est que pourles tableaux , les médailles , etc.

11 se prend encore plus particulièrementpour Une trop grande envie , un trop grandempressement de savoir les secrets, les affairesd’autrui. C’est avoir trop de curiosité, que devouloir pénétrer dans le secret de scs amis mal-gré eux.

Il signifie aussi, Chose rare et curieuse. Ila uii cabinet plein de curiosités. En ce sens ilest plus d’usage au pluriel qu’au singulier. Ondit cependant, Cet homme donne dans fit cu-riosité, pour dire, Dans la recherche des curio-sités.

CUROIR. s. m. Raton avec lequel le labou-reur cime la charrue.

CURSEUR, s. m. Terme de Mathématique . -Petit corps qui glisse dans une feule ou cou-lisse pratiquée au milieu d’une lame ou d unerègle.

CURSIVE, adj. qui ne s’emploie qu’au fé-minin, et dans ces phrases du style diplomati-que , Lettres cursives, écriture cursive, pourdire,Lettres courantes, écriture courante. Voy.Courant.

.Tome Z.

cuv

CURULE. adj. des 2 genres. Il s’emploieprincipalement en parlant d’Uue chaire à l’u-sage de certains Magistrats Romains. ChaireCurule.

CURURES. s. f. pluriel. Ce qu’on trouveau fond d’un puits, d’un égout, d’une marequ’011 dessèche, d’une cour qu’on nettoie.

CURVILIGNE, adj. des a genres. Qui estformé par des lignes courbes. Figure curvi-ligne.

CURYÏTE, 1. f, est la même chose queCourbure . Ce dernier mot est aujourd’hui plususité.

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CUSCUTE. Voyez Barbe-de-Moine.

CUSTODE, s. f. Rideau. Il est vieux poursignifier Des rideaux de lit ; et il n’est guèreà usage qu’en parlant Des rideaux ou courtinesqu’on met dans certaines Églises à côté duMaître Autel.

On dit proverbialement et figurément clansle premier sens, Donner le fouet sous la cus-tode, pour dire, Châtier en secret.

Custode, se prend aussi pour La couver-ture ou le pavillon qu’on met sur lç ciboire oul'on garde les Hosties consacrées.

CUSTODX-NOS. s. m. Confidentïairc quigarde un Bénéfice ou un Office, pour le rendreà un autre en certain temps , ou qui n’en a quele titre, et lui en laisse les fruits, ne faisantque prêter son nom. Il fait tenu' ses bénéficespar des Custodi nos. Il est le Custodi-nos d'untel. Il est du style familier.

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CUTANÉ, ÉE. adjectif. Qui appar-tient à la peau. La gale est une mpladie cu-tanée.

CUTICULE, s. f. Terme d’Anatomie. Petite^peau très-mince,

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CUVE. s. f. Grand vaisseau, communémentde bois, qui n’a qu’un fond, et dont on se sertordinairement à fouler la vendange. U se ditaussi de quelques autres vaisseaux à peu prèsde même nature, dont on se sert pour faire dela bière, et pour divers autres usages. Cuve devendange. Relier une cuve.

On appelle Les fossés d’un Château, d’uneVille, Fossés à fond de cuve, Quand ils sontrevêtus des deux côtés à pied droit.

On (lit proverbialement et familièrement,Déjeuner, dinar à fond de cuve, pour dire,Déjeuner, dîner amplement.

CUVEAU, s. m. Petite cuve. Un cuveausuffira pour ma vendange.

CUVÉE, s. f. Ce qui sc fait de vin à la foisdans une cuve. Grande cuvée. Cuvée de tantde muids. Ces deux viuids sont de la mêmecuvée. C'est de la première, de la seconde cu-vée. Il u fait tant de cuvées de vin.

On dit proverbialement et figurément, Euvoici d'une autre cuvée, Lorsque après un conte

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plaisant qu'on a fait, quelqu’un ajoute un autreconte.

CUVELAGE. s. m. C’est l’opération par la-quelle on revêt de planches ou de solives l'in-térieur des puits qui‘descendent dans les mines,pour empêcher l’éhoulement des terres et desroches. Faites en sorte que le cuvelage soitsolide.

CUVELER. v. a. Faire un cuvelage. Cuvelcrle puits d’une mine.

Cuvelé , ée. participe.

CUVER, v. n. Demeurer dans la cuve. Il nese dit que Du vin qu’on y laisse avec la grappe,durant quehpies jours, pour se faire. C’est duvin qui n’a point cuvé. Il n’a pas assez cuvé.Il le faut laisser cuver davantage.

On dit, Cuver son vin , pour dire, Dormir,’reposer après avoir bu avec excès ; et alors ilest actif. Il cuve son vin. Il faut lui laisser cu-ver son vin.

On dit figurément et familièrement, d’Unhomme qui est extrêmement en colère, qu IIlui faut laisser cuver son vin , pour dire, qu’Ülui faut laisser passer sa colère.

Cuvé , ée. participe. Le vin trop cuvé sentla rafle.

CUVETTE, s. f. Petite cuve. Il se dit ordi«nairement d’Un vase dont on se sert pour selaver les mains, ou pour d’autres usages. Cu-vette de cuivre. Cuvette d’argent. Cuvette demarbre.

CU V 1ER. s. m. Cuve où Von fait la les6iv&

Grand cuvier.

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CYATHE. s. m. Mesure Romaine, qui con-tenoit autant de vin qu'on en pouvoît boired’un seul trait,

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CYCLAMEN. Voyez Pais-de-Pouhceaü.

CYCLE, s. m. Cercle, période. Le Cyclesolaire est de 28 années. Le Cycle lunaire estde ic) ans. Le Cycle de VIndiction est dei5 ans.

CYCLIQUE, adj. des 2 genres. Il se dit DesPoètes qui composent de petits ouvrages, telsque les chansons. Il se dit aussi des Poesie9mêmes.

CYCLOIDE. s. f. Terme de Géométiie*Ligne courbe que décrit un point de la circon-férence d’un cercle qui avance en roulant surun plan. La Cycloide a de très-belles pro-priétés,

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CYGNE, s. masc. Gros oiséau Squatiqtle deplumage blanc, et qui a le cou fort long. I lumede cygne. Le duvet d'un cygne. Peau de cygne.

On dit d’Un homme qui a la barbe et lescheveux tout blancs, qu’Zl est blanc comme uncygne.

O11 appelle figtirément, Chant du Cygne,Le dernier ouvrage qu’un grand Poète, quunhomme éloquent a fait peu de temps avant samort.

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