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trois fois. Il rie veut point que ses valets dé-couchent.
On dit, qu’Uii homme ns découche pointd'avec sa femme , pour dire, qu’il couche tou-jours dans le même lit que sa femme.
Il est aussi actif, et signifie, Être cause quequelqu un quitte le lit où il couche. Il ne fautjamais découcher son hôte , Le maître de lamaison. Je n’ai garde de vous découcher.
j écouciié, ée. participe.
DÉCOUDRE, v. a. (Il se conjugue commeCoudre. ) Défaire une couture, ce qui est cousu.Découdre la doublure d’un habit. Découdre unhabit. Découdre de la dentelle , etc.
U se dit figurément d’Une plaie en long,comme celle que fait un sanglier en déchirantle ventre d’un chien. Le sanglier d’un coupde défense a décousu 1e ventre ci un de noschiens.
Il se dît aussi Des choses dont la couturevient à se défaire. Cela commence à se découdre.XJne doublure qui s’est décousue.
On dit figurément et familièrem., que Desaffaires se décousent , commencent à sc dé-coudre , Quand elles commencent à aller mal.
On dit aussi figurément, en parlant De deuxamis qui se refroidissent l’un pour l’autre, queLeur amitié commence à se découdre.
Découdre , est aussi neutre ; et dans cetteacception il n’est d’usage qu'avec la parlicuben; et en parlant figurément et provcrbialem.Des personnes qui se déterminent et se dis-posent à quelque combat, à quelque contesta-tion, à des jeux, à des exercices qui sont unemanière de combat. Ils en veulent découdre. Ilest résolu de bii faire tirer f.épéc, il en veutdécoudre. Apportez-nous des cartes, un trictrac,je vois bien que Monsieur en veut découdre.Hé bien! il ne veut point d accommodement ,il veut plaider , il en faut découdre. Allons,voulez-vous que nous fassions deux coups defleuret ? Voulez - v.ous que .nous en décou-sions?
Décousu, tje. participe. On dit au figuré,d’Ün style qui n’a point de liaison, que C’estun style décousu. H ne m’a tenu que des proposdécousus.
DÉCOULANT, ANTE. adj. Qui découle.
DÉCOLLEMENT, s. m. Flux, mouvementde ce qui découle lentement, peu à peu et desuite, de haut en bas. Le découlement des hu-meurs. Le découlement de la pituite. Il n’cslguère d’usage qu’en ccs phrases.
DECOULER, v. n. Couler. U ne se dit queDes choses liquides qui tombent peu à peu etde suit e< Il s'est fait une légère piqih e, et il endécoulé du sang. Veau découloit peu « peu. Lescaux f Igs humeurs qui découlent du cerveaudans l estomac, sur la poitrine.
U se dit aussi figurément Des choses spiri-tuelles et morales. Dieu fait décoider sur nousles grâces en abondance. Les biens et les mau.rdécoulent d’un meme principe.
DÉCOUPER, v. a. Couper par morceaux.
Il sc dit Des pièces de viande telles que bvolaille et le gibier, qui peuvent se séparer par
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membres. Découper un poulet , un chapon , unlevraut.
Il se dit aussi Des étoffes que Ton coupeavec art à petites taillades, soit qu’on enlève lapièce, soit qu’on ne Teulève pas. Découper dudrap , du satin, du taffetas , etc. Découper unejupe , un pourpoint.
On dit, Découper des cartes et jouer , du pa-pier, du parchemin , pour dire, Les couper demanière que cc qui en reste représente quelquefigure.
On dit, Découper une image, une estampe ,pour dire, Séparer les figures du fond, pourles appliquer sur un autre fond.
Découpé, ée. participe.
DKCOÜPEUR, EUSE. s. Celui, celle quitravaille en découpure.
DECOUPLE ou DÉCOUPLER, s. m. Termede Vénerie . L’action de détacher les chienspour qu’ils courent après la bête. Au premierdécouple. Au premier découpler.
DÉCOUPLER, v. a. Détacher des chienscouplés. U ne se dit guère qu’en parlant Deschiens courans, qu’on mène attachés deux àdeux. Découplcr des chiens. Dès qu'on fut arrivéau rendez-vous, on découpla les chiens. On ditaussi et sans régime, Dès qu'on fut arrivé surla bruyère , on découpla.
On dit figurément et familièrement, Décou-pler des gens après quelqu’un, pour dire, Lé-cher des gens après quelqu’un pour lui faire dela peine. S’il me fâche, je découplerai sur lui,’e lui découplerai des qens qui Vaccommoderontcomme il faut. Je découplerai les Sergens aprèslui
Découplé, ée. participe.
On dit aussi d’Un j.'une homme de belletaille, qu’il est bien découplé. Un drôle biendécouplé. 11 est du styl.“ familier.
DÉCOUPURE, s. f. Petite taillade faite pourornement à .quelque étoffe, à de la toile, à dupapier, etc. Découpure fine. Découpure gros-sière. Faire de la découpure. Travailler en dé-coupure. Faire un meuble de découpure d*étoffe.
On donne aussi le nom de Découpure a lachose même qui est découpée.
DÉCOURAGEMENT, s. m. Perte de cou-rage, abattement de cœur. Ce Général voyantle découragement de ses soldats, leva le siégé,fl a abandonné cette entreprise par décourage-ment. Tomber dans le découragement.
DECOURAGER, v. a. Abattre le courage,ôter le courage. Décou'agcr quelqu’un. Cetaccident, celte surprise découragea fort les soldais. Il y a de quoi .se décourager.
U signifie aui-si, Faire perdre IVnvie, lecouragede faire quelque chose. Il est découragéde travailler, découragé du travail. Ses amis’en ont découragé : il vaut mieux dire, L’enont dégoûté, l’en ont dissuadé.
Découragé, ée. participe.
DÉGCURS. subst. m. Décroissement de laLune. La Lune étoit en son plein avant-hier,elle e^t à celte heure en décours.
Il se dit aussi Du déclin des maladies. La» fièvre étoit en son décours.
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DECOUSURE, s. f. L’endroit décousu dequelque linge, ou de quelque étoffe. Cela n'estpas déchiré, ce n’est qu’une décousure.
DECOUVERTE, s. f. Action de découvrir,
ou la chose même qu'on a découverte, qu’on atrouvée. Travailler a la découverte d’un trésor ,d’une mine, à la découverte des secrets de laMédecine , à des découvertes de Physique,d’Astronomie. Depuis la découverte des Indes ,Voilà une grande découverte. C’est lui qui afait cette découve} te. Nouvelles découvertes.
On dit en termes de Gutrre, Aller ou en-voyer « la découvc'tedu pays, à la découvertedes ennemis, à lu découverte.
DECOUVREUR , s.m. Celui qui fait ou quia fait une decouverte. Colomb est le véritabledécouvreur de l'Amci ique.
DÉCOUVRIR* v. a. (lise conjugue commij
Couvrir.) Oter ce qui couvroil ou une chose,ou une personne. Découvrir un pot, un plut,un panier. Découvrir une maison. Découvrir unhomme qui est dans son lit. Découvrir Vos pourvoir s'il n’est point offensé. Découvrir les ra-cines d’un ai’brc.
Découvrir , signifie quelquefois , Laisservoir j ou laisser trop voir; e.t dans celle accep-tion ü ne se dit guère qu'en parlant Des fem-mes. Une femme qui se découvre la gorge.
On dit, Découvrir son jeu , pour dire, Lais-ser voir ou montrer ses cartes; cl l’on dit figu-rément d’Un homme, qu’il découvre son jeu ,Lorsqu'il joue de manière qu’il donne son jeuu connoilre.
On dit aussi en parlant d’affaires, qu'Unhomme a découvert son jeu, pour dire, qu’il adonné à connoilre ses desseins, et les moyensqu il emploie pour les exécuter.
On dit, Ne découvrir, pour dire, Oter sonchapeau , son bonnet. Se découvrir devantquelqu’un.
On dit en ternies d’Escrime, qu’Un hommese découvre, qu'il se découvre trop , pour dire,qu’il donne trop de prise à celui contre qui ilse bat, qu’il ne se met pas bien en garde.
On dit aussi d’Un homme qui est dans unetranchée, ou dans un autre lieu exposé auxcoups, qu’il se découvre trop, pour dire, qu’ils’expose trop aux coups.
On dit en termes de Guerre, Découvrir lafrontière, popr dire, La dégarnir de forces;et dans une action de guerre qui se passe enplaine, qu’On a trop découvert l’infanterie,
pour dire, qu'On a trop fait éloigner la cava-lerie qui la couvroit. f
On dit, qaVn'e Place , qu’une Ville est de-couverte , Quand celles qui éloient les puisavancées et, qui la couvroient, ont oté démo-li; s, ou qu’elles ont été prises p :ir *
On dit aux Échecs, Découvrir une pièce ,pour dire, La dégarnir des pièces qui la de-vroient couvrir; et on dit aussi qmlqirfüis ,Découvrir une pièce, pour dire, La dégager dece qui l’empêchoU d’agir.
Ou dit au Trictrac, Découvrir une dame,pour dire, Laisser une dame seule dans une
caSe, en sorte quelle peut être battue-, et dans