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Tome premier. A - K.
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DE R

autorité. Députer va'S le Roi. Députer auxEtats. La Province a député un tel pour re-présenter. ... Le Chapitre députa. ...Le Roi adéputé tels et tels pour faire savoir sa volonté.

Député, ée. participe.

D E R

DÉRACINEMENT, s. va. Action par la-quelle on arrache ce qui est planté, ou 1 étatde ce qui est déracine. Le déracinement dessouches de cette avenue a coûté beaucoup. Ledéracinement de cet arbre marque que le ventétoit bien impétueux.

DÉRACINER, v. a. Tirer de terre, arra-cher de terre un arbre, une plante avec ses ra-cines. Déraciner un arbre. Les grands vents ,les orages déracinent quelquefois les arbres.

U se dit aussi pour Cerner, couper autour.Il déracine bien les cors aux pieds. Quel-quefois le dentiste déracine la dent avant delu tirer.

On dit figurément, Déraciner un mal , pourdire, Le guérir entièrement. Il est difficile dedéraciner un mal invétéré.

Déraciner , se dit aussi figurément Desmauvaises coutumes, des opinions, dos mé-chantes habitudes. On aura bien de la'peineà déraciner cet abus , cette opinion , celteci reur .

Déraciné, ée. participe.

DÉRADER. v. n. Terme de Manne. Il sedit d’Un vaisseau qui quitte la rade où i! avoiîinouï.lé.

DÉRAISON, s. f. Défaut de raison, manièrede penser ou d’agir déraisonnable. Il est d’unedéraison a n'y p is tenir. Cet homme donnedans un cxcèà de déraison qui n’est pas conce-vable. Sa conduite et ses prepos sont une dérai -son perpétuelle.

DERAISONNABLE, adj. des 2 genres. Quine s’accorde pas avec la raison, qui est con-traire à la raison. C’est un homme tout-à-faitdéraisonnable. Des conditions , des prépositionsdéraisonnables.

DÉRAISONNABLEMENT, adv. Sans rai-son. Je n’ai jamais ouï parler si déraisonna-blement.

DÉRAISONNER, v. n. Tenir des discoursdénués de raison. C’est un homme qui dérai-sonné sans cesse. Il ne fait que déraisonner.

DÉRANGEMENT, s. m. Désordre, état deschoses dérangées. Le dérangement de mes livresest cause que je ne saurois vous donner celuique vous me demandez.

Il se dit aussi au figure. Ccf homme est ruiné,il y a un grand dérangement dans ses affaires.Cela cause du dérangement dans sa santé. U ya bien du dérangement dans son esprit. Le Je-r ngemsnt de ses affaires, de sa saute. Le dé-rangement des saisons.

DÉRANGER, v. a. Ôter de son rang, de saplace. Déranger des papiers. Déranger deslivres. Déranger des meubles. On dit aussi, De-ranger une chambre , un cabinet , pour dire,Déplacer ce qui est dedans. Vous ever, dérangétoute ma chambic.

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On dit aussi figurément, Déranger , pou:dire, Troubler, brouiller, mettre eu désordreCet accident , ce procès a dérangé tous me-,desseins, tontes mes affaires. Cela ni a tout dé-range.

On dit encore d’Un homme dont la conduiten est plus aussi réglée qu’elle letoit auparavantqull se dérange.

Dérangé, ée. participe. On dit, qu’17»homme est dérangé dans sa conduite, dans sesaffaires , ou absolument, qn’/l est dérangé,pour dire, qu’il est déréglé dans sa conduite,que ses affaires ne sont pas en bon état. On ditaussi, qull est dérangé chez lui, dans sa mai-son, pour dire, que Ses meubles n’y sont pasarrangés proprement et avec soin.

DÉRATÉ, ÉE. adj. Il se dit au propre, Deceux à qui le préjugé populaire suppose qu’ona ôte la rate, tels que les Coureurs.

U signifie figurément, Gai, enjoué, éveillé.rusé, alerte. Un petit garçon dératé. Vue petitefille dératée , pour dire, Qui en sait plus qu’onn’en sait à son âge. On le fait quelquefois subs-tantif. C’esf un dératé. C’est une dératée. Il estdu style familier.

DERECHEF, adv. Une seconde fois, uneautre fois, de nouveau. Il vieillit.

DÉRÈGLEMENT, s. m. Désordre, opposi-tion aux règles de la Morale. Vivre dans le dé-règlement, dans un étrange déréglement. Ledéi étalement de sa vie. Le dérèglement de sesmœurs. Le dérèglement de son esprit. Il trouvacelle maison dans un grand dérèglement.

Il se dit aussi De ce qui est hors du coursordinaire des choses de la nature ou de l'art.Le dérèglement des saisons. Le dérèglement dupouls. Le dérèglement des humeurs. Le dérè-glement d’une montre j d'une horloge.

DÉRÈGLEMENT, adv. Sans règle. Il vit sidérèglement, que...

DÉRÉGLER, v. a. Mettre hors de la règle,hors des règles. Il a déréglé toute la compa-gnie. Il nous a tous déréglés. Le froid, lechaud , l'humidité, dérèglent les horloges, lespendules, les montres.

On dit figurément, qiiUn seul homme rtout déréglé , que son exemple a déréglé la conupagnie.

Il se met aussi avec le pronom personnel, etsignifie, Se déranger, agir contre le cours ordi-naiie des choses de la nature ou de l'art. Pourpeu qu’il mange trop , son estomac se dciègle.Une montre qui se déi-ègle pendant le degel.Le temps se dérègle. Son pouls s’est déréglé.

On dit proverbialement, Il ne faut qu’unmauvais Moine pour dérégler tout le Couvent.

Déréglé, ée. participe.

Il est aussi adjectif, et signifie, Qui n’estpas dans la règle, qui est contraire aux règlesde la Morale. C’est un homme fort déréglé dansses mœurs. Ses mœurs sont fort déréglées. Me-ner une vie déréglée. Avoir une passion déré-glée. Des désirs déréglés. Une conduite déréglée.

Il se dit encore De ce qui n’est pas selon lecours ordinaire des choses de la nature ou del’art. Un temps déréglé. Avoir le pouls àéiégU v

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Appétit déréglé. Une horloge déréglée. Unemontre déréglée.

DERIDER, v. a. Oter les rides, faire passerles rides. Pommade pour dérider. La joie déridele front. Un coup de bon vin va lui dérider ïefront.

II se met aussi avec le pronom; personnel, etsigni fie figurément Prendre quelque plaisir. Il sef orteroit mieux, si de temps en temps il se dé-ridoit h front. Cet homme est si sévère, queson front ne se déride jamais.

Déridé, ée. participe.

DERISION, s. f. Moquerie amère. Tourneren dérision. Faire quelque chose en dérision.Dire quelque chose par dérision. C'est unhomme qui tourne tout en dérision. C’est unedérision,

DÉRIVATIF, IVE. adj. Terme de Médecine.Ce qui détourne l’humeur. Il ne se dit guèrequ’en cette phrase, Saiqnée dérivative.

DERIVATION, s. f. L’origine qu'un mottire d’un autre. S avez-vous la dérivation dece mot?

Dérivation. Terme de Médecine. Détourqu’on fait prendre au sang ou à (quelque hu-meur.

Dérivation. Terme d’Hydraulique . Détourqu’on fait prendre aux eaux. Canal de déri-vation.

DÉRIVE, s. f. Tenïïe de Marine. Le sillageque fait un vaisseau que les vents et les cou-raus détournent de la route qu'il tient. Nousnous laissâmes aller à la dérive. Dans ce senslorsque le détour que le vaisseau fait porte auchemin qu’il veut faire, on dit, que La dénvevaut la route.

DERIVER, v. n. S’éloigner du bord, du ri-vage. Dès que le bateau eut dérivé. Il est tempsde partir, dérive.

Il signifie aussi, en termes de Marine, S’é-carter de la route qu’on tient en mer. Noustrouvâmes que les courons avaient fait dériverle vaisseau de dix lieues. Le pilote , pour ne.pas donner sur le rocher , fut obligé de laisserdériver le vaisseau.

Dériver , signifie aussi , Venir de, tirer sortorigine de. C’est de là que dérivent tous leursmalheurs. De là sont dérivées tant d’erreurs ,tant d’hérésies , etc. Il faut remontée à la sourced'où dérivent tant de préjugés .

U se dit, en termes de Grammaire , Desmois qui tirent lenr origine de quelque autre.Un tel mot dérive de celui-là. D’où faites-vousdériver ce mot ? Ce mol est dérivé de l'Arabe.

On dit quelquefois en ce dernier sens, Déri-ver, pour, Faire dériver j et alors il se prendactivement. D ou dérivez-vous ce mot - là ? Jele dérive du Grec.

Cn dit activement, On a dérivé ces eaux dessources voisines pour les faire tomber dans cecanal.

Dérivé , ée. participe.

U est aussi substantif ; et alors on ne s ensert qu’en termes de Grammaire . Le verbe.Courir et ses dérivés. Amitié est un de: ivcd' Ami.

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