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Tome premier. A - K.
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BIE

Honnelle, dont on se sert en parlant Des chosesou qu’on souhaite, ou qu’on a intention defaire. II en réchappera , s’il plaît à Dieu . Jefais état de partir après demain, s'il plaît àDieu . Dans cette meme acception on dit aussi,Avec Vaide de Dieu , et Dieu aidant. Mais cettedernière façon de parler n’est que du style fa-milier.

Dieu nous bénisse. Dieu vous contente. Dieu •doîis assiste. Dieu vous soit en aide. Façons deparler ordinaires et familières, lorsque quel-qu'un éternue, et lorsqu on veut marquer h unpauvre qu’on n’a rien à lui donner.

Dieu vous conserve. Dieu vous conduise.Dieu vous le rende. Façons de parler ordi-naires , quand on souhaite du Lieu à quelqu’un,ou qu’on le remercie de celui qu’on en a reçu.

Dieu vous garde. Façon de parler populaire,en abordant quelqu’un.

Grâce à Dieu.Dieu merci. Façons de parlerordinaires, par lesquelles on marque que Tonreconnoît tenir une chose cle la bonté de Dieu .

On dit proverbialement d’Un homme à quiil est arrivé quelque bonheur, sans qu’il y aitrien contribué par ses Soins et par son travail,que Cela lui est venu de la grâce de Dieu , luiest arrivé de Dieu grâce ,

Dieu merci et vous. Dieu merci et n vous.Façons de parler, dont le peuple se sert parmanière de civilité, ou par reconnoissancc en-vers celui a qui il parle.

Au nom de Dieu. Pour l'amour de Dieu .Termes 'dont on use communément quand onplie instamment quelqu’un de quelque chose.

Don Dieu! grand Dieu! vrai Dieu ! Termesd’admiration, d’étonnement, d’affirmation.

Sur mon Dieu. Devant Dieu. Dieu m’esttémoin. Dieu m’en est témoin. Termes d'affir-mation et de serment.

Ainsi Dieu me soit en aide. Formule dontcm se sert quand on prête serment en mettantles mains sur le Livre des Évangiles.

Dieu sait. Façon de parler ordinaire, qu’onemploie pour assurer fortement ce qu’on veutdire. Dieu sait si vous vous divertirez bien.Dieu sait si vous serez bien reçu. Dieu saitcomme vous vous réjouirez. Nous étions danscelle compagnie tous gens de bonne humeur ,Dieu sait la joie.

Pour affirmer qu’on fi’a point fait une chose,on dit quelquefois : Dieu sait si je Vni fait.Dieu sait si j’en ai eu la pensée. Si j’en ai eu lapensée, Dieu-le sait. Si je l’ai fait, Dieu le sait.

Dieu le sache. Façon de parler commune,pour marquer L’incertitude où l’on est de quel-que chose. Ce gui en arrivera , Dieu le sache.Vous me demandez ce gue je deviendrai , Dieu le sache. On dit aussi dans le môme sens, Dieu le sait

Dieu! Bon Dieu! mon Dieu ! Sorte d’excla-mation. Mou Dieu, gue va-l-il arriver! BonDieu , ayez pitié de moi! Dieu , guel malheur!

Par la grâce de Dieu . Tenues dont les Prin-ces Souverains sc servent dans leurs Titres ,pour marquer qu’ils ne tiennent leurs Étatsque de Dieu .

Tome 1.

DIF

On dit proverbialement d'TJn Prince Souve-rain qui n’en reconnoît aucun autre au-dessusde lui, qu’j l ne relève gue de Dieu et de son épée.

On appelle coramuncm. l'Hostie consacrée,Le bon Dieu. On lève le bon Dieu . Onvaporler! Je bon Dieu à ce malade.

On appelle aussi La Fête-Dieu , et non pasLa Fête de Dieu, La Fôte du Saint Sacrement;et un Hôpital fondé pour des malades, unII6ld-Dieu.

On dit, De toute personne qui a un grandattachement à quelque chose que ce soit,qu 'Elle en fait son Dieu . Il n’aime gue les ri-chesses, il en fait son Dieu , Ce sont des gensgui font leur Dieu de leur ventre.

On dit figurément, en parlant Des Rois, desPrinces Souverains, et de ceux qui ont beau-coup d’autorité et de pouvoir, que Ce sont lesDieux de la Terre.

L’Écrilure-Sainte appelle aussi figurément,Des Dieux , Les hommes qui ont l'autorité.J'ai dit, vous êtes des Dieux . Il sera amenédevant les Dieux , c’est-à-dire, Devant lesJuges.

Dieu , se dit encore absolument Des faussesdivinités que les Païens adoroient. Les Dieuxdes Gentils. Les faux Dieux. Jupiter est lemaître des Dieux , le père des hommes et desDieux. Mars est le Dieu de la Guerre. Apollonest le Dieu de la Poésie. Les Dieux du premierordre. Les Dieux infernaux. Les Dieux marins.Le combat des Titans contre les Dieux. Cybèle est appelée la mère des Dieux . Sacrifier auxDieux. Renverser les T cm j.les des Dieux . Mettreau rang des Dieux .

Dieux! grands Dieux! Sorte d’exclamationpaïenne, pour marquer la surprise et l’étonne-ment.

Dieu-donxé. Surnom qu’on «donne à quel-ques Princes, lorsqu’on regarde leur naissancecomme une chose miraculeuse, et comme unegrâce du Ciel, accordée particulièrement auxvœux des peuples.

DIF

DlFFAMÂÎNT, ANTE. adj. Qui diflàme,qui est dît, qui est fait pour diffamer. Discoursdiffamans. Paroles diffamantes. Cela est biendijfctmant.

DIFFÂM ATEUR. s. m. Celui qui diiïàmepar des paroles ou des écrits. Diffamateur pu-blic. Insigne diffamateur.

DIFFAMATION, s. f. L’action par laquelleon diffame quelcpvun. La diffamation du Pro-chain est un grand péché. IL n'a pu souffrirune si cruelle diffamation.

DIFFAMATOIRE, adj. des 2 genres. Quidiffame, qui est fait, qui est dit pour diffamer.Libelle diffamatoire. Écrit diffamatoire. Dis-cours diffamatoire. Les faiseurs de libelles dif-fcynaloireâ soûl punissables par les Lois.

DIFFAMER, v. act. Décrier, déshonorer,perdre de réputation. Il l'a diffamé dans toutes; les compagnies. Il l’a diffamé par ses écrits.C’est se diffamer soi-même, gue d’écrire pourdiffamer les autres.

DIF 4a5.

Diffamé, Éfc. participe.

Diffamé, sc dit en termes de Blason , d’Unanimal sans queue.

DIFFÉREMMENT, adverbe. Diversement,dune manière différente. Il a rapporté t'affairedifféremment de ce gu’elle s’est passée. Ils enparlent tous deux fort différemment. Les Pnn.res agissent différemment des particuliers.

DIFFÉRENCE, s. fém. Diversité, dissem-blance, distinction. Grande différence. Difp-rence notable, eosenficIZc. Légère différence.Il y a tjr&nde différence entre l’un et l’autre ,de Vun à Vautre, de l'un avec l'autre. Diffé-rcnce de personnes , de sexe, d’âge. Ne faire,ne mettre aucune différence entre... La diffé-rence n’est pas lien marquée. Telle chose faitla différence d’une autre ,

On dit. aussi, Faire de la différence, Indif-férence, pour dire, Faire la distinction d'unechose, d’une personne. Je connois ces tableaux,ces personnes, j’en sais faire la différence.

En Logique, Différence signifie La qualitéessentielle qui distingue entre elles les espècesd’un même genre. Une définition est composéede Retire et de différence. Dans cette définition,L’âme est une substance incorporelle, Substanceest le genre" et Incorporelle est la différencequi constitue fume, et qui la distingue dessubstances corporelles. Différence spécifique.

En termes de Mathématique , on appelleDifférence, L’excès d'une quantité sur uneautre. La différence de 6 et de 4 «t 2 . On ap-pelle aussi Différences, Les quantités infini-ment petites, ou quantités différentielles.

DIFFÉRENCIER, v. a. Distinguer, mettrede la différence. Cela sert à les différencier.Une bonne définition doit différencier h genrede l’espèce.

On dit en Mathématique , Différencier une.quantité, pour dire, En prendre la partie infi-niment petite.

Djfféiusscif., ée. participe.

DIFFÉRENT, ENTE- adj. Divers /dissem-blable, qui n’est point de même, fis sont dif-férais d’humeur, de langage. Ils sont différaisd’opinion , de sentiment. Opinions différentes.Mœurs différentes. Ce sont choses bien diffé-rentes. Ce mot u plusieurs sens différais.

On dit proverbialement De deux cliôscfiqui sont extrêmement differentes, qu'Elles sontdifférentes comme le jour et la nuit.

DIFFÉRENT ou DIFFÉREND, s. tn. Dé-bat, contestation, querelle. Ils ont eu diffèrentensemble. Il faut leur laisse?' vider leurs diffé-rens. Faire naître un dijÿbrerit. Apaiser , assou-pir un différent

Il signifie aussi La chose contestée. Il fautpartager le différent. Il faut partager le dif-férent par la moitié.

DIFFÉRENTIEL, ELLE. adj. Terme deMathématique . Il n’est guère d’usage que dansces phrases, Qmmfifé différentielle, poursigni-fier, Une quantité infiniment petite; et Calculdifférentiel , pour signifier Le calcul de cessortes de quantités.

On,dit aussi substantivement au féminin,