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Tome premier. A - K.
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hiond doi'é. Du pourpiei', dont. Des carpesdorees

On appelle en termes de Vénerie)-Des fa-mées dorées f Des fumées ‘de cerf qui sontjaunes.

DOREUR , EUSE. s. Celui ou celle dont 3 cmétier est de dorer. C’est un bon doreur. Do-reur sur bois, en cuivre, en fer. Doreur delivres.

DQPJEN. adj. m. Il se dit en parlant d’Un. des modes de la Musique des Anciens, et d’undialecte de la Langue Grecque.

DORIQUE, adj. des 2 g. Il se dit dEn descinq Ordres d’Àrchitecture. L'Ordre Dorique .On dit encore : Une colonne Dorique, d archi-tecture Dorique .

On dit aussi Le dialecte Dorique , Un desciMfj dialectes en usage parmi les Grecs.

DORLOTER, v. a. Déîicalcr, traiter délica-tement, avec complaisance. Cette mère dorloteson enfant. Il est du style familier.

5 e dorloter, Se ’délieater, chercher ses aises.C'est un homme qui se dorlote.

Dorloté, ée. participe.

DORMANT, ANTE. adj. Qui dort. Il estaussi substantif, et ne se dit que Des Martyrsqu’pu appelle Les sept Dormans.

On appelle Eau dormante, De l’eau qui necoule point j Verre dormant, châssis dormant ,Un châssis, un verre qui ne s’ouvre point;Pêne dormant, pont dormant , Un pont-levisqui ne se lève point, et un pêne qui ne peuts’ouvrir ni se fermer qu’avec la clef.

DORMEUR, EUSE. s. Celui ou celle quidort, ou qui aime à dormir. Jl faut réveiller cedormeur. C’est un grand dormeur.

DORMEUSE, s. f. On a donné ce nom àline voiture de voyage construite de manière àformer une espèce de lit pour dormir.

DORMIR, v. n. Je dors , tu dors , il dort;nous dormons , vous dormez, ils dorment. Jedormois. Je dormis. Je dormirai. Dors. Queje dorme. Que je dormisse. Dormant. Reposer,être dans le sommeil. Dormir d'un profondsommeil. ' ortnir le jour, la nuit , jour et nuit ,ou de jour , de nuit. Il ne dort ni jour ni nuit.Il dort profondément.

On dit, Dormir d'un bon somme, de bonsomme , pour dire, Dormir d’un sommeil tran-quille; et Dormir un bon somme, pour dire.Dormir long-temps. Dans celte dernière phraseil s’emploie activement.

On dit, Dormir la grasse matinée, pourdire, No se lever que hien tard; et Dormir del°ar, pour dire, Dormir pendant le jour.

On dit figurément, qu;.nd on veut penser ;quelque affaire pouT prendre son parti, qu’ittant dormir dessus.

On dit proverbialement et figurément, Quidoft dîne, pour dire,queJ æ sommeil tient lieude nourriture.

Dormir , signifie figurément, Agir négligem-ment, laisser perdre scs droits faute d’agir.

On dit en matière féodale , que Quand levassal dort, le Seigneur veille, et que Le vas-sal veille quand le Seigneur dort , pour dire,

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que Quand l’un des deux néglige d’user de sesdroits, l’autre en profite.

On dit figurément, qu'Un homme ne dortpas , pour 'dire, que Non-seulement il ne né-glige pas scs intérêts, mais aussi qu’il chercheà se prévaloir de toutes les occasions dont ilpeut profiter.

On dit proverbialement et figurément qu’ilne faut pas réveiller le chat qui dort, pourdire, qu’il ne faut pas renouveler une méchanteaffaire qui paroît assoupie.

On dit proverbialement Des discours en-nuyeux, et qui ne méritent point d’attention,que Ce sont des contes à dormir debout.

Des enfans disent, que Leur toupie queleur sabot dort, Lorsque la toupie, le sabottourne si vite que Je mouvement en est imper-ceptible.

On dit proverbialement et figurément Dor-mir comme un sabot , pour dire, Dormir pro-fondément, et sans aucun mouvement.

On dit, qu’On laisse dormir un ouvrage.pour dire, qu’On le garde pendant quclqu.temps, pour le juger plus sainement quandl’imagination sera refroidie.

On dit, qu'On laisse dormir une affaire ,pour dire, qu’On ne la poursuit pas, qu’on nela réveille pas.

Dormir. , se dit figurém. Des eaux qui n’ontpoint de mouvement, ou dont le mouvementest imperceptible. Il fait bon pêcher aux en-droits où Veau dort.

On dit proverbialement, Il n’y a point depire eau que celle qui dort , pour dire, qu’iln’y a point de gens plus dangereux que ceuxqui ne font pas paraître leur mauvaise volonté,

* leur haine, ou qui sont mornes et taciturnes.

On dit proverbialement, en parlant d’Unhomme à qui quelque bonne fortune arrivequand il y pense le moins, que Les biens luiviennent en dormant.

On dit, en parlant d’Un usage pratiqué encertaines Provinces, Laissa' dormir Noblesse.Lorsqu’un Gentilhomme qui veut faire com-merce, déclare, pour ne point perdre sa No-blesse, qu’il n’entend faire le commerce que’urant un certain temps.

Dormir , s’emploie quelquefois substantive-ment. Cela l’occupe « tel point qu'il en perd ledormir.

DORMITIF , IVE. adj. Qui provoque à’orrair. On lui a donné dans sa maladie desremèdes confortatifs et dormitifs. Une potiondormitive. *

U est aussi substantif. L'Opium est un dan-gereux dormitif.

DORONïC, s. m. ou DORONJQUE. s. f.Plante radiée. 8 a racine passe pour être mor-telle aux chiens et aux vaches. Quelques Mé-decins soutiennent qu’elle l’est aussi pour leshommes. D’autres la croient salutaire, et rem-ploient en certaines occasions.

DORSAL, ALE. adj. Terme d’Anatomie.Qui appartient au clos. On désigne surtout parce nom Icô muscles du dos. Muscles dorsauxOn dit aussi substantivement Le grand dorsal.

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[ DORTOIR, s. m. On appelle ainsi dans lesCouvens, un lieu où couchent les Religieux oules Religieuses. Un beau dortoir. Coucher audortoir. Le dortoir n'étoit pas auti-efois par-tagé en petites chambres ou cellules comme ilVest aujourd'hui.

DORURE, s. f. Or fort mince appliqué surla superficie de quelque ouvrage. Voilà de bellesdorures. Il entre bien de l'or en toutes ces do-rures. Tant pour la dorure de ces plafonds.Pour la dorure de son carrosse.

Il se prend aussi pour L’art d’appliquer lesfeuilles d’or. Cet ouvrier entend bien la dorure.

DORYCHNIUM. s. m. Plante léguiriineuse.Elle est detersive et astringente.

DOS

DOS. s. m. La partie de derrière de l’animal,depuis le cou jusqu’aux reins. Le dos d'unhomme , d'im cheval, d'un mulet , d’un dne.Il ctoit couché sur le dos. Dos courbe, voûté.L'épine du dos. 71 portoit un homme sur sondos. Il lui a mis le harnois sur le dos. Il a eutout le jour les armes sur le dos.

On dit, qu’Ln homme n'a pas une chemiseà mettre sur son dos, pour dire, qu’il est ex-trêmement pauvre.

On dit familièrement De gens qui aimentleurs aises et la bonne chère, qu’fis veulentavoir le dos au feu, et le ventre à table.

O11 dit proverbialement, Faire le gros dos,pour dire, Faire l'homme important, le ca-pable.

On dit encore figurément et familièrement,Mettre tout sur le dos de quelqu'un, pour dire,Se décharger sur lui de tout le faix; Cela est■sur son dos, c’est-à-dire, A sa charge; Battredos et ventre, c’est-à-dire, Extrêmement.Tourner le dos, signifie , S’en aller. Vousn'aurez pas le dos tourné , vous n’aurez pastourné le dos, qu’il ne se souviendra plus denous.

1 II signifie aussi, S’enfuir. Tourner le dosdans une bataille. Tourner le dos aux Ennemis.

O11 dit figurément, Tourner le dos à quel-qu’un, pour dire, Le quitter, l’abandonner.Dans la mauvaise fortune la plupart des amis0 us tournent le dos. La fortune lui a tournéle dos.

On dit aussi figurom. Porter quelqu'un survon dos- pour dire, En être importuné; etL'avoir toujours sur le dos, pour dire, En êtresans cesse obsédé, poursuivi.

On dit figurément et familièrement, qu’Unhomme a bon dos, pour dire, qu’il est assezfiche, assez fort pour porter tout ce q u onvoudra lui imputer, lui imposer. Il * e SOUCït guère de cette taxe, tl a bon dos- H ne - s em-barrasse guère des injures dont on h charge ,il a bon dos.

Un dit, Avoir quelqu'un a dos , se mettrequelqu’un à dos, pour dire, L’avoir pour en-nemi , s’en faire un ennemi.

O11 dit, <ju on a nus des qens dos à dos ,pour dire,que Dans un accommodement qu’ona fait cuire eux, on ies a renvoyés chacun