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On /l y « tant , et pas un double avec ,pour dire, Pas davantage. Et par mépris on dit,Cela ne vaut pas un double. Je n’en donneraispas uH double:
DOUBLEAU, s. m. Terme d'Architecture,Arc-doubleau, youte qui joint un pilier à unautre.
DOUBLE-FEUILLE, s. f. Plante dont, lafleur est irrégulière, disposée en épi, et appro-chante de celle de l’Orchis.
DOUBLEMENT, adv. Pour deux raisons,en deux manières. Doublement blâmable. J.l enest doublement puni. Doublement obligé.
DOUBLEMENT, s. ra. Terme de Pratique,qui n’est guère drusage que dans les affaires deFinances, et dont on se sert dans les enchères.t,ôur dire, Une fois autant. Enchérir par dou-blement et par tiercement.
Il se dit en termes de Guerre, pour, Aug-mentation des rangs et des files d’un bataillon.
DOUBLER, v. a. Mettre le'double, mettreune fois autant. Doubler le nombre. Doublerl'ordinaire y la dépense, les gardes. Doubler lasomme.
On dit, Doubler h pas , pour dire, Àlleiplus vite; Doubler le sillage , pour dire, Faireplus de chemin.
On dit en termes de Marine, Doubler le cap,pour dire, Passer au-delà du cap.
U signifie aussi, Joindre une étoffe contrel’envers d’une autre. Doubler un manteau , uitjustaucorps , une casaque. Doubler de ueïours,de panne , de ratine.
On dit de môme, Doubler un vaisseau.pour dire, Lui faire un doublage de cuivre oude planches.
On appelle Doubler un corps - de -logis,Quand on joint un autre corps-de-logis à laface de derrière de relui qui est déjà fait.
On dit en termes de guerre , Doubler lesrangs, dcubler les files , pour dire, Y mettre ledouble de ce qui a coutume d’y cire.
On dit aussi au Théâtre, Doubler un rôle ,un Acteur , pour dire, Jouer un rôle au défautde l’Actcur qui en est chargé en premier.
On dit encore au jeu de Billard , Doublerune bille , Quand, en la faisant toucher contreiwi des bords du Billard , on la fait revenir plusprès du bord opposé. Doubler une bille au mi-lieu, au coin.
On emploie aussi ce verbe à l’absolu dans etynème sens. Doubla\ Doubler au milieu.
On dit au jeu de Paume , que La balle adoublé , Quand elle a touché deux fois la terre ;fit alors il est neutre.
Doublé , ée. participe.
En Mathématique , on appelle Raison dou-blée , Une raison de carrés. Ainsi iG est à 4 e nraison doublée de 4 à a, c’est-à-dire, commele carré de 4 ^ au carré de 2 .
On l’emploie substantivement au jeu deBillard . On dit, Voilà un beau doublé, en deuxsens, pour dire, Voilà une bille qui est belle àdoubler, ou qui a été doublée adroitement.Quelques-uns écrivent Doublet, mais on pro-nonce Doublé .
DOU
DOUBLET, s, m. Deux morceaux de cristalmis l’un sur l’autre, avec une feuille coloréeentre-deux, pour imiter les émeraudes, les ru-bis, etc. Doublet du Temple. Ce n'est pas uneémeraude , c’est un doublet .
On appelle aussi Doublet, au jeu de Tric-trac , Quand les deux dés amènent les mêmespoints. Il ne peut gagner que par des doublets.Il n’amène que des doublets. Deux six , deuxquatre font un doublet.
DOUBLETTE. subst. fém. Un des jeux del'Orgue, qui sonne l’octave au-dessus du près-tant.
DOUBLON, subst. ni. Espèce de monnoied’Espagne , qui est d’or, et que nous appelons jPistoie. Doublon d’Espagne .
Doublon, en termes d’imprimerie, est Unefaute qui consiste à composer deux fois de suiteun ou plusieurs mots.
DOUBLURE, s. f. L’étoffe dont une autr.est doublée. La doublure d’un manteau , d’unerobe de chambre.
On dit proverbialement et figurément, Fincontre fin n’est pas bon à faire doublure , pouidire, qu’On ne doit pas entreprendre de trom-per aussi fin que soi, ou que l’on n’y réussit pas
DOUCEATRE, adj. des 2 genres. (On pro-nonce Douçâtre.) Qui est d’une douceur fade.Cela a quelque chose de douceâtre. Un goiitdouceâtre. C’est urie eau douceâtre.
DOUCEMENT, adv. D’une manière douceIl faut marcher doucement dans la chambrtd f un malade. Heurter doucement à la porte ,c’est-à-dire, "Avec peu de bruit. Allez-y plusdoucement. Il faut traiter doucement les vain-cus. Reprendre quelqu’un doucement de sesfautes. Je lui fis doucement la guerre de ce que...On peut vivre doucement à la campagne pourpeu de chose. Ce cheval galope fort doucement.Cette affaire veut être traitée , veut être maniéedoucement, c’est-à-dire, Délicatement. Il fauts'y prendre doucement. On craignoit qu'ilri arrivai quelque désordre dans l’Assemblée ;mais toutes choses s’y passèrent fort doucement,c’est-à-dire, Fort paisiblement. C’est une chosequ’il faut faire doucement, c'est-à-dire. Sour-dement, sans éclat.
U signifie aussi, Commodément, agréable-ment. Vivre doucement. Passer le temps douce-ment dans son cabinet , dans la solitude , avecses livres ou ses amis.
On dit, après de grandes douleurs, qu’Onc»t bien doucement } pour dire, au on est fortsoulagé.
Il signifie aussi, Lentement. Vous marchezbien doucement. Le Cocher alloit doucementdans les mauvais chemins. Le car?*osse alloit sidoucement que nous fumes deux heures à faireune lieue.
U signifie aussi, Médiocrement bien. Com-ment sü porte ce malade? Tout doucementAvancez-vous cette affaire? Tout doucement
On dit proverbialement , Alla' doucementen besogne. Et tantôt il signifie, Sagement,mûrement, sans rien précipiter ; tantôt il signi-fie, Lâchement, mollement.
DOU
On (lit aussî, Doucement, par une sorte deréprimandé ou d.c couseil. Doucement , vousparlez trop haut , vous nous échauffez trop.
DOUCEREUX, EÜSE. adj. Qui est douxsans être agréable. Vin doucereux. Liqueur,doucereuse. Fruits doucereux.
11 se dit figurément Des personnes, et deschoses qui sont particulièrement propres auxpersonnes, et signifie, Qui paroit trop doux etaffecté. C'est un homme doucereux. H « l’airdoucereux. La mine doucereuse.
On dit aussi, Des vers doucereux , une lettredoucereuse , des choses doucei'euses , pour dire.Des vers, une lettre, des propos d'amour, maisd’un amour fade.
Doucebeux , est aussi substantif. C’est undoucereux.
On dit d’Un homme, qu’il fait le douce-reux auprès des femmes, pour dire, qu’il cher-che à leur plaire par des galanteries fades.
DOUCET, ETTE. adj. Diminutif de Doux,Il ne se dit que Des personnes, et il n’est guèredusage que dans ces exemples familiers : Fairele doucet Faire la doucette. Mine doucette.
Doucet, ette, est aussi quelquefois subs-tantif. C’est une petite doucette.
DOUCETTE, s. f. Sorte de Mâche . VoyezMâche .
DOUCETTEMENT, adv. Il s’emploie dansle langage populaire dans le même sens queDoucement. Il s’en alloit tout doucettement.
DOUCEUR, s. f. Qualité de ce qui est doux.Il s’emploie au propre et au figuré dans la plu-part des sens de Doux. La douceur du sucre,du lait. Douceur fade. La douceur d'un par-fum. La douceur de Yhaleine. La doucéur de lavoix. La douceur de la peau. La douceur desyeux. La douceur des regards. Une grandedouceur de visage. La douceur du temps. Ladouceur de Vair. La douceur du sommeil. Ladouceur du repos. Goûter la douceur de la vie.Les douceurs de la société. La douceur de laliberté. La douceur de commander. La douceurdu commandement C’est une grande douceurde vivre avec ses amis. La solitude a ses dou-ceurs. Douceur d’esprit . Douceur de mœurs.Les douceurs de la vie. Les douceurs trom-peuses du siècle.
Ou dit, La douceur du style , en parlantd’Un style qui plaît, qui attache. Fénelon etRacine ont une grande douceur de style.
Il se prend plus particulièrement et d’unemanière absolue , pour, Façon d’agir douce,et éloignée de toute sorte de violence. Naturelenclin û la douceur . Tout par douceur, et rienpar force. Gouverner les peuples avec douceuravec un es prit de douceur.
On dit, Conter des douceurs, dire des dou-ceurs à une femme, pour dire, La cajoler, luidire des choses flatteuses et galantes, comme sil’on étoit amoureux d’elle. U dit des douceurs fifoules les femmes.
On. dît d’Unc affaire dont on a tiré quelqueprofit, dont on a eu qui (que argent, qu’O» eTia eu quelque douceur. II est du style farnili er *Cela lui a valu quelque douceur . Les dômes-