Band 
Tome premier. A - K.
Seite
484
JPEG-Download
 

Empaillé, ée. participe.

EMPAILLE UJÏ.tMïi. Celui qui empaille desmeubles, des chaises, etc.

EMPALEMENT, s. m. Supplice que l’on faitsouffrir par le moyen d'un; pal aigu fiché dansle fondement, et qui traverse tout le corps.L’empalement est un des plus cruels supplices.

EMPALER, v. a. Terme dont on ne se sertqu’en parlant d’Une sorte de supplice qui estfort en usage parmi les Turcs. Ficher un palaigu dans le fondement d’un homme, et le fairesortir par les épaules. Les Turcs empalent cer-tains criminels.

Empalé, Le. participé.

EMPAN, s. m. Sorte de Mesure qui est de-puis l’extrémité du pouce jusqu’il celle du petitdoigt, quand ces deux extrémités sont aussiéloignées l’une de l’autre qu’elles penventletre.Lonc f d'un empan , de deux empans.

EMPANACHER, v. a. Garnir d'un panache.Empanacher un casque.

EmpAXàciié , Le. participe;

EMPANNER, v. o. Terme de Marine. Mettreun Vaisseau en panne, en disposer le$ voilespour qu’il n’avance pas. On empanne le vais-seau pour prendre les hauteurs.

EMPAQUETER, v. act. Meure en paquet.Empaquetez tous ces habits. Empaqueter dulinge , des livres , etc.

s'Empaqueter, signifie aussi, S’envelopper.Il s'empaqueta dans son manteau. Cette femmeétoit empaquetée dans ses coiffes.

il se dit figurément et familièrement Despersonnes qui .-ont pressée s dans un carrosse,dans un coche, etc.- Sous étions empaquetésdans ce carrosse.

Empaqueté, ée. participe.

EMPARER, S’EMPARER, v. qui ne s’em-ploie qu’avec le pronom personnel. Se saisir..lune chose, s’en rendre maître, l’occuper, l’en-vahir. Les ennemis se sont emparés d’une Placepur surprise. S’emparer d’un héritage. Il s'estemparé de tous mes papier s, de tous mes, titres.S’emparer d’utie maison. S’emparer^ de l’Em-pire.

Il se dit figurément Des passions. Quandi'amour s'est une fois emparé d'un cceur. Quandi’-ntnbition , la jalousie , la haine , la colère t sesont une fois emparées de quelqu'un , se sontemparées de l’unie. Ne vous emparez pas de laconversation. S'emparer de l'esprit de quel-qu’un.

EMPÀSME, s. m. Poudre parfumée qu’onlépaad sur le ccrps.

EMPÂTEMENT, s. m. Terme d'Aichitcc-tnre. Epaisseur de maçonnerie qui sert de piedii un mur. 11 se dit aussi Des pièces de Lois quiservent de hase a une grue.

EMPATEMENT, s. m. État de ce qui estpâteux, ou empâté, fyempdtement de la langueL'empâtement des mains. L'empâtement dul'oie , des glandes. L'empâtement des couleurs .

On dit aussi, L’empâtement des dindons, etc .

EMPATER, v. a. Remplir de pâte. 11 n’estguère d’usage qu’en quelques rencontres ;tomme, Ce?a m’a empâté les nuiins , pour dire,

LMP

Cela m’a rempli les mains de pâte, ou de quel-que autre clîose qui fait l’effet de la pâle.

Il signifie aussi, Rendre pâleur; et alors ilne se dit guère qu’en ccs phrases : Cela empâtela langue. Cela m'a tout empâté la bouche.

11 signifie aussi, Engraisser la volaille avecune certaine pâtée.

On dit en termes de Teinture , Empâter untableau de couleurs , pour dire, Coucher lescouleurs avec l’abondance et la consistance né-cessaires pour être maniées d’une façon moel-leuse.

On dit pareillement en Gravure, que Deschairs sontbien empâtées , Lorsque le travail destailles et des points rend le moelleux de laPeinture.

Empâté, ée. participe.

EMPAUMER. v. a. Recevoir une balle, unéteuf à plein dans le milieu de la paume de lamain, de la raquette, ou du battoir, et lapousser fortement. Empaumer la balle. Quandl empaume un éteuf , il le pousse à perte de vue.

Il signifie figurément, Se rendre maître del’esprit d’une personne pour lui faire faire toutce qu’on veut. C'est un homme dangereux; s’ilempaume une fois ce jeune homme, il le rui-nera. Ils l’ont empaume , ils lui feront croireet faire tout ce qu’ils veulent. Il s’est laissé em-paumer comme un sot. Il est du style familier.

On dit encore figurément et familièrement,Empaumei' une affaire, pour dire, La bienprendre^ la bien manier.

On dit aussi figurément et familièrement,Empaumer La parole , pour dire, S’emparer dela parole.

Empaumer la voie , en termes de Chasse,se dit Des chiens, qui, rencontrant la piste, lasuivent et Vannoncent.par leurs abois.

Empaume , ée. participe.

EMPÀUMURE. s. f. Terme de Vénerie . Lehaut de la tcle du cerf ou du chevreuil, où ily a trois ou quatre andouillers.

Empaumure , se dit’aussi De 1 a partie dugant qui couvre la paume de la main. Une em-paumure bien faite.

EMPÊCHEMENT, s, m. Obstacle, opposi-tion. Apporter de l’empêchement fi quelquechose. Je n'y mets point d'empêchement. Mettreempêchement à un mariage. Empêchement lé-gitime. Empêchement dirimant. Empêchemen'canonique.

EMPÊCHER, v. a.' Apporter de l’opposi-tion, faire obstacle. Empêcher le jugement d'unprocès , un mariage. Empêcher la délivranced’une somme. Celte muraille empêche la vue.Cette digue empêche les inondations. Je n'em-pêche pas qu'il ne fasse , ou qu'il fasse ce qu'ilvoudra. Je l'empêcherai bien de faire ce qu'ildit. La pluie empêcha qu'on ne s'allut pro-mener.

On dit , S'empêcher de... pour. Se défendrede, s’abstenir de. Je ne puis m’empêcher d.:vous domier. cet avis. Il ne saurait s’empêche!de jouer, de médire.

Empêché , ée. participe.

U signifie aussi familièrement, Embarrassé

EMP

occupe. Voila un homme bien empêché à rendrescs comptes. Il a les mains empêchées.

On dit proverbialement, Un homme empê-ché de sa personne t de sa contenance, pourdire, Un homme qui est dans un grand em-barras d’esprit, ou simplement qui ne saitcomment se tenir.

EMPEIGNE, s. f. La partie de dessus d’un'soulier. L'empeiqne de ce soulier est trop dure.

EMPENNELLE. s. f. Terme de Marine.Petite ancre qu’on mouille au-devant d’unegrande, et qui y est attachée.

EMPENNEIL v. a. (Les lettres EN se pro-noncent comme dans Amen.) Il se dit Desflèches , et signifie, Les garnir de plumes. Em-panner une pèche.

Empesne, ée. participe. Flèche empennéei'

EMPEREUR, s. m. Monarque, Chef, Sou-verain d’un Empire . Les Empereurs Romains.Empereur d’Oncnt. Empereur d'Occident .L'Empereur de la Chine. L’Empereur du Ja-pon . Et quand on dit, L’Empereur, sans addi-tion, cela s’entend do l’Empereur d’Allemagne ;et c’est toujours ainsi qu’on le nomme au Par-lement.

Quelques - uns se servent mal àf propos duterme d'Empereur t en parlant Du titre d’hon-neur que les Soldats Romains déforoient par ac-clamation à leur Général après une expéditionheureuse j mais en ce cas il faut conserver îemot latin Imperator. Cicéron fut salué Impera-tor, après l’expédition delà Cilicie . L’Empe-reur Domitien fut salué plusieurs fois Imperator ,

Au Collège, on appelle Empereurs, Les deuxécoliers qui sont les premiers de leur classe. Ilest toujours Empereur.

EMPESAGE, subst. m. L’action d’empesec.L empesage lui a gâté les mains.

11 sig ni fie aussi La façon dont une chose estempesée. Voilà un bel empesage , un vilainempesage. Payer l'empesage.

EMPESER, v. a. Accommoder îe linge avecde l’empois. Empeser un rabat . Empeser unmouchoir. Empeser de la dentelle. Cela rJeslpas bien empesé. Cela est empesé trop ferme.

Empeser une voile. Terme de Marine. I.jimouiller parce qu’elle est trop claire, et que levent passe au travers. On empèse la voile pourque son tissu se resserre.

Empesé, ée. participe.

On dit figurément et familièrement, qu’l, nhomme est empesé , qu’une femme est empesée ,Lorsqu’ils ont un air trop compose, et des ma-nières affectées.

On dit, qu’Un style est empesé , Lorsqu’ony remarque une trop grande affectation d ar-rangement, d’exactitude et de purisme qui ydonne de la pesanteur et de la roideur.

EMPESEUR, EUSE. s. Celui ou celle quiempèse.

EMPESTER, v. a. Infecter de peste, de malcontagieux. Ou ouvrit des ballots qui vendentd’un lieu pestiféré, et qui empestèrent toute Ini’ille. Les corps morts qui etoient demeurés surla champ de bataille, avoienl empesté l’air.

Il lignifie figurément, Empuantir, infecter