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Tome premier. A - K.
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ENC

Il est aussi neutre, et signifie, Devenir cher,hausser de prix. Les blés ont fort enchéri , sontfort enchéris. Toutes les marchandises enché-rissent.

Enchéri, ïe. participe.

. ENCHÉRISSEMENT, s. m. Haussement deprix. C’est aux Magistrats à empêcher l enché-rissement des vivres.

ENCHÉRISSEUR, s. m. Celui qui met uneenchère. On adjugera' cette terre un tel jour,faites-y trouver des enc/ierisseifrs. On a délivrécette tapisserie ait plus offrant et dernier en-chérisseur.

ENCïIEVAUCHURE. s. f. Terme d’Art.Jonction par feuillure ou recouvrement. Eu po-sition des ardoises est une enchevauchure.

ENCHEVÊTRER, verb. act. Mettre un che-vêtre, un licou. Il n est guère en usage aupropre.

s’EnchevÉtbeïi, se dit d'Un cheval qui en-gage un pied dans la longe de son licou. Cecheval s'est enchevêtré.

On dit figurément et familièrement, S'en-chevêtrer , pour dire, Prendre un engagement,sc mettre dans une position dont on a do la peineà se tirer. Il s'est ei\chevêlré mal à propos danscette affaire-là. Il s'enchevêtra dans un raison-nement dont il eut peine à sorti?-.

Enchevêtré , ée. participe.

On dit au figure, que Des phrases, despériodes sont fort enchevêtrées , pour dire ,qu*Elles sont embarrassées, embrouillées.

ENCHEVÊTRURE» s. f. Assemblage de so-lives dans un plancher pour environner lefoyer dune cheminée, et porter les barres defer qui le soutiennent, et pour donner passageaux tuyaux de cheminée qui passent derrière.Solives d'enchevêtrure. Les solives d'enchevê-trure doivent être plus fortes que les autres.

Enchevêtrure, est aussi Le mal qu’Uii che-val se fait'à un pied, en l’engageant dans lalonge de son licou. Mon cheval est boiteuxd'une enchevêtrure.

ENCHIFRENEMENT. s. m. Embarras dansle nez-, causé ordinairement par un 'rhume drcerveau. Elle a un enchifrencmcnl qui Lhicom-mode beaucoup..

ENCHIFRENEE, v. a. Causer un rhumede cerveau qui embarrasse le nez. Cet air froidm'a tout enchifrené.

'Enchifrené i ée. participe. Il est tout en-

ehifrenê.

ENCHYMGSE. s. f. Terme de Médecine.Effusion soudaine du -sang dans les vaisseauxcutanés.

ENCLAVE, s. f. Les bornes , les limitesd'une Terre ou d’une Juridiction. Cette terreest dans l’enclave, dans les enclaves de la vôtre.Cela est dans l’enclave de votre Juridiction,hors de votre Juridiction.

Il se dit aussi d’Une étendue de terre quiavance et qui est enclavée dans une autre. Cetteterre fa:t une enclave, une longue enclave,dansla vôtre.

On dit aussi, qu 'Une Paroisse est une èn-clave d'un tel Evêché, pour signifier Une Fa-

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roisse d’un Diocèse qui est enclavée dans unautre.

ENCLAVEMENT, s. m. L'effet de l’actiond enclaver. L'enclavement d'une terre dans uneautre.

ENCLAVER, v. a. Enfermer, enclore unechose dans une autre. Il ne se dit guère qued’Une pièce de terre, d’un héritage ou d’uneJuridiclion.il vent enclaver cette pièce de terredans son. parc.

Enclavé , ée. participe. Deux Juriâictionsenclavées l'une dans Vautre.

ENCLIN, ENE. adj. Porté de son naturel hquelque chose. Il est enclin au bien. Il est en-clin au mal , à l'ivrognerie. Enclin à malfaire,à médire. La nature de l'homme est encline aumal. Ce mot se dit plutôt du mal que du bien.

ENCLITIQUE, s. f. 'Terme de Grammaire .Se dit De certains mots de la Langue Grecque,qui s’appuient sur Je mot précédent, et quisemblent ne faire qu’un avec ce mot.

ENCLORE, v. a. Clore de murailles, r dchaies, de fossés, etc. Il faut enclore ce champ.Enclore un jardin de murailles. Enclore samaison de fossés. Il a les memes temps queClore, dont il est composé.

On dît, Enclore les faubourgs dans la Ville,pour dire, Donner une plus grande enceinte àla Ville, en sorte que les faubourgs en fassentpartie.

On dit daus le même sens, Il a enclos cepré, ce bois dans son parc.

Enclos, ose. participe.

ENCLOS, s. m. Espace contenu dans uneenceinte de maisons, de haies, de murailles, defossés , fie. L'enclos du Louvre. L’enclos duPalais. Grand enclos. Bel enclos. Enfermerdans l’enclos. Compi'endre dans l'enclos.

U se prend aussi pour L’enceinte même.Faire un enclos. Bèparer son enclos.

E5CL0UER. v. a. Piquer un cheval jus-qu’au vif avec un clou quand on le ferre. Cecheval est aisé à cnclouer, Le Maréchal l’a en-cloué.

On dit, qu'Vn cheval s’est cncloué, pourdire, qu’En marchant il a rencontré un clouqui lui est entré dans le pied.

H signifie aussi, Enfoncer de force un cloudans la lumière d’un canon , pour empêcherque les ennemis ne s’en servent. Nous fîmesune sortie, et nous cndoudnies leur canon. Ilsabandonnèrent leur canon, après l'avoir en-cloue.

Encloué , ée. participe.

ENCLOUURE. s. f. Le mal, l'incommoditéd’un cheval cncloué. Celte enclouure est dan-gereuse. Ce cheval est boiteux d’une enclou/oc.IL n’est pas encore bien guéri de son enclouure.

Il signifie figurément, Empêchement, obs-tacle, nœud d’une difficulté. Voilà où est Ven-clouure. Ce n'est pas là l'cnclouure. J’ai dé-couvert 2’cuclouurc. Il n’est que du style fa-milier.

ENCLUME, s. f. Masse de fer sur laquelleon bat le fer, l’argent et autres métaux. En-clume de Maréchal. Enclume de Serrurier.

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Enclume d'orfèvre. Battre surl'enelume. Frap-per sur l’enclumc.Plus dur qu'une enclume .

On dit proverbialement et figurément, Êtreentre le marteau et l’enclume, pour dire, Avoira souffrir des deux côtés, être entre 'deux mauxégalement fâcheux ; et aussi pour dire, Êtrefort embarrasse à se .déterminer entre deuxpartis qui paroissent également hasardeux etdifficiles.

On dit aussi familièrement, qu’il vaut mieuxêtre marteau qu'enclume , pour dire, qu’il vautmieux battre que d’èlrc battu.

On dit figurément, .Remettre un cmraqnsur l'cnclumc, pour dire, Lui donner une nuireforme, une meilleure forme.

Ou nppclle'en Anatomie, Enclume , Un os-selet de l’organe de l’ouïe.

ENCLUMEÀU ou ENCLZBIOT. s. m. Petiteenclume à la main.

ENCOCHER, v. a. Mettre la corda d’unarc dans la coche d'une flèche. Encocher uneflèche.

Encoché x ée. participe. Flèche encocl.ee.

ENCOFFRER. v. a. Enfermer dans un coffre.Jl ne se dit ordinairement que Des choses quel’on serre par avarice ou par friponnerie. Ildevoit distribua' cet argent à ses compagnons,mais il Va tout encoffié.

Encofjthé, ée. participe.

ENCOIGNURE, s. f. (Plusieurs écriventEncoqnure, parce qu'on ne prononce plus Pi/)Endroit où aboutissent deux murailles qui fontun coin. On a ménagé un cabinet dans cetteencoignure. Pierre d'encoignure.

ENCOLURE, s. f. Toute cette partie ducheval, qui s’étend depuis la tète jusqu’auxépaules et au poitrail. Belle encolure. Vilaineencoluré. Ce cheval a l'encolure fine. L’enco-lure du cygne. L'encolure chcu'gée, déchargée ♦Il est chargé, déchargé ctencolurc. Il a l'enco-lure d’un cZiepal d’jEspagnc, d'un Barbe, etc.

Encolure , se dit aussi figurément et fami-lièrement Des hommes , pour signifier I/air,l’apparence ; et il se prend ordinairement enmauvaise part. IJ a l'encolure d’un sot. C'est unfripon, et il en a toute l'encolure.

ENCOMBRE, s. ra. Empêchement, embar-ras. Je suis arrivé sans encombre. H est fa-milier.

ENCOMBREMENT, s.' m. Action d’encoirt-brer, ou l’effet do cette action.

ENCOMBRER, v. a. Embarrasser une rue,un passage ou quelque autre lieu, de gravois,de pierres,etc. Ces fossés, ces puits sont en-combrés.

Encombré , ée. participe.

ENCONTRE-, s. f. Aventure. Vieux mot quin est plus en usage. Bonne encontre. On disoitaussi autrefois Male encontre, pour, Mauvaise.'rencontre.

A l’encontre de. Phrase adverbiale. Contre.Il plaide pour un tel, à Vencontre déun tel.Ilest vieux.

On dît figurément, Aller a Z encolure dequelque chose, pour dire, S’y opposer, y être| contraire. Je ne vais point à l encontre de ce

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